Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 271 sur 283

Le Préfet de Tahoua inspecte les services techniques de son rayon

Le mardi 27 février 2024, le préfet du département de Tahoua, Yoni Badjieba Dilembou, a effectué une tournée des services techniques déconcentrés de son entité administrative dans la ville de Tahoua. Il s’agissait pour lui de vérifier les conditions de travail des agents de l’État et de leur rappeler leurs obligations.

En effet, le préfet a visité successivement la Direction départementale de la santé (DDS), l’Inspection d’enseignement secondaire général de Tahoua 2 (IESG), la Direction départementale de l’environnement (DDE), l’Inspection franco-arabe et la Direction départementale de l’élevage (DDEL). À chaque étape, il a échangé avec les responsables et les agents sur les activités, les difficultés et les perspectives de leurs services.

Le préfet a également profité de cette occasion pour leur adresser un message ferme et sans équivoque : il leur a demandé de se remettre au travail et de contribuer au développement harmonieux du pays, sous l’impulsion des plus hautes autorités nigériennes, notamment le président du CNSP, chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani, et le Premier ministre, Mahamane Ali Lamine Zeine. Il leur a enjoint de respecter les horaires de service, d’être ponctuels et assidus et de faire leur travail normalement. « La récréation est terminée », a-t-il lancé. « Nous ne tolérerons aucune absence injustifiée », a-t-il averti.

Puisque il a trouvé tous les agents sur leurs lieux de travail, contrairement à sa première visite en décembre dernier, le préfet a constaté avec satisfaction que son message a eu un écho favorable. Enfin, Il a salué la nette amélioration de la présence effective des agents au niveau des différents services visités et les a encouragés à maintenir cet élan.

 

 

 

 

 

 

 

Un atelier de formation à Abuja pour la paix en Afrique de l’Ouest

La CEDEAO, qui œuvre pour l’union des États de l’Afrique de l’Ouest, a organisé, avec le soutien du projet EPSAO, un atelier de deux jours pour former ses agents à la planification, la gestion et la liquidation des missions de paix qui visent à préserver la stabilité de la région.

En effet, des experts de la Commission, de la Force en attente et du NDC  participent à cet atelier qui se tient depuis hier  à Abuja, la capitale du Nigeria, pour examiner, harmoniser et valider le programme de formation proposé. Par un consultant qui a élaboré une méthodologie et une stratégie adaptées.

Le Dr Sani Adamu, chef par intérim de la Division des opérations de paix, a déclaré que ce programme était opportun et nécessaire, vu le contexte des développements politiques qui secouent l’Afrique de l’Ouest depuis peu et qui exigent une force en attente compétente et prête à intervenir partout.

Il a également annoncé que la CEDEAO allait bientôt inaugurer à Lungi son premier dépôt d’opérations de paix, qui sera un outil précieux. Pour stocker et déployer du matériel et du personnel en cas de crise et pour renforcer la capacité de réponse de la CEDEAO face aux menaces.

Le Dr Cyriaque AGNEKETHOM, directeur du maintien de la paix et de la sécurité, a salué le partenariat avec le projet EPSAO, financé par l’UE et le BMZ, et avec le NDC, qui est un centre d’excellence de formation de la CEDEAO sur les opérations de paix au niveau stratégique, un domaine essentiel.  cet atelier prendra fin ce mercredi 28fevrier 2024

Formation des Comités de Veille Citoyenne au Niger

Le 27 février 2024, une formation destinée à renforcer les capacités des comités de veille citoyenne (C2VC) des huit régions du Niger a été lancée à Tahoua. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large visant à protéger la sécurité humaine en luttant contre la corruption, l’instabilité et les conflits dans quatre pays : le Niger, le Nigeria, le Mali et la Tunisie.

Formation pour la réforme du secteur de la sécurité et de la gouvernance sécuritaire dans un État de droit

En effet, la formation, présidée par le secrétaire général du gouvernorat de Tahoua, M. Harouna Assakalé, a rassemblé quarante participants, dont des membres des forces de défense et de sécurité (FDS) et des acteurs de la société civile des régions. M. Assakalé a souligné l’importance de cette formation pour la réforme du secteur de la sécurité et de la gouvernance sécuritaire dans un État de droit.

Importance de la lutte contre l’insécurité

Le président de la section nigérienne de Transparency International, M. Maman Wada, a rappelé que cette formation fait partie d’une série d’activités visant à lutter contre l’insécurité et pour la sécurité humaine.  Il a souligné l’importance de la sensibilisation, de la formation et de l’information de tous les acteurs pour renforcer la confiance entre les forces de défense et les citoyens.

Maman Wada a également signalé la nécessité de privilégier les valeurs de transparence, d’intégrité, de redevabilité et de responsabilité et de combattre ensemble le phénomène de corruption.

Reconnaissance aux partenaires et impact attendu de la formation

Pour clore son propos, le secrétaire général du gouvernorat de Tahoua a exprimé sa gratitude envers les partenaires techniques et financiers qui ont rendu possible la réalisation de toutes leurs activités. Il est important de noter en plus que cette formation est une initiative de l’Association nigérienne de lutte contre la corruption, une section de Transparency International. Elle a aussi bénéficié du soutien financier du ministère des Affaires étrangères du royaume des Pays-Bas et de l’appui technique du programme Défense et sécurité de Transparency International.

En outre, Maman Wada a exprimé sa conviction que cette formation apportera une grande plus-value dans le combat contre l’insécurité et pour l’avènement d’un environnement de paix et de développement garantissant tous les droits humains, notamment dans l’espace sahélien, une région habitée par environ 100 millions d’habitants et en proie à plusieurs formes d’insécurité, de conflits et de violations graves des droits humains.

En somme, Cette formation qui a duré une journée est un exemple concret de la collaboration internationale pour renforcer la gouvernance sécuritaire et lutter contre la corruption.

Une cérémonie d’explication pour les population de Niamey

Le mardi 27 février 2024, une cérémonie a eu lieu au palais du 29 juillet à Niamey, pour expliquer aux populations de la région de Niamey le message radio-télévisé du Président du Conseil National de Salut Public (CNSP), le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, diffusé le 11 février 2024. Cette cérémonie a été présidée par le Gouverneur de la région de Niamey, le Général de Brigade Assoumane Abdou Harouna, accompagné du Maire de la ville de Niamey, M. Oumarou Dogari Moumouni et du Secrétaire Général du Gouvernorat M. Assoumane Sahabi. Elle a réuni toutes les couches socioprofessionnelles de la région de Niamey, qui ont pu écouter les explications en français et en langues nationales.

Le contenu du message du Président du CNSP expliqué lors d’une cérémonie

En effet, le message du Président du CNSP avait pour but de faire le point sur la situation politique, économique et sécuritaire du Niger, après les événements du 26 juillet 2023 qui ont conduit à la destitution du régime précédent, accusé de corruption, de mauvaise gouvernance et de trahison des intérêts nationaux. Le message avait également pour objectif de répondre aux rumeurs qui circulaient sur les réseaux sociaux, notamment sur les relations du Niger avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Russie, la Türkiye et l’Occident.

Par ailleurs, le Général de Brigade Assoumane Abdou Harouna a rappelé que le Niger est un pays membre fondateur de la CEDEAO, créée en 1975 pour promouvoir l’intégration régionale, la libre circulation des personnes et des biens, et le développement économique et social des Etats membres. Il a souligné que le Niger reste attaché à ces principes et à la coopération avec ses voisins africains.

Cependant, il a dénoncé le fait que, depuis la fin 2023, le Niger et certains pays du Sahel sont victimes du pillage de leurs ressources naturelles, notamment l’uranium, le pétrole et l’or, par une puissance extra continentale, qui n’est autre que la France. Il a affirmé que cette ingérence néocoloniale met en péril l’indépendance et la dignité du Niger, ainsi que sa sécurité face à la menace terroriste qui sévit dans la région sahélo-saharienne.

Les sanctions de la CEDEAO et la réaction du Niger

Le Général de Brigade Assoumane Abdou Harouna a ensuite évoqué les sanctions imposées par la CEDEAO au Niger, suite aux événements du 26 juillet 2023, qui ont été largement approuvés par le peuple nigérien. Ces sanctions comprenaient la suspension du Niger de toutes les instances de la CEDEAO, la fermeture des frontières, l’arrêt des échanges commerciaux, le gel des avoirs et le retrait des ambassadeurs. Il a aussi  déploré que la CEDEAO ait agi sous la pression de certains chefs d’Etat extra continentaux, notamment le Président français Emmanuel Macron, et de certains nigériens qui ont trahi leur patrie en soutenant ces sanctions et en appelant à une intervention militaire étrangère au Niger.

Le Général de Brigade a affirmé que le Niger ne se laissera pas intimider ni soumettre par ces mesures coercitives, qui sont contraires à la charte de la CEDEAO et aux principes du droit international. Il a indiqué que le Niger a engagé un dialogue avec la CEDEAO, pour lui faire comprendre les raisons et les objectifs du CNSP, qui sont de restaurer la démocratie, la justice et la souveraineté au Niger, dans le respect de la volonté populaire. Il a exprimé l’espoir que la CEDEAO reviendra à la raison et lèvera les sanctions contre le Niger, qui sont injustes et nuisibles pour le peuple nigérien.

Les voyages de haut niveau en Russie et en Türkiye

Le Gouverneur de la région de Niamey a également parlé des voyages de haut niveau effectués par les autorités nigériennes en Russie et en Türkiye, qui ont suscité beaucoup de commentaires et de spéculations. Il a expliqué que ces voyages avaient pour but de diversifier les partenariats du Niger, en fonction de ses intérêts et de ceux de son peuple, en toute souveraineté. Il a précisé que le Niger n’a pas rompu ses relations avec ses partenaires traditionnels, mais qu’il entend désormais coopérer avec eux sur la base du respect mutuel, de l’égalité et de la non-ingérence.

Le Général de Brigade a souligné que la Russie et la Türkiye sont des pays amis du Niger, qui ont apporté leur soutien au CNSP et au gouvernement de transition, et qui ont manifesté leur volonté de renforcer leur coopération avec le Niger dans les domaines économique, militaire, énergétique, agricole, culturel et éducatif. Il a ajouté que ces pays ont également exprimé leur solidarité avec le Niger face à la menace terroriste et aux sanctions de la CEDEAO.

L’affaire de l’or saisi à Addis-Abeba

Le Gouverneur de la région de Niamey a ensuite abordé l’affaire de l’or saisi à Addis-Abeba, en Ethiopie, qui a fait l’objet de nombreuses rumeurs sur les réseaux sociaux. Il a démenti catégoriquement que cet or appartienne au Niger ou qu’il soit lié au CNSP ou au gouvernement de transition. Le Général de Brigade a qualifié cette affaire de « fruit de l’imagination » de certains individus malintentionnés, qui cherchent à salir l’image du Niger et à semer la confusion dans l’esprit des nigériens. Il a assuré que le Niger respecte les règles internationales en matière d’exportation et d’importation de l’or, et qu’il dispose des documents nécessaires pour le prouver.

L’attitude de la CEDEAO face au terrorisme au Sahel

Le Général de Brigade Assoumane Abdou Harouna a enfin déploré l’attitude de la CEDEAO face au terrorisme au Sahel, qui constitue la principale menace pour la sécurité et la stabilité de la région. Il a dénoncé le fait que la CEDEAO se soit montrée indifférente et passive face à cette menace, qui a causé des milliers de morts, de blessés et de déplacés, et qui a entravé le développement économique et social des pays du Sahel. Le Général de Brigade a accusé la CEDEAO d’être manipulée par l’Occident, qui cherche à maintenir son influence et son contrôle sur les ressources du Sahel, au détriment des intérêts des peuples africains.

Il a salué l’initiative de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), créée en 2023 par le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie, pour faire face au terrorisme et au banditisme transfrontalier, en renforçant leur coopération militaire, sécuritaire, politique et économique. L’AES, une organisation souveraine, agit dans le respect du droit international et de la charte des Nations Unies, et ouvre la collaboration à tous les pays et organisations qui partagent ses objectifs et ses valeurs, a affirmé le Général de Brigade

La lutte contre la mauvaise gouvernance au Niger

Le Gouverneur de la région de Niamey a terminé son discours en rappelant la volonté du CNSP et du gouvernement de transition de lutter contre la mauvaise gouvernance au Niger, qui est à l’origine de la crise politique, économique et sociale que traverse le pays. Il a annoncé que le CNSP et le gouvernement de transition ont engagé des réformes profondes pour assainir les finances publiques, lutter contre la corruption, réviser le code électoral, rétablir l’Etat de droit, garantir les libertés fondamentales, et préparer des élections libres, transparentes et inclusives, qui permettront au peuple nigérien.

l’UE et le Niger: Un échange constructif pour une coopération

Le mardi 27 février 2024, une rencontre de haut niveau a eu lieu entre le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur du Niger, M. BAKARY Yaou Sangaré, et le Chef de la Délégation de l’Union européenne au Niger, M. Salvador Pinto de França. Cette réunion, qui s’est déroulée en présence des ambassadeurs et représentants des pays membres de l’Union européenne au Niger, a marqué une étape importante dans le renforcement des relations entre les deux parties.

Les représentants de l'UE au Niger et Le Ministre BAKARY Yaou Sangaré, se sont engagés à renforcer la coopération et les engagements
© Les représentants de l'UE au Niger et Le Ministre BAKARY Yaou Sangaré, se sont engagés à renforcer la coopération et les engagements

Selon une source de la diplomatie nigérienne, les discussions ont porté sur la coopération entre le Niger et l’UE, ainsi que sur les derniers développements de leurs relations. Les deux parties ont eu des échanges francs et constructifs, permettant de renforcer leur coopération et leurs engagements mutuels.

Par ailleurs , Ces discussions ont permis d’échanger des informations, d’encourager la compréhension mutuelle et de faciliter la définition de priorités et de principes communs. Les échanges se sont déroulés sous l’ancien format du dialogue politique entre le Niger et l’Union européenne.

Il est à noter que depuis le coup d’Etat du 26 juillet 2024 mené par le conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), l’UE a interrompu sa coopération avec le Niger.

Cependant, la CEDEAO, en levant ses sanctions contre le Niger, a également appelé ses institutions, les Etats membres de l’UEMOA et toutes les autres institutions régionales à reprendre leur coopération avec le Niger. Cet appel marque une volonté de renouer avec le dialogue et la coopération pour le bénéfice des populations nigériennes.

Mali et la Russie : un pas vers un partenariat renforcé

Dans le cadre d’une initiative du gouvernement de la Fédération de Russie, une délégation de haut niveau du gouvernement de la République du Mali, y compris Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et le Colonel Sadio CAMARA, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, se rendra à Moscou pour une visite officielle les 28 et 29 février 2024.

En effet, cette visite intervient à un moment où le contexte national et sous-régional est en pleine évolution. Elle reflète l’ambition des autorités suprêmes des deux pays de dynamiser leur partenariat stratégique par des échanges politiques réguliers et une coopération diversifiée et mutuellement bénéfique.

Renforcement de la coopération militaire et économique entre le Mali et la Russie

En plus de la solide coopération militaire, symbolisée par le renforcement des capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité maliennes, le Mali figure également en bonne place dans l’agenda économique de la Russie. Un ensemble de projets prioritaires dans des domaines aussi divers que l’énergie, les transports, l’agriculture et l’éducation sont à l’étude.

Vers un renforcement de l’axe Bamako-Moscou

Cette visite à Moscou représente une étape supplémentaire dans le renforcement de l’axe Bamako-Moscou. Ce partenariat, fondé sur le respect mutuel, l’amitié et la solidarité, vise à bénéficier aux populations des deux pays et à amorcer un développement socioéconomique harmonieux et durable. Des consultations politiques de haut niveau aux rencontres techniques et sectorielles, cette visite est une occasion de renforcer ce partenariat gagnant-gagnant.

Diffa accueille en grande pompe les journées des communes

C’est dans une ambiance de fête que se sont ouverts ce lundi les travaux de la 10e édition des journées des communes du Niger, à l’amphithéâtre de l’université de Diffa, sous la présidence du secrétaire général du ministère de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration territoriale, M. SAMAILA Idi Dan Bouzou. Ces assises, qui se tiendront du 26 au 28 février 2024 dans la région Diffa, ont pour thème « le développement économique local dans le contexte de refondation de la République ».

La célébration des Journées des communes du Niger, organisée depuis 2006 par l’association des municipalités du Niger (AMN), est une occasion unique pour les collectivités territoriales du Niger de se retrouver, d’échanger, de partager leurs expériences et de renforcer leurs liens. C’est aussi un moment privilégié pour promouvoir la gouvernance locale, renforcer leurs capacités et concourir à leur propre développement économique local.

La mairesse de Diffa et le maire de Watagouna honorés

Avant le début des travaux, la mairesse de la commune urbaine de Diffa, madame Barmou Asmaou Kantz, a pris la parole pour souhaiter la bienvenue à tous les participants et exprimer sa joie du choix porté sur sa commune pour abriter la 10e édition de la journée des communes du Niger. Elle a également remercié les autorités régionales et nationales pour leur soutien et leur accompagnement. Parmi les invités de marque, il faut noter la présence remarquée de M. Mohamadou Abonbar, maire de Watagouna, centre d’Assongo, venu représenter les municipalités de la République sœur du Mali. Il a salué la fraternité et la solidarité qui existent entre les collectivités du Niger et du Mali et a félicité l’AMN pour son initiative de rassembler les acteurs locaux autour des enjeux du développement économique local.

Un appel à accompagner la transition militaire et la refondation de la République

En ouvrant les travaux, M. Samaila Idi dan Bouzou, après avoir salué les autorités de la région pour la parfaite organisation des présentes assises et l’accueil « exceptionnel » dont il a bénéficié, a encouragé les maires du Niger présents à la rencontre à continuer à œuvrer pour leurs populations, à accompagner les autorités nationales pour une bonne réussite de la transition militaire. Selon lui, l’État compte sur ces collectivités pour « une contribution efficace à la souveraineté nationale sur les plans sécuritaire, social, financier et économique », mais aussi pour le « respect des textes sur tous les plans ».

Un vibrant hommage à la faîtière des municipalités du Niger à Diffa

Le gouverneur de la région, le général Ibrahim Bagadoma, a souhaité la bienvenue à tous ceux qui ont fait le déplacement de la capitale du Soleil Levant, au nom de toute la population de la région de Diffa en général et celle de la ville de Diffa en particulier. Il a également rendu un « vibrant hommage à la faîtière des municipalités du Niger, qui a relevé le défi d’organiser une si grande rencontre dans son entité administrative malgré les difficultés rencontrées ».

Des opportunités pour renforcer la décentralisation et le rapprochement régional

Pour le général Bagadoma, ces genres de rencontres sont des opportunités pour les municipalités de « se concerter, de faire le bilan de la mise en œuvre de la décentralisation dans tous ses aspects et de définir de nouvelles orientations avec les experts qui les accompagnent ». La résilience, dit-il, à laquelle on nous a soumis, nous incite à explorer de nouveaux horizons et je vous invite donc à ces réflexions aussi sincères que productives afin de parvenir à la création de nouveaux ensembles favorisant le rapprochement entre les collectivités des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Une opportunité de proposer des actions de développement économique local

Le président de l’association des municipalités du Niger, M. Abdou Ouhou Dodo, a remercié les maires qui ont fait le déplacement de Diffa ainsi que le gouverneur de la région pour son engagement total pour la réussite des présentes assises. La journée des communes du Niger 2024, dit-il, est « une opportunité de proposer des actions de développement qui répondront aux attentes des autorités de notre pays, avec en toile de fond le développement économique local ». Il a aussi souligné que les collectivités ont un rôle « majeur et fondamental à jouer dans la durée pour l’atteinte des objectifs de la refondation de notre pays ». « Il est donc nécessaire d’associer les collectivités pour concevoir et mettre en œuvre les programmes de refondation », a indiqué M. Abdou Ouhou Dodo, président de l’AMN.

Dosso: un arsenal d’explosifs saisi par les forces de l’ordre

C’est une découverte effrayante qu’a faite la patrouille mixte départementale de Boboye, dimanche soir, à Fabidji. Sous les ordres du commandant de la Garde nationale Harouna Dalimane, les agents ont intercepté deux individus à bord de deux motos transportant une importante quantité de munitions composée de 1.980 bâtonnets d’explosifs. L’un des suspects a réussi à s’échapper, tandis que l’autre, originaire de Tanda dans le département de Gaya, a été arrêté. Les deux hommes se rendaient avec cette cargaison explosive à Niamey, la capitale du pays.

Présentation du butin saisi par les forces de l’ordre à Dosso.

Ce lundi matin, le gouverneur de la région de Dosso, le général de brigade Iro Oumarou, a présenté au public ce butin de guerre saisi par les forces de l’ordre, entouré de ses proches collaborateurs. Il a profité de l’occasion pour rappeler les différentes saisies de stupéfiants effectuées dans la région, dont celle de 100 kg de drogue d’une valeur de 28 millions de francs il y a deux semaines.

Mais au-delà de ces produits, le général de brigade Iro Oumarou a dénoncé le stratagème des bandits armés qui mettent les munitions dans des bidons pour faire croire que c’est du carburant. La présente saisie d’explosifs en direction de Niamey est la preuve éclatante de ce trafic dangereux. Dieu seul sait, a souligné le gouverneur de Dosso, combien d’explosifs sont passés et quelles étaient les intentions criminelles des trafiquants. L’enquête va se poursuivre, a-t-il assuré.

Le gouverneur de Dosso a alerté sur la gravité de la situation, car jusque-là, il s’agissait de trafiquants de stupéfiants, mais maintenant, on assiste à des armes de guerre. Ce qui est dommage, a regretté le gouverneur de Dosso, c’est que « le ver est dans le fruit », car les terroristes utilisent dans cette affaire nos frères qui sont parmi nous. C’est pourquoi, le général de brigade Iro Oumarou a invité les populations à collaborer avec les forces de défense et de sécurité et à doubler de vigilance pour montrer à la face du monde que cette affaire est réelle.

La mine d’or malienne bat son record de production en 2023

La mine de Fekola, située dans la région de Kayes au Mali, a réalisé une performance exceptionnelle en 2023, en produisant 16,73 tonnes d’or, soit le record de sa production annuelle depuis son entrée en exploitation en 2017. La mine, qui appartient à la société canadienne B2Gold, a dépassé les prévisions initiales, qui tablaient sur une production comprise entre 15,44 et 17,29 tonnes.

La production record de 2023 : Les facteurs de réussite de la mine de Fekola

Selon un communiqué de la direction de la mine, cette performance s’explique par deux facteurs principaux : l’augmentation de la fragmentation du minéral grâce aux installations de traitement de Fekola, qui ont permis d’améliorer le taux de récupération de l’or, et l’optimisation du circuit de broyage, qui a permis d’augmenter le débit de traitement du minerai.

Le dernier trimestre 2023 a également été marqué par une production importante de 4,05 tonnes d’or, malgré les perturbations liées  aux tensions politiques au Mali. La mine a ainsi maintenu son niveau de production élevé tout au long de l’année, en respectant les mesures sanitaires et de sécurité.

Cependant, les prévisions pour 2024 sont moins optimistes. La production devrait se situer entre 13,32 et 14,17 tonnes, principalement en raison du retard dans l’octroi du permis d’exploitation de Fekola Regional par le gouvernement malien. Le gouvernement devait délivrer ce permis en 2023, qui permettrait à la mine d’étendre son périmètre d’exploitation et d’augmenter ses réserves de minerai.

La contribution de la mine au Mali : Un acteur majeur de l’économie et du développement

Malgré ce ralentissement anticipé, la mine de Fekola reste un acteur majeur de l’industrie aurifère au Mali et continue de contribuer à l’économie du pays. Elle emploie plus de 1 500 personnes, dont 95 % sont des Maliens, et verse des redevances et des impôts au gouvernement. La mine soutient également des projets de développement communautaire dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau, de l’agriculture et de l’environnement.

La mine de Fekola est l’une des plus grandes mines d’or du Mali, qui est le quatrième producteur d’or en Afrique. Le secteur minier représente environ 10 % du produit intérieur brut (PIB) du pays et 25 % de ses recettes fiscales.

Le Niger résiste à l’ingérence française dans sa souveraineté

Le gouverneur de la région de Niamey, le général de brigade Abdou Assoumane Harouna, a dénoncé vendredi 23 février 2024 au gouvernorat la saisie par les forces de l’ordre, notamment les brigades de recherches, d’une importante quantité d’armes, de munitions et de matériels de guerre à Niamey.

Cette saisie de matériels de guerre a été faite entre le 19 et le 20 février au niveau du siège du projet Eucap Sahel et dans le quartier Tchangarey, dans une villa anciennement occupée par les forces françaises.

Cette découverte du matériel de guerre « prouve à suffisance que les faux amis du Niger n’ont jamais renoncé à leur projet de déstabilisation de notre pays », a déclaré le gouverneur de Niamey. Leur coopération « étant toujours inscrite dans les complots permanents, qu’ils retiennent que le peuple nigérien est résolument et définitivement engagé pour consolider et sauvegarder son indépendance retrouvée », avait-il martelé.

La France qui refuse d’abandonner son ancienne colonie pour des raisons qui lui sont propres.

Le général de brigade Abdou Assoumane Harouna a aussi rappelé qu’après les événements du 26 juillet 2023, « lorsque notre pays, en toute souveraineté, avait demandé le départ des troupes françaises, un agent des renseignements français disait à haute et intelligible voix que le départ des forces françaises du Niger serait pour eux, l’occasion en or pour mener des actions de déstabilisation du Niger ». Cependant, lorsqu’une puissance mondiale, membre du Conseil de sécurité des Nations unies, s’accroche à une ancienne colonie indépendante depuis 1960, que certaines institutions internationales, « pour des raisons qui leur sont propres », classent toujours parmi les pays les plus pauvres au monde, il y a questionnement, selon le gouverneur.

Par ailleurs, selon lui, cette puissance mondiale, membre du Conseil de sécurité des Nations unies, ne cesse de s’ingérer dans les affaires d’une ancienne colonie devenue indépendante depuis 1960. Elle use de tous les moyens pour empêcher cette ancienne colonie de s’exprimer librement sur la scène internationale, de bénéficier de la solidarité des institutions sous-régionales et de se défendre contre les menaces militaires. Elle refuse même de respecter les accords qu’elle a signés avec cette ancienne colonie et qu’elle a dénoncés unilatéralement. Cette puissance a bien des raisons de s’acharner contre cette ancienne colonie, qui a décidé de prendre son destin en main et de préserver sa souveraineté et sa dignité.

Le Niger assume totalement sa souveraineté.

Mais en face, dit-il, « il y a désormais une ancienne colonie devenue indépendante depuis 1960, qui a décidé d’être réellement indépendante, totalement souveraine, libre de ses orientations visant la prospérité de son peuple dans la dignité, maîtresse de la gestion de ses ressources et de ses choix stratégiques ».

« Notre souveraineté n’est pas négociable, notre choix souverain est irréversible et nous saurons résister à toute forme de déstabilisation d’où qu’elle vienne », a enfin déclaré le gouverneur de Niamey.

Le général de brigade a surtout renouvelé les remerciements des autorités ainsi que les encouragements aux forces de défense et de sécurité, tout en appelant les populations à redoubler de vigilance et à collaborer davantage avec les FDS.