Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 39 sur 262

Niger : Plaidoyer pour un recrutement spécial des handicapés dans la fonction publique

Le Niger s’est engagé dans une vaste politique de recrutement pour renforcer ses Forces de défense et de sécurité (FDS), une voix s’élève pour que la « refondation » nationale n’oublie personne sur le bord du chemin. En effet, dans une lettre ouverte adressée au chef de l’État, le général de brigade Abdourahamane Tiani, un citoyen, Nassamoudouboumoutari, plaide pour l’organisation d’un recrutement spécial au sein de l’administration publique dédié aux personnes en situation de handicap.

 

Un « recrutement compensatoire » face aux exigences militaires

L’argumentaire repose sur un constat de fait : la priorité actuelle donnée aux métiers des armes exclut de facto une catégorie de citoyens pourtant qualifiés, mais jugés « inaptes » aux rigueurs physiques du front. Pour l’auteur de la lettre, l’État doit corriger ce déséquilibre par des mesures compensatoires dans les secteurs civils.

« Les personnes handicapées sont des citoyens à part entière. Elles ont les mêmes aspirations : vivre une vie épanouie et être incluses dans la société, martèle l’auteur, rappelant que le handicap ne doit plus être synonyme d’éviction systématique des processus de recrutement.

L’inclusion comme moteur de développement

Par ailleurs, loin de solliciter une simple aide sociale, le plaidoyer met en avant le potentiel productif de cette frange de la population. L’idée est de transformer la vulnérabilité en levier de croissance. Nassamoudouboumoutari souligne aussi que le Niger, signataire de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées, a l’obligation de promouvoir leur autonomie économique.

L’auteur propose également une approche pragmatique :

  • Un recrutement spécial : réservé aux personnes handicapées en fonction de leurs diplômes.
  • Ciblage stratégique : prioriser les postes administratifs ne nécessitant pas d’aptitudes physiques particulières.
  • Reconnaissance : faire de l’emploi un geste de gratitude pour leur résilience.

 

Saluer les acquis pour mieux avancer

Tout en formulant cette demande audacieuse, la lettre salue les avancées déjà réalisées par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) et le gouvernement de transition, notamment en matière d’éducation inclusive. L’intégration des enfants handicapés dans les écoles publiques est perçue comme un socle sur lequel doit désormais s’appuyer l’insertion professionnelle.

Pour les observateurs à Niamey, cette sollicitation arrive à un moment charnière où le régime cherche à consolider l’unité nationale. Répondre favorablement à cet appel enverrait un signal fort : celui d’un Niger souverain qui valorise chacun de ses talents, indépendamment de ses capacités physiques.

Niger : Kornaka investit ses fonds propres pour l’éducation primaire

Dans un contexte national marqué par la recherche de souveraineté et la « refondation » des services publics, la commune de Kornaka, située dans la région de Maradi, vient d’illustrer concrètement la montée en puissance de l’investissement local. En effet, ce vendredi 23 janvier 2026, l’exécutif communal a procédé à la remise officielle de 100 table-bancs réhabilités au profit de l’enseignement primaire.

 

Le choix des « fonds propres »

La particularité de cette opération réside dans son financement : la commune a puisé dans ses propres fonds pour redonner vie à ce mobilier scolaire. En évitant d’attendre l’appui de partenaires extérieurs ou de l’État central, Kornaka affirme ainsi une volonté d’autonomie administrative et financière de plus en plus encouragée par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).

L’Administrateur Délégué de la commune, l’Adjudant-Chef Abdoulaye Na Allah, a présidé la cérémonie dans l’enceinte de la mairie. Dans son allocution, il a insisté sur la dimension civique de cet investissement. Il a également exhorté les directeurs d’écoles et les élèves à une « préservation durable » de ces équipements, rappelant que chaque franc investi provient de l’effort collectif de la collectivité.

Ville Kornaka
© Ville Kornaka

L’école, pilier de la refondation nigérienne

Par ailleurs, l’inspecteur de l’enseignement primaire, réceptionnaire du lot, a salué une initiative qui vient soulager des classes souvent surchargées ou sous-équipées. Il a aussi promis une gestion « responsable et rationnelle » du matériel, garantissant que ces table-bancs serviront exclusivement au confort et à l’apprentissage des élèves.

Au-delà de l’aspect matériel, cet acte s’inscrit dans la vision globale de Niamey : préparer l’avenir en responsabilisant les échelons locaux. Pour Kornaka, investir dans l’éducation sur fonds propres n’est pas seulement une réponse à un besoin technique, c’est un acte de solidarité politique avec la transition nigérienne.

Niger : Ali Mahamane Lamine Zeine reçoit le REFAMP à Niamey

À Niamey, Ali Mahamane Lamine Zeine mobilise l’expertise féminine pour la « refondation ».

 

Niamey, 23 janv. 2026 – Au Niger, la « refondation » ne se fera pas sans les femmes d’expérience. En effet, le Premier ministre et ministre de l’Économie et des Finances, Ali Mahamane Lamine Zeine, a reçu jeudi 22 janvier à Niamey une délégation de haut niveau du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires (REFAMP/Niger).

Conduite par sa première vice-présidente, Mme Moussa Fatimata, cette rencontre officielle marque aussi la reconnaissance par les autorités de transition (CNSP) du rôle stratégique des anciennes et actuelles dirigeantes dans l’appareil d’État.

CNSP
© CNSP

Un « brain-trust » au service du CNSP

Le REFAMP n’est pas une association civile ordinaire. Il regroupe l’élite politique féminine du pays : ministres, parlementaires, ambassadrices et membres du Conseil consultatif pour la refondation. D’ailleurs, pour le Premier ministre, ce réseau constitue un vivier d’expertises en matière de conception et de mise en œuvre des politiques publiques.

« Le gouvernement et le CNSP ont toujours été à l’écoute de ces femmes de talent, pleines d’expérience », a souligné Mme Moussa Fatimata à l’issue de l’audience. Par ailleurs, ce nouveau bureau, reconduit lors de l’assemblée générale du 11 janvier, entend mettre son capital intellectuel au service de la transformation sociale du pays.

 

L’ambition régionale : cap sur l’AES

Au-delà des frontières nigériennes, le REFAMP voit grand. Les discussions ont porté sur le renforcement de l’influence du réseau au sein de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). En outre, l’objectif est explicite : intégrer l’expertise féminine dans le développement de la zone du Liptako-Gourma, région charnière pour la sécurité et l’économie du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

CNSP
© CNSP

Un centre de capacités pour la relève

L’un des points concrets de l’échange a concerné l’infrastructure. Si l’État a déjà octroyé un terrain au réseau, le REFAMP sollicite désormais un appui pour l’édification d’un centre de renforcement de capacités. Ce projet à long terme vise à :

  • Transmettre les « bonnes pratiques » de gouvernance aux jeunes générations.
  • Former les futures leaders féminines.
  • Vulgariser le contenu de la « refondation » auprès des femmes et des filles sur l’ensemble du territoire.

En somme, en recevant ces femmes d’influence, Ali Mahamane Lamine Zeine consolide une alliance stratégique. Il s’agit aussi de transformer le « retour d’expérience » de ces cadres en un levier de légitimité et d’efficacité pour les réformes structurelles en cours au Niger.

À Tahoua : le geste patriotique d’Abdoulaye Maoudeh, 8 ans, pour le FSSP

À Tahoua, l’histoire d’Abdoulaye, 8 ans, « pilote de chasse » en herbe et mécène de la patrie

 

Dans la région de Tahoua, au cœur d’un Niger en pleine mutation sous l’égide du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le geste d’un enfant de 8 ans est devenu le symbole de la ferveur patriotique promue par le régime militaire. En effet, Abdoulaye Maoudeh, élève en classe de CE2, a officiellement remis ce matin une contribution de 1 200 francs CFA au Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (FSSP).

 

Le « sacrifice » de la récréation

Si la somme peut paraître modeste, c’est la méthode de collecte qui a ému l’opinion locale. Selon le récit de son père, le jeune garçon a méthodiquement divisé son budget quotidien en deux : sur les 200 francs CFA reçus chaque matin pour sa récréation, il n’en dépensait que 100, réservant systématiquement l’autre moitié pour l’effort national.

Ce « pacte de solidarité » individuel est né d’une discussion familiale. Après que son père lui a expliqué l’importance de soutenir le pays, l’enfant a pris cet engagement avec une ambition claire pour l’avenir : « Il m’a promis d’être pilote d’avion de chasse pour défendre sa patrie », confie son géniteur.

 

Le FSSP, pilier de la « Refondation »

Lancé par les autorités, le FSSP est devenu l’instrument financier central de la transition. Alimenté par les prélèvements sur les hydrocarbures, les communications et les contributions volontaires, ce fonds poursuit des objectifs multiples :

  • L’armement : L’achat d’équipements militaires pour les Forces de défense et de sécurité (FDS).
  • Le social : la prise en charge des veuves et des orphelins des soldats tombés au front.
  • Le développement : le financement de la grande irrigation et la création d’emplois pour la jeunesse.

Pour Niamey, l’acte du petit Abdoulaye est la preuve que les valeurs de patriotisme et d’engagement pénètrent désormais toutes les couches de la société, dès le plus jeune âge. Dans les écoles comme dans les foyers, la rhétorique de la « sauvegarde de la patrie » s’installe, transformant ainsi chaque franc versé en un acte de résistance et de souveraineté.

Arrestation d’agents de renseignement nigériens à Cotonou

COTONOU, 22 janv. 2026 (JDN) – Les autorités béninoises ont annoncé l’arrestation à Cotonou de plusieurs agents des services de renseignement nigériens, soupçonnés de surveiller les déplacements du président Patrice Talon, a appris JDN jeudi de sources sécuritaires.

Cette opération marque une nouvelle escalade brutale dans la crise diplomatique qui oppose les deux voisins ouest-africains depuis plusieurs mois. Selon des sources policières béninoises, les suspects interpellés n’auraient pas de statut diplomatique officiel et une enquête est actuellement en cours pour déterminer l’ampleur de leur mission sur le territoire béninois.

 

Un cycle de représailles diplomatiques

L’incident s’inscrit dans un climat de méfiance généralisée. Il y a quelques semaines, le Bénin avait déjà expulsé deux officiers du renseignement nigérien en poste à l’ambassade du Niger à Cotonou, bien que ces derniers bénéficiaient d’une couverture diplomatique.

En réaction, les autorités de la transition à Niamey avaient ordonné le renvoi du premier conseiller de l’ambassade du Bénin au Niger. D’ailleurs, ce bras de fer a abouti, le 5 janvier dernier, à la fermeture totale de la représentation diplomatique béninoise dans la capitale nigérienne.

 

Une arrestation dans un contexte régional sous tension

Par ailleurs, les relations entre Porto-Novo et Niamey sont empoisonnées par plusieurs dossiers sensibles :

  • La sécurité frontalière : Niamey accuse régulièrement Cotonou d’abriter des bases militaires étrangères destinées à déstabiliser le Niger.
  • Le pétrole : le différend autour de l’exportation du brut nigérien via le terminal béninois de Sèmè-Kpodji reste un point de friction économique majeur.
  • La rupture politique : depuis le coup d’État de juillet 2023 au Niger, le Bénin est l’un des pays ayant appliqué avec la plus grande fermeté les directives de la Cedeao, bien que l’organisation ait depuis assoupli sa position.

Pour l’heure, ni le gouvernement nigérien ni les services de renseignement de Niamey n’ont officiellement réagi à ces arrestations. Finalement, cette affaire pourrait compromettre davantage les tentatives de médiation entamées par certains chefs d’État de la région pour normaliser les relations entre les deux pays.

Ramadan 2026 : Le gouvernement et les commerçants s’accordent sur les prix

NIAMEY, 22 janv. 2026 (JDN) – Le gouvernement a appelé mercredi les opérateurs économiques à la « solidarité » et au « patriotisme » pour stabiliser les prix des denrées de première nécessité, à quelques semaines du début du mois de Ramadan.

En effet, lors d’une réunion de crise tenue à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger (CCIN), le ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Abdoulaye Seydou, a rencontré les principaux importateurs, grossistes et détaillants du pays. L’objectif affiché par les autorités de la « Refondation » est de prévenir toute spéculation inflationniste durant cette période de pic de consommation.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

Un « pacte de solidarité » contre la spéculation

« Le Ramadan est une période de haute consommation mais aussi de solidarité. Cette ferveur religieuse ne doit pas être entachée par des hausses de prix injustifiées », a martelé le ministre devant un parterre d’acteurs économiques.

M. Seydou a exhorté les commerçants, au nom de la « foi islamique » et de la « souveraineté économique », à éviter l’envolée spectaculaire des prix généralement observée avant le jeûne. En contrepartie, l’État s’est aussi engagé à garantir un approvisionnement régulier des marchés pour éviter toute pénurie artificielle.

À cet effet, le président de la CCIN, Moussa Sidi, a salué ce cadre d’échange, évoquant un « pacte de solidarité » nécessaire pour protéger le pouvoir d’achat des ménages nigériens, déjà éprouvés par un contexte économique régional complexe.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

Ramadan 2026: Contrôles sur le terrain

De leur côté, les opérateurs économiques ont assuré vouloir accompagner l’État, tout en exposant des contraintes logistiques liées à l’approvisionnement. Malgré ces réserves, un engagement de principe a été pris pour maintenir l’accessibilité des produits de base (sucre, huile, céréales).

Le ministre a annoncé qu’il entamerait également dès les prochains jours des « visites de terrain » dans les grandes enseignes et les marchés de Niamey pour vérifier la réalité des stocks et l’affichage des prix.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

En somme, cette rencontre intervient alors que la stabilité des prix est devenue un enjeu de paix sociale majeur pour le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).

Niger : Bank of Africa et l’État misent sur le financement agricole

Le Niger explore de nouveaux leviers de financement pour son secteur agricole, pilier central de son économie et de sa stratégie de souveraineté alimentaire. Ce mercredi 21 janvier 2026, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, Bakary Yaou Sangaré, a présidé, au cabinet du Premier ministre, une séance de travail dédiée à la mobilisation de ressources financières en faveur de l’agriculture.

Une rencontre stratégique pour le financement agricole

Cette rencontre de haut niveau a réuni une délégation du groupe Bank of Africa (BOA), conduite par son directeur général, Amine Bouabid, ainsi que plusieurs institutions nationales intervenant tout au long de la chaîne de valeur agricole. Elle s’inscrit dans la continuité d’une mission de la BOA au Niger et traduit une volonté commune de structurer des partenariats durables dans un secteur à fort potentiel.

L’agriculture, pilier de l’économie nigérienne

Représentant le Premier ministre, le chef de la diplomatie nigérienne a dressé un état des lieux du secteur agricole, qui contribue à près de 40 % du produit intérieur brut. Il a mis en avant les atouts structurels du pays, notamment l’étendue des terres cultivables et l’existence de ressources en eaux souterraines, tout en rappelant les contraintes persistantes liées aux chocs climatiques et à la variabilité des saisons.

Pour les autorités nigériennes, l’agriculture dépasse le simple cadre économique. Elle constitue également  un axe stratégique majeur de la vision de refondation nationale, avec pour objectif affirmé de renforcer l’autonomie alimentaire et de réduire la dépendance extérieure.

Les institutions nationales exposent leurs priorités

Les responsables des institutions spécialisées — parmi lesquelles le Conseil national de la recherche agronomique, la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles, l’Association des ingénieurs agricoles du Niger, la société Riz du Niger et l’ICRISAT — ont aussi présenté leurs priorités opérationnelles, leurs besoins de financement et leurs perspectives de développement.

Bank of Africa ouverte à un appui financier structuré

À l’issue des échanges, le directeur général de Bank of Africa a salué la qualité des interventions et exprimé l’intérêt du groupe bancaire pour un accompagnement ciblé du secteur. Il a également évoqué une approche intégrée, allant du financement des entreprises de transformation et des importateurs de semences jusqu’au soutien direct aux producteurs agricoles.

Cette séance de travail ouvre ainsi la voie à une coopération renforcée entre l’État nigérien et Bank of Africa, avec l’ambition de transformer le potentiel agricole du pays en moteur durable de croissance, d’emplois et de sécurité alimentaire.

Niger : Le Ministre Mohamed Toumba en visite à la Police Nationale

Niamey, 21 janvier 2026 – Le ministre d’État nigérien chargé de l’Intérieur, le général de division Mohamed Toumba, a effectué mercredi une visite de travail à la Direction générale de la Police nationale (DGPN), à Niamey, dans le cadre d’une tournée de prise de contact avec les services placés sous sa tutelle.

Cette visite intervient en début d’année 2026, alors que les autorités nigériennes affichent la sécurité des personnes et des biens comme l’une de leurs priorités majeures.

Ministère de l’Intérieur
© Ministère de l’Intérieur

Un état des lieux sans concession

Accompagné de ses collaborateurs, le ministre s’est rendu dans plusieurs services de la DGPN afin de s’informer des conditions de travail des agents et du fonctionnement des structures opérationnelles. Il a notamment visité le Centre des opérations ainsi que la salle de vidéosurveillance de la ville de Niamey, où sont centralisées les images issues du dispositif de surveillance urbaine.

Selon le ministère de l’Intérieur, cette inspection a permis d’évaluer les capacités techniques existantes et d’identifier les besoins en matière de renforcement des moyens.

Ministère de l’Intérieur
© Ministère de l’Intérieur

8 000 records de recrues et des investissements

Depuis 2023, la Police nationale nigérienne a connu une augmentation significative de ses effectifs. le ministre lors d’une réunion avec les responsables de l’institution a rappelé  que le gouvernement a recruté et formé  plus de 8 000 agents au cours des deux dernières années. Les autorités ont également engagé un programme de modernisation des équipements et lancé la construction de nouveaux commissariats afin d’améliorer la couverture sécuritaire sur l’ensemble du territoire.

Ministère de l’Intérieur
© Ministère de l’Intérieur

Appel à la vigilance face aux nouveaux défis

Au cours des échanges, le général Toumba a appelé les forces de police à renforcer leur vigilance face aux défis sécuritaires actuels, notamment la criminalité organisée, le trafic de drogue et la délinquance urbaine, dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes.

« La Police nationale demeure un pilier essentiel pour la protection des citoyens et de leurs biens », a-t-il déclaré, selon un communiqué officiel.

La visite s’inscrit dans une série d’actions annoncées par le gouvernement visant à consolider le dispositif sécuritaire national au cours de l’année 2026.

Niger-Espagne : Gloria Minguez Ropinon nouvelle Ambassadrice à Niamey

Niamey, 21 janvier 2026 – Le ballet diplomatique se poursuit au Palais de la diplomatie nigérienne. En ce milieu de semaine, le cabinet du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur a servi de cadre à un nouvel acte protocolaire de haute importance. En effet, Son Excellence Monsieur Bakary Yaou Sangaré a reçu les copies figurées des lettres de créance de Mme Gloria Minguez Ropinon, nouvelle ambassadrice désignée du Royaume d’Espagne auprès de la République du Niger.

Cette cérémonie, bien que formelle, revêt une symbolique forte. D’une part, elle marque le coup d’envoi officiel de la mission de la diplomate espagnole. D’autre part, elle confirme la vitalité de l’axe Niamey-Madrid dans un paysage international en pleine mutation.

Ministère des Affaires Étrangères du Niger
© Ministère des Affaires Étrangères du Niger

Un accueil placé sous le signe du respect mutuel

Dès les premiers échanges, le chef de la diplomatie nigérienne a tenu à exprimer ses félicitations à la nouvelle représentante du Royaume ibérique. Au-delà des civilités d’usage, Bakary Yaou Sangaré a réitéré une ligne directrice claire de la politique étrangère nigérienne : la volonté de bâtir des partenariats fondés sur le respect mutuel et un dialogue constructif.

Pour le Niger, l’accueil d’une nouvelle ambassadrice constitue une occasion de réaffirmer sa souveraineté tout en demeurant ouvert à une coopération internationale bénéfique aux populations .D’ailleurs, l’accueil, marqué par respect et courtoisie, montre une volonté commune de passer des formalités aux actions concrètes.

Ministère des Affaires Étrangères du Niger
© Ministère des Affaires Étrangères du Niger

Des domaines d’intérêt commun en ligne de mire

Par ailleurs, le Royaume d’Espagne et la République du Niger partagent plusieurs enjeux stratégiques majeurs. Notamment, la gestion des flux migratoires, la sécurité régionale, le développement rural ainsi que la coopération culturelle figurent parmi les priorités communes.

En présentant ses copies figurées, Mme Gloria Minguez Ropinon a exprimé sa satisfaction d’entamer sa mission sur la terre nigérienne. Plus encore, elle a souligné l’engagement de Madrid à aligner son action diplomatique sur les priorités nationales et les orientations stratégiques définies par les autorités nigériennes. Cette précision revêt une importance particulière, car elle répond à l’exigence de Niamey de voir ses partenaires accompagner sa propre vision du développement.

Ministère des Affaires Étrangères du Niger
© Ministère des Affaires Étrangères du Niger

Vers une coopération dynamique et durable

Ce nouveau départ diplomatique laisse entrevoir une consolidation des relations bilatérales. En choisissant une diplomate chevronnée pour le poste de Niamey, l’Espagne démontre clairement l’importance qu’elle accorde à sa relation avec le Niger, pays pivot au cœur du Sahel.

Enfin, la présentation officielle des lettres de créance au Chef de l’État, prévue prochainement, constituera l’ultime étape pour parachever cette accréditation et ouvrir pleinement un nouveau chapitre de la coopération nigéro-espagnole.

Zinder : 2ᵉ conférence APJUA pour le soutien à l’AES

Niamey, 21 janvier 2026 – À seulement une semaine de l’événement, l’effervescence monte dans la cité du Damagaram. La ville de Zinder s’apprête à accueillir, les 28 et 29 janvier prochains, la deuxième édition de la Conférence panafricaine de l’Assemblée Parlementaire des Jeunes Unis d’Afrique (APJUA). Un rendez-vous qui promet de transformer la capitale historique en un épicentre de la pensée révolutionnaire et de l’engagement citoyen.

 

Un cri de rassemblement pour l’AES

Dans ce contexte, le thème choisi pour cette édition ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « La jeunesse africaine debout, soutenons l’Alliance des États du Sahel (AES) ».
Autrement dit, la conférence s’inscrit pleinement dans une dynamique régionale marquée par une volonté affirmée de souveraineté. Ce sommet se veut un espace de réflexion et d’action destiné à soutenir l’intégration portée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Par conséquent, pour les organisateurs, l’enjeu consiste à mobiliser la force vive du continent autour des orientations de l’AES. Mieux encore, ils entendent ériger la solidarité sahélienne en un modèle crédible de résistance et de développement endogène.

Sous l’égide des grandes figures dirigeantes

Cette rencontre historique sera également l’occasion de rendre un vibrant hommage aux figures emblématiques de la lutte pour la dignité africaine. Par ailleurs, la conférence sera placée sous le signe de la mémoire de Mzee Laurent-Désiré Kabila, considéré comme l’une des grandes figures du panafricanisme congolais.
En invoquant son héritage, la jeunesse de l’APJUA entend clairement s’inscrire dans la continuité des combats pour la souveraineté totale du continent.

 

« Conscience – Amour – Travail » : le triptyque du changement

Bien plus qu’une simple conférence, l’événement de Zinder se veut le point de départ d’une nouvelle ère. Guidée par la boussole « Conscience – Amour – Travail », la jeunesse africaine souhaite adresser un message clair au monde : elle ne se contente plus d’observer son destin, elle l’écrit.

Concrètement, durant deux jours, débats, ateliers et plaidoyers se succéderont afin de bâtir « l’Afrique que nous méritons ».
Ainsi, à Zinder, la jeunesse prouvera que l’Afrique de demain ne se rêve pas. Au contraire, elle se construit dès aujourd’hui, par l’engagement, la réflexion et l’action collective.