Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 270 sur 283

Tahoua : le Ministre inspecte les infrastructures de la ville

Le Colonel Major Abdourahamane Amadou, Ministre de la Jeunesse, de la Culture, des Arts et des Sports, a effectué ce lundi 4 mars 2024 une tournée d’inspection dans la ville de Tahoua, accompagné du Gouverneur de la région et de plusieurs responsables de son département. L’objectif de cette visite était de faire le point sur l’état des infrastructures sportives et culturelles de la ville et d’annoncer des mesures pour les améliorer.

La maison des jeunes et de la culture de Tahoua en piteux état

La première étape de la tournée a été la maison des jeunes et de la culture (MJC) de Tahoua, qui se trouve dans un état lamentable, coincée entre les étals du marché central. Ce centre culturel, qui était autrefois la fierté de l’Ader, a besoin d’une rénovation urgente. Le Ministre et sa délégation ont visité les différents services de la MJC, notamment le bureau nigérien de droit d’auteur (BNDA), le bureau du directeur régional de la culture, la bibliothèque, le podium, la scène et le studio.

Des écoles de formation artistique et culturelle qui manquent de moyens

Le Ministre et sa délégation se sont ensuite rendus à l’école de formation artistique et culturelle de Tahoua (EFAC) et au Centre de promotion des jeunes de Tahoua, qui forment respectivement 79 et 45 étudiants aux métiers de l’art et de la culture. Le Ministre a salué la qualité de l’enseignement dispensé dans ces écoles, mais a reconnu qu’elles manquaient de moyens matériels et financiers pour assurer leur fonctionnement optimal.

Le stade régional de Tahoua en cours de rénovation, mais envahi par le commerce

La troisième étape de la visite a été le stade régional de Tahoua, qui est actuellement en travaux de rénovation, mais qui est aussi envahi par des commerçants qui occupent les abords du stade et une annexe qui sert de bar. Le Ministre a exprimé son mécontentement face à cette situation et a ordonné l’évacuation immédiate de tous les occupants illégaux. Il a rappelé que le stade régional est un lieu dédié au sport et non au commerce ou à la débauche.

L’arène de lutte traditionnelle qui nécessite une réhabilitation

La quatrième étape de la tournée a été l’arène de lutte traditionnelle de Tahoua, qui présente un aspect délabré, avec une tribune, un gradin et une cabine de presse insuffisants pour accueillir le public et les médias. Le Ministre a promis d’envoyer une équipe technique pour évaluer les besoins de réhabilitation de l’arène, qui est un lieu emblématique de la culture nigérienne.

Le  siège de l’association régionale de football flambant neuf

La dernière étape de la tournée a été le siège de l’association régionale de football de Tahoua, qui est un bâtiment flambant neuf, doté de tous les équipements nécessaires pour la gestion du football régional. Le Ministre et sa délégation ont visité les locaux de l’association et ont félicité les responsables pour leur travail.

Une visite qui appelle des actions concrètes

À l’issue de cette tournée d’inspection, le Ministre de la Jeunesse, de la Culture, des Arts et des Sports a fait le bilan de sa visite et a annoncé des actions concrètes pour améliorer les infrastructures sportives et culturelles de la ville de Tahoua. Il a déclaré que cette visite lui a permis de constater les réalités du terrain et de prendre note des doléances des acteurs du secteur. Il a affirmé que son département apportera sa contribution pour résoudre les problèmes rencontrés et valoriser le potentiel de la région de Tahoua en matière de jeunesse, de culture, d’arts et de sports.

 

DCTR : Transition Réussie et Sanctions Levées

Niamey, 3 mars 2024 – La Dynamique Citoyenne pour une Transition Réussie (DCTR) a franchi une étape cruciale en mettant en place les membres de sa coordination régionale à Niamey. Sous la supervision du Coordonnateur national, M. Issoufou Sidibé, cette assemblée générale élective s’est tenue dans la salle des conférences du CCOG.

Un pas vers la stabilité démocratique

Dans son discours d’ouverture, le coordonnateur national a exprimé sa satisfaction quant à l’organisation de cette rencontre. Il a chaleureusement accueilli tous les participants et a adressé ses remerciements au comité d’orientation pour avoir convoqué cette assemblée. Rappelons que le comité d’orientation avait déjà mis en place des bureaux provisoires dans les huit régions du Niger il y a quelques semaines.

La phase actuelle consiste à établir le bureau définitif de la coordination régionale, avec un cahier des charges précis pour toute la durée de la transition. La DCTR s’est engagée dès sa création à accompagner les autorités de transition, non seulement pour sortir de la crise, mais aussi pour rétablir l’ordre démocratique et constitutionnel.

Les valeurs fondamentales de la DCTR

Le Coordonnateur a souligné les valeurs essentielles de la DCTR : l’écoute, la fraternité, la cohésion nationale, la promotion de la paix et de la tolérance. La dynamique citoyenne a également plaidé pour la levée des sanctions injustes et inhumaines imposées à notre pays après les événements du 26 juillet 2023.

Un espoir réalisé : la levée des sanctions

Avec satisfaction, le Coordonnateur a annoncé que les plaidoyers de la DCTR ont été entendus par les chefs d’État de la CEDEAO. Ces derniers ont levé l’embargo contre le Niger, marquant ainsi une avancée majeure dans les relations entre notre pays et la CEDEAO.

La DCTR exhorte désormais les autorités du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie et du Gouvernement à élaborer une feuille de route consensuelle et inclusive pour un dialogue sincère avec les Chefs d’État de la CEDEAO.

En conclusion, la dynamique citoyenne invite tous les citoyens et citoyennes à soutenir cette volonté de dialogue porteuse d’espoir, dans la paix et la cohésion nationale.

Afrique: Les experts planchent sur le financement des économies vertes

 C’est dans le cadre majestueux des chutes Victoria, au Zimbabwe, que s’est ouverte le 28 février  la 42ème réunion du Comité d’experts de la Conférence des ministres des Finances, de la Planification et du Développement économique (COM2024). Le thème de cette année est « Financer la transition vers des économies vertes inclusives en Afrique : impératifs, opportunités et options politiques ».

Le potentiel agricole de l’Afrique

Le gouvernement du Zimbabwe, qui accueille cette conférence annuelle de la CEA du 28 février au 5 mars 2024, a appelé les pays africains à opérer une transition vers des économies plus respectueuses de l’environnement et plus inclusives, en exploitant des solutions de financement innovantes locales.

Mthuli Ncube, le ministre zimbabwéen des Finances, du Développement économique et de la Promotion des investissements, souligne que l’Afrique dispose de 127 millions d’hectares de terres irrigables, mais elle utilise  seulement 13 % , mettant ainsi en évidence le potentiel agricole du continent.  « Il est dommage que l’Afrique n’utilise pas pleinement ses ressources, y compris les terres », a-t-il déploré.

Le Ministre  a plaidé pour des investissements dans des technologies d’irrigation modernes et des financements adaptés pour une agriculture résiliente au climat, afin d’assurer la sécurité alimentaire du continent. Il a également insisté sur la nécessité de financer la transition vers des économies vertes inclusives, avec l’appui de la communauté internationale et en encourageant les investissements dans les sources d’énergie renouvelables et propres.

La transition énergétique de l’Afrique

 Le monde est confronté à de multiples crises économiques, climatiques, sécuritaires et sociales, et l’afrique  n’ est pas épargne. a rappelé Le secrétaire exécutif adjoint de la CEA, Antonio Pedro. « Nous devons accélérer la mise en œuvre de transitions justes et durables, qui exigent des changements structurels à long terme et des investissements suffisants », a-t-il affirmé.

Il a souligné que les pays africains avaient la capacité de créer leurs propres solutions pour résoudre leurs problèmes, en faisant preuve de créativité et de solidarité. Il a également appelé à une réforme des systèmes mondiaux, qui ne sont pas favorables au développement de l’Afrique.

« Nous avons donc une opportunité unique de transformer activement nos pays en passant à des économies inclusives, à faibles émissions de carbone et économes en ressources », a-t-il déclaré.

Parmi les domaines de transformation prioritaires, il a cité l’amélioration de l’accès et de l’accessibilité abordables à l’énergie. Il a regretté que moins de 2 % des investissements mondiaux dans les énergies propres soient destinés à l’Afrique. Il a appelé à embrasser la transition vers des énergies renouvelables abordables en tirant le meilleur parti des ressources solaires, éoliennes et géothermiques ainsi que du potentiel en hydrogène vert.

 La connectivité et l’inclusion numériques de l’Afrique

Le secrétaire exécutif adjoint de la CEA a aussi négocié  pour l’accroissement de la connectivité et de l’inclusion numériques pour combler la fracture numérique qui empêche les États membres de tirer pleinement parti de l’ère numérique et d’accéder aux solutions technologiques disponibles ailleurs.

Il a souligné l’importance de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui permettra la libre circulation des personnes, des biens et des services sur le continent. Il a toutefois souligné que les pays avaient besoin de mécanismes de financement supplémentaires pour répondre à la demande croissante et stimuler la croissance économique.

La transformation des systèmes éducatifs de l’Afrique

Le secrétaire exécutif adjoint de la CEA a également mis en avant la nécessité de transformer les systèmes éducatifs de l’Afrique. Pour ce faire, il a préconisé une analyse prospective globale qui éclairera la transformation des systèmes et des programmes éducatifs.

Il a souligné que l’éducation était un facteur clé pour le développement humain, la réduction de la pauvreté, la promotion de la paix et de la démocratie, et la réalisation des objectifs de développement durable (ODD).

La création d’emplois et le renforcement de la protection sociale en Afrique

Monsieur Antonio Pedro a également insisté sur la création d’emplois et le renforcement de la protection sociale en Afrique. Il a déclaré que les gouvernements devaient poursuivre des politiques industrielles intégrées et globales et des stratégies de développement du secteur privé qui créent des emplois pour les jeunes et améliorent la transition de l’école au travail.

Il a également plaidé pour le renforcement des systèmes de protection sociale, qui sont essentiels pour réduire les inégalités et assurer la résilience des populations vulnérables.

La réponse et l’action collectives de l’Afrique face aux défis environnementaux

Enfin, Le secrétaire exécutif adjoint de la CEA a appelé à renforcer la réponse et l’action collectives de l’Afrique face aux défis environnementaux, tels que le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution.  Par ailleurs ,La Déclaration de Nairobi, adoptée en 2023, reconnaît que le changement climatique constitue le plus grand défi auquel l’humanité est confrontée et la plus grande menace pour toute vie sur Terre, a t il ajouté.

La réunion du Comité d’experts est un événement de deux jours qui a duré du 28 février au 1er mars 2024, suivi d’événements parallèles les 2 et 3 mars 2024. Le segment ministériel se déroulera sur deux jours les 4 et 5 mars.

En somme, la conférence a réuni des ministres, des hauts fonctionnaires, des représentants d’organisations régionales et internationales, du secteur privé, de la société civile et des universités, ainsi que des experts et des chercheurs.

La conférence a été également l’occasion de lancer le Rapport économique sur l’Afrique 2024, qui porte sur le thème du financement des économies vertes inclusives en Afrique.

Tchad sous le joug du clan Déby : une élection présidentielle sur fond de sang

Le général Mahamat Idriss Déby Itno, fils du défunt president  Idriss Déby Itno, a annoncé ce samedi sa candidature à la présidentielle du 06 mai 2024. Cette décision, qui ne surprend personne, confirme la volonté du clan Déby de perpétuer son règne sans partage sur le Tchad, un pays d’Afrique centrale en proie à la pauvreté, à l’insécurité et aux violations des droits de l’homme.

Un climat de terreur et de deuil après l’assassinat du principal opposant au régime

Cette annonce intervient dans un climat de terreur et de deuil, après l’assassinat de Yaya Dillo, le principal opposant au régime, tué par les forces de sécurité lors d’un raid sanglant à son domicile dimanche dernier.

Une victoire assurée pour le candidat du pouvoir, qui contrôle tous les leviers du Tchad.

Déby Itno, qui dirige le Conseil Militaire de Transition (CMT) depuis la mort de son père en avril 2021, n’a pas encore dévoilé son programme électoral. Mais il n’en a guère besoin, tant sa victoire semble acquise d’avance. En effet, le régime réduit l’opposition au silence et contrôle tous les leviers du pouvoir :

  • l’armée, qui compte plus de 200 000 hommes et qui s’implique dans plusieurs conflits régionaux ;
  • la justice, qui se soumet à l’exécutif et qui réprime toute contestation ;
  • les médias, qu’il censure et intimide ;

par ailleurs , la commission électorale manque de credibilté puisqu elle est au service au pouvoir.

Une population désespérée et résignée, abandonnée par la communauté internationale

Face à cette situation dramatique, la population tchadienne est désespérée et résignée. Elle sait qu’elle n’a pas voix au chapitre et qu’elle devra subir encore longtemps la dictature de la famille Déby, qui a accaparé les richesses du pays, notamment le pétrole, au détriment du développement et du bien-être des citoyens. Elle sait aussi que la communauté internationale, qui soutient le régime pour des raisons géopolitiques et sécuritaires, ne fera rien pour changer le cours des choses.

Le Tchad, pays riche en ressources naturelles, mais pauvre en démocratie, s’enfonce ainsi dans la nuit sans espoir d’un meilleur lendemain. Ce régime autoritaire et corrompu condamne les Tchadiens, qui aspirent à la liberté, à la justice et à la paix, à vivre sous sa botte. Il ne leur laisse aucune chance de s’exprimer et de se faire entendre.

 

La FENIFOOT et la FRMF forment les entraineurs de Portiers

Le vendredi 1er mars 2024, a débuté un stage de renforcement des capacités d’entraîneurs de gardiens de but au Centre Technique National de Niamey. Ce stage s’étendra du 1er au 10 mars 2024.  Il s’achèvera par une cérémonie de remise des certificats aux coachs de portiers.
En effet, cette formation organisée par la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT) en collaboration avec la Fédération royale marocaine de football (FRMF), vise à améliorer le niveau des gardiens de but nigériens, qui sont souvent considérés comme le maillon faible des équipes.

Un partenariat fructueux entre La FENIFOOT et la FRMF

Lors de la cérémonie d’ouverture du stage, le 3e vice-président de la FENIFOOT, Issaka Adamou, a souligné l’importance de cette formation pour perfectionner le niveau des gardiens de but nigériens, qui ont besoin de formations continues pour s’adapter aux exigences du football moderne.
Il a également rappelé l’excellente relation de coopération qui existe entre les fédérations nationales de football des deux pays, qui se traduit par des programmes communs dans d’autres domaines, tels que l’arbitrage, la médecine du sport ou le développement du football féminin.

Une opportunité à saisir pour les entraîneurs de gardiens de but

Le président de l’Association régionale de football de Niamey, Abdoul Kader Dan Badjo, s’est félicité de cette initiative qui vient pallier un manque dans la qualité et la performance des clubs et des équipes nationales. Il a exprimé le souhait que cette session soit un tremplin pour l’éclosion de gardiens de but talentueux, capables de suivre les traces des gardiens de but emblématiques du Niger et du monde.
De son côté, le directeur technique national Alhousseini Sagayere a invité les participants à faire preuve de courage, de volonté et d’assiduité tout au long de cette formation, afin d’en tirer le meilleur profit. Il a également remercié la FRMF pour son appui technique et financier, qui témoigne de la solidarité entre les deux pays frères.
En somme, pendant dix (10) jours, 24 entraîneurs de gardiens de but issus des clubs de la Super Ligue et des différentes sélections nationales bénéficieront de l’expertise de formateurs marocains, sous la houlette du sélectionneur de l’équipe nationale du Maroc, le légendaire gardien de but Badoud Zaki.

Mali-Russie : un partenariat stratégique renforcé

Le mercredi 28 février 2024, une rencontre de haut niveau a eu lieu entre les représentants du Mali et de la Russie, dans le cadre des échanges politiques entre les deux pays. Les Ministres des Affaires étrangères et de la Défense du Mali, Abdoulaye DIOP et Sadio CAMARA, ont été reçus par leur homologue russe, Sergueï LAVROV, à Moscou. Les deux délégations ont discuté de divers sujets d’intérêt commun, notamment la situation sécuritaire et politique au Mali, la coopération économique et humanitaire, et les projets de développement en cours.

Une rencontre de haut niveau a eu lieu entre les représentants du Mali et de la Russie, dans le cadre des échanges politiques
© Une rencontre de haut niveau a eu lieu entre les représentants du Mali et de la Russie, dans le cadre des échanges politiques
Le Mali reconnaissant envers la Russie pour son soutien

Lors de cette rencontre, la partie malienne a témoigné de sa reconnaissance envers la Russie, pour son appui constant aux efforts du Gouvernement du Mali visant à restaurer la souveraineté et l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Les Ministres DIOP et CAMARA ont souligné les progrès réalisés par les Forces de Défense et de Sécurité maliennes, grâce au renforcement de leur capacité opérationnelle, résultat du partenariat stratégique entre la République du Mali et la Fédération de Russie. Ils ont également salué la convergence de vue entre les autorités des deux pays, sur les questions politiques majeures, telles que le respect de la souveraineté des Etats, le rejet de l’ingérence et des sanctions, et la dénonciation de l’usage politique des droits de l’homme.

Une rencontre de haut niveau a eu lieu entre les représentants du Mali et de la Russie, dans le cadre des échanges politiques
© Une rencontre de haut niveau a eu lieu entre les représentants du Mali et de la Russie, dans le cadre des échanges politiques
La Russie salue l’excellence du partenariat stratégique avec le Mali

De son côté, le Ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï LAVROV, a exprimé sa satisfaction quant à l’excellence du partenariat stratégique avec le Mali, fondé sur une solidarité sincère, un respect mutuel et des échanges réguliers à différents niveaux de responsabilité. Il a réaffirmé le soutien de la Russie au Mali, dans sa lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, ainsi que dans son processus de transition politique. M. Sergueï LAVROV a également mis en avant les opportunités de coopération économique et commerciale entre les deux pays, notamment dans les domaines de l’énergie, des mines, de l’agriculture et des infrastructures. Il a enfin souligné l’importance de la coopération humanitaire et éducative, en rappelant les actions menées par la Russie en faveur des populations vulnérables au Mali, ainsi que les bourses accordées aux étudiants maliens.

Une volonté commune de renforcer les relations d’amitié et de coopération

A l’issue de cette rencontre, les deux délégations ont réitéré leur volonté commune de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre le Mali et la Russie, conformément aux ambitions des Présidents Malien et Russe et aux aspirations des deux Peuples. Elles ont convenu de poursuivre le dialogue politique et la coordination des positions sur les questions régionales et internationales. Elles ont également exprimé leur détermination à mettre en œuvre les projets de développement en cours et à explorer de nouvelles pistes de coopération dans les domaines prioritaires.

Diffa : la visite sécuritaire et économique du ministre d’État

Le général Mohamed Toumba, ministre d’État de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire, a effectué une visite de travail et de sécurité dans la région de Diffa, du 25 au 27 février 2024. Il a rencontré les autorités locales, les forces de défense et de sécurité, les acteurs du développement et les populations de la zone affectée par la crise sécuritaire.

Un bilan positif de la situation sécuritaire

Par ailleurs, le ministre d’État a salué les progrès réalisés dans la restauration de la sécurité dans la région de Diffa, confrontée depuis 10 ans à la menace terroriste de Boko Haram. Il a affirmé que la situation s’est nettement améliorée, grâce à la mobilisation des forces de défense et de sécurité, au soutien des partenaires internationaux et à la résilience des populations.

Nous avons pu constater que les villages jadis abandonnés ont été récupérés. La vie est en train de se normaliser, mais ce n’est qu’une étape. C’est un combat gagné, ce n’est pas toute la guerre », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que les enjeux sont les mêmes et que les adversaires sont toujours présents et ont promis de créer une insécurité dans la région de Diffa. Il a lancé un appel à la solidarité et à la cohésion et a invité les populations à faire front avec les forces de défense et de sécurité pour endiguer toute velléité de déstabilisation.

Un engagement pour le développement de la région Diffa

Le ministre d’État a également évoqué les perspectives de développement de la région de Diffa, qui dispose d’un potentiel évident, notamment dans le domaine agricole. Il a annoncé que le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), qui assure la transition depuis le coup d’État du 18 janvier 2024, a un programme ambitieux pour faire travailler la jeunesse de Diffa, en valorisant les terres fertiles de la région.

« Nous sommes venus discuter avec les populations de Diffa pour pouvoir amener la sérénité, que cette population soit la sentinelle pour assurer la sécurité et impulser un développement à la base dans le cadre de l’agriculture et de l’élevage », a-t-il souligné

Un dialogue avec les élus locaux

Le ministre d’État a profité de sa visite pour rencontrer les élus locaux de la région de Diffa et les exhorter à s’engager résolument dans la refondation du pays, en se départant de certaines pratiques d’avant et en se consacrant uniquement à la population, sans esprit partisan ni politique politicienne.

 »Nous voulons l’unité, la clairvoyance dans tout ce que nous sommes en train d’entreprendre pour que véritablement ce pays amorce un développement à la base », a-t-il insisté.

Avant de regagner Niamey, le ministre Mohamed Toumba a rendu une visite de courtoisie au chef de canton de la Komadougou, l’honorable Kazelma Mamadou Abba Kiari, en compagnie du gouverneur de la région, le général Mahamadou Ibrahim Bagadoma, et du président du conseil régional de Diffa, M. Dalla Korodji.

L’économie islamique à l’honneur à Médine

Le Forum Al-Baraka pour l’économie islamique a tenu sa 44ème session, le mercredi 28 février 2024, à l’Université Prince Muqrin bin Abdulaziz de Médine en Arabie Saoudite. Cette rencontre, placée sous le haut patronage du Prince Salman bin Sultan bin Abdulaziz, gouverneur de la région de Médine, a réuni des experts et des spécialistes de l’économie islamique venus de divers horizons. Le thème choisi pour cette session était “les objectifs de la Charia et le cadre réglementaire de l’économie islamique”.

Un forum historique et innovant pour l’économie

Le Forum Al-Baraka pour l’économie islamique est une initiative lancée il y a quarante-deux ans par le regretté cheikh Saleh Kamel, un homme d’affaires pionnier dans le domaine de la finance islamique. Depuis sa création, le forum a pour vocation de promouvoir les principes et les pratiques de l’économie islamique, fondée sur les valeurs de la Charia, et de contribuer au développement économique et social des pays musulmans et du monde entier.

Le président du conseil d’administration du forum, Abdullah bin Saleh Kamel, a rappelé le parcours et les réalisations du forum lors de son discours d’ouverture. Il a également souligné l’importance du thème de cette session, qui intervient dans un contexte de changements économiques majeurs, qui nécessitent de renforcer les aspects pragmatiques et de viser les objectifs économiques globaux de l’économie islamique, en harmonie avec ceux de l’économie contemporaine, tels que la reconstruction, la sécurité, l’autonomisation, l’équilibre, la justice et la durabilité.

Des thèmes d’actualité et des intervenants de renom

Les travaux du forum ont abordé trois axes principaux, présentés par le président de l’Université Prince Muqrin bin Abdulaziz, le Dr Bandar bin Mohammed Hajjar. Le premier axe portait sur les banques islamiques et le secteur non lucratif, et les moyens de les développer et de les réguler. Le deuxième axe traitait de la génération des jeunes investisseurs influents en Occident, et de leurs affinités avec l’économie islamique, ainsi que des opportunités de coopération et de partenariat. Le troisième axe se penchait sur les crises financières mondiales et le rôle de l’économie islamique dans la prévention et la résolution de ces crises, ainsi que dans le dialogue constructif avec les autres acteurs économiques.

Parmi les intervenants du forum, on peut citer le Dr Saad ben Nasser al-Chithri, conseiller à la cour royale et membre du Conseil des oulémas, qui a salué les efforts des chercheurs participants pour leurs contributions scientifiques et juridiques dans le domaine de l’économie islamique. Il a également mis en avant le progrès constant du forum et son impact positif dans la création de produits financiers conformes à la Charia et bénéfiques pour l’économie islamique.

Le secrétaire général du Centre de recherche islamique à Al-Azhar Al-Sharif, le Dr Nazir Ayyad, a également pris la parole à cette occasion, et a affirmé que la Charia islamique dispose de toutes les qualités pour promouvoir un système économique optimal, qui répond aux besoins individuels et aux intérêts de la société. Il a appelé à renforcer la coopération entre les institutions islamiques et les organismes internationaux pour faire face aux défis économiques actuels.

Le forum s’est clôturé par une cérémonie de remise de prix et de certificats aux participants et aux organisateurs, ainsi qu’une visite guidée de la ville de Médine et de ses sites historiques et religieux.

Le Cabo Verde reçoit de l’aide de la CEDEAO

Le Cabo Verde a reçu un appui important le mercredi 28 février de la part de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans sa lutte contre l’abus de substances. La commission de coordination de l’alcoolisme et des autres drogues (CCAD) a bénéficié d’un don exceptionnel de plus de 70 ordinateurs de la part de l’organisation régionale. Ce geste généreux marque une étape importante vers la transformation numérique et la performance opérationnelle dans la gestion des problèmes liés à l’alcool et aux drogues dans le pays.

Le Cabo Verde a reçu un appui important  de la part de la CEDEAO dans sa lutte contre l'abus de substances.
© Le Cabo Verde a reçu un appui important de la part de la CEDEAO dans sa lutte contre l'abus de substances.
Un geste historique de solidarité régionale

Le Dr Samuel Lamptey, représentant résident du président de la Commission de la CEDEAO, a remis officiellement le matériel à la Dr Angela Gomes, directrice nationale de la santé du Cabo Verde et représentante de la CCAD, lors d’une cérémonie qui a réuni des autorités gouvernementales, des représentants des deux institutions et des acteurs du secteur de la santé.

Par ailleurs, le Dr Lamptey a mis en avant l’importance de la solidarité régionale et de l’appui dans le traitement des questions sociales qui touchent les États membres. « Ce don n’est pas seulement un transfert de technologie ; c’est une preuve de l’engagement de la CEDEAO à accompagner nos pays membres dans leurs efforts pour améliorer la santé publique et la sécurité. Nous pensons qu’en renforçant l’infrastructure numérique de la CCAD, nous participons à une lutte plus efficace contre l’abus d’alcool et d’autres drogues au Cabo Verde. »

Un impact positif sur la santé et le bien-être

Le Dr Angela Gomes a également remercié la CEDEAO pour son don généreux et a souligné l’impact qu’il aura sur les activités du CCAD. Selon la directrice, les ordinateurs augmenteront considérablement la capacité du pays à traiter les données, à conduire des recherches et à mettre en place des programmes visant à diminuer la prévalence de l’abus de substances. C’est un grand soutien pour les efforts continus du Cabo Verde visant à promouvoir la santé et le bien-être dans le pays.

Le Cabo Verde a reçu un appui important  de la part de la CEDEAO dans sa lutte contre l'abus de substances.
© Le Cabo Verde a reçu un appui important de la part de la CEDEAO dans sa lutte contre l'abus de substances.
Une initiative plus large de développement durable et d’intégration régionale

Le don s’inscrit dans l’initiative plus large de la CEDEAO visant à soutenir les États membres dans divers domaines, y compris la santé, l’éducation et la technologie, afin de réaliser le développement durable et l’intégration régionale. Les ordinateurs seront distribués dans les bureaux et les programmes du CCAD au Cabo Verde, améliorant ainsi leurs capacités d’analyse de données, de gestion de programmes et de communication numérique.

En somme, la cérémonie s’est terminée par une présentation du nouveau matériel et des échanges sur de futures coopérations entre la CEDEAO et le Cabo Verde dans d’autres domaines d’intérêt commun.

L’UA et la CEDEAO s’unissent pour la stabilité de l’Afrique

Une réunion de consultation technique entre les départements des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité de la Commission de l’Union africaine (CUA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenu à Abuja, au Nigeria, les 26 et 27 février 2024.

L’objectif de cette réunion était de consolider le partenariat institutionnel entre les deux organisations régionales, afin de promouvoir la bonne gouvernance, la paix, la sécurité et la stabilité dans la région de l’Afrique de l’Ouest et sur le continent africain.

Cette réunion s’inscrivait dans le cadre du protocole d’accord signé en 2008 entre l’Union africaine (UA) et les Communautés et mécanismes économiques régionaux (CER/MR), qui vise à renforcer la collaboration entre la CUA et la Commission de la CEDEAO.

Les participants ont décidé de travailler ensemble sur des domaines clés, tels que la diplomatie préventive, l’alerte précoce, la Force africaine en attente et le soutien aux processus électoraux.

Les délégués ont également discuté des moyens de faire face aux défis politiques et sécuritaires qui affectent le Sahel et l’Afrique de l’Ouest en général, en s’appuyant sur la Vision 2050 de la CEDEAO et l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Ils ont souligné l’importance d’améliorer les consultations entre le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA et le Conseil de médiation et de sécurité (CSM) de la CEDEAO, ainsi que de renforcer la synergie entre la Force africaine en attente et la Force en attente de la CEDEAO.

Alhaji Sarjoh Bah, Ph.D., directeur de la gestion des conflits au département PAPS de l’UA et Dr. Cyriaque Agnekethom, directeur du maintien de la paix et de la sécurité régionale au PAPS de la CEDEAO ont co-présidé cette réunion.