Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 65 sur 283

Tahoua : Première édition des Doctoriales

Le campus de l’Université Djibo Hamani de Tahoua (UDHT) est devenu, ce mercredi 7 janvier 2026, l’épicentre de la réflexion intellectuelle nigérienne. En lançant la première édition des « Doctoriales », l’institution affirme ainsi son rôle de pilier dans la refondation nationale, déclarant la science au service direct de l’indépendance et de la souveraineté du pays.

 

Un événement historique pour une université en pleine maturité

En effet, sous les voûtes de l’auditorium du Campus II, le Pr Hamidou Talibi Moussa, Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Supérieur, a donné le coup d’envoi de cette rencontre académique d’envergure. Autour d’un thème fort et actuel — « Le Niger face aux défis de la souveraineté : Contribution de la Recherche scientifique » — l’élite intellectuelle de demain s’est réunie pour deux jours de débats intenses.

Le Secrétaire Général a loué la « voyance » des autorités de l’UDHT. Pour lui, cette initiative prouve également que l’université de Tahoua a pleinement conscience de son devoir : être l’éclaireur des consciences et un acteur majeur du développement national.

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La science : bouclier de la souveraineté

Dans le contexte actuel de la Confédération des États du Sahel (AES), la recherche ne peut plus rester confinée dans les tours d’ivoire. C’est le message porté par le Gouverneur de la région de Tahoua, le Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa. Rappelant ainsi que le Niger assume, depuis le 26 juillet 2023, le choix d’une « souveraineté pleine et entière », il a aussi insisté sur la nécessité de mutualiser les intelligences entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Par ailleurs, l’objectif est de transformer les idées académiques en politiques publiques concrètes pour améliorer la vie des populations du Sahel. « Ces recherches doivent s’inscrire dans la vision de l’AES », a martelé le Gouverneur, soulignant que la science est l’outil indispensable pour transformer les ressources naturelles et humaines du pays.

 

42 doctorants pour bâtir le savoir de demain

Le Recteur de l’UDHT, le Pr Hamadou Daouda Youssoufou, a présenté ces doctoriales comme un moment de passage crucial pour les jeunes chercheurs. C’est ici qu’ils confrontent leurs approches, tissent également des liens avec le monde socio-économique et apprennent la rigueur nécessaire à la construction des savoirs.

En outre , le Pr Mohamed Bello Ibrahim, président du comité d’organisation, a détaillé l’architecture de cette jeune École doctorale pluridisciplinaire. Pour sa première promotion, elle compte déjà 42 doctorants répartis dans quatre collèges stratégiques :

  • Sciences économiques et de gestion.
  • Sciences juridiques et politiques.
  • Sciences agronomiques et de l’ingénieur.
  • Sciences de l’éducation et didactique

 

Éthique et rigueur : les mots d’ordre

Au-delà des calculs et des théories, les débats porteront également sur l’éthique et la responsabilité de l’enseignant-chercheur. Les autorités attendent aussi  des doctorants des solutions « durables et réalisables » aux problèmes identifiés sur le territoire.

En clôturant la cérémonie, le Secrétaire Général a rappelé que l’université doit être le laboratoire où se forge la souveraineté. Durant ces 48 heures, les 42 futurs docteurs de Tahoua ne travaillent pas seulement sur leurs thèses ; ils dessinent également, avec rigueur et passion, les contours d’un Niger fier et autonome.

Niger : Un ex-ministre de l’Enseignement Supérieur écroué à Kollo pour viol présumé

L’onde de choc ébranle le monde universitaire et la classe politique nigérienne depuis ce mardi 6 janvier 2026. Un ancien ministre de l’Enseignement supérieur, figure également connue en tant que promoteur d’un établissement privé, dort désormais à la prison civile de Kollo. Il est au cœur d’une instruction judiciaire pour des faits présumés de violation sur une étudiante de son propre établissement.

 

Une chute brutale

Tout commence par le courage d’une jeune femme. Étudiante au sein de l’institut dirigé par l’ancien ministre, elle décide de briser le silence en déposant plainte. Elle accuse l’ex-membre du gouvernement d’avoir abusé d’elle, déclenchant ainsi une machine judiciaire qui ne s’arrêtera plus.

Saisis de l’affaire, les enquêteurs de la Police Judiciaire (PJ) ont procédé à l’audition de l’intérêt préliminaire minutieuse. Par ailleurs, le mardi 6 janvier, le dossier a franchi une étape décisive avec le déferrement du suspect devant le Parquet du Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey (TGI/HC).

 

De l’immunité de façade à la cellule de Kollo

Devant la gravité des accusations, le Parquet n’a pas hésité à requérir l’ouverture d’une information judiciaire. D’ailleurs, le juge d’instruction, après avoir entendu le prévenu lors d’une première audition, a prononcé son inculpation pour viol présumé. Pour garantir la suite de la procédure et prévenir toute pression, le juge d’instruction a délivré un mandat de dépôt.

L’ancien ministre a été transféré sous escorte vers la prison civile de Kollo. Ce passage des salons feutrés de l’administration aux murs de la détention symbolise aussi une volonté de rigueur qui n’a pas échappé à l’opinion publique.

 

Une onde de choc dans l’opinion publique

L’affaire soulève une émotion légitime. Le profil de l’accusé rend le dossier particulièrement sensible : ancien responsable du secteur de l’Enseignement Supérieur et promoteur d’une école privée, il incarnait aussi l’autorité censée protéger et encadrer la jeunesse estudiantine.

L’opinion publique s’interroge sur la sécurité au sein des établissements privés et sur la vulnérabilité des étudiants face à leurs supérieurs hiérarchiques. La justice semble ici vouloir envoyer un signal fort : aucune position sociale, aussi élevée soit-elle, ne peut servir de bouclier contre la loi.

 

La fin de l’impunité pour les notables ?

Si le respect de la présomption d’innocence demeure un pilier du droit nigérien, cette affaire met en lumière la nécessité absolue de protéger les victimes et de leur offrir une réparation à la hauteur du préjudice subi. Pendant longtemps, le statut de certains notables a pu laisser croire à une forme d’immunité.

Aujourd’hui, les observateurs suivent de près l’instruction de ce dossier. Le peuple nigérien assiste à une procédure que la justice mène avec impartialité, rigueur et surtout sans aucune complaisance. C’est la confiance des citoyens envers leurs institutions qui se joue également dans les couloirs du palais de justice de Niamey.

Burkina : Les détails du plan d’assassinat du Capitaine Traoré

Le Burkina Faso a frôlé le chaos dans la nuit du 3 janvier 2026. Dans une déclaration solennelle diffusée le 6 janvier sur la télévision nationale, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a révélé les détails d’un plan d’assassinat visant le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Cette tentative de déstabilisation, orchestrée depuis l’ombre, visait à décapiter le sommet de l’État et à neutraliser les capacités stratégiques du pays.

 

Une opération nocturne millimétrée

 

Les révélations du ministre décrivent un scénario d’une violence extrême. L’assaut devait débuter précisément à 23 heures. Les comploteurs envisageaient deux options pour éliminer le chef de l’État : un assassinat à bout portant ou l’usage d’explosifs placés directement à son domicile.

Mais l’ambition des assaillants ne s’arrêtait pas là. Le plan prévoyait une réaction en chaîne :

  • L’élimination ciblée de plusieurs personnalités militaires et civiles de premier plan.
  • La neutralisation stratégique de la base de lancement des drones, pièce maîtresse de la lutte antiterroriste actuelle.
  • Une phase finale consistant à faciliter l’entrée des forces extérieures pour une opération terrestre de grande envergure.

 

L’ombre de l’ex-président Damiba et des financements extérieurs

 

Selon les preuves présentées par Mahamadou Sana, ce projet criminel aurait été conçu par l’ancien président Henri Damiba. Ce dernier aurait mobilisé un réseau composé de militaires et de civils, soutenu par des moyens financiers conséquents provenant de l’étranger.

L’enquête pointe notamment du doigt des flux financiers en provenance de la Côte d’Ivoire. Un dernier transfert d’environ 70 millions de FCFA aurait été tracé, destiné à la logistique du carburant pour cette tentative de putsch sanglant. Ces révélations soulignent une fois de plus la complexité des menaces auxquelles fait face la transition burkinabè, mêlant trahisons intérieures et ingérences régionales.

 

Un pouvoir sous protection populaire et technologique

 

Ce n’est pas la première fois que le Capitaine Ibrahim Traoré est la cible de tels projets. Depuis trois ans, son engagement pour la souveraineté totale du Burkina Faso lui vaut une opposition féroce de la part de réseaux d’intérêts menacés. Cependant, chaque tentative a jusqu’ici échoué grâce à la vigilance accumulée des services de renseignement et au soutien massif de la population.

Le ministre de la Sécurité a tenu à rassurer les Burkinabè : la situation est totalement sous contrôle. Les enquêtes se poursuivent activement et plusieurs arrestations ont déjà eu lieu afin que tous les complices répondent de leurs actes devant la justice.

 

Appel à la vigilance patriotique

 

Malgré cet échec des putschistes, le gouvernement appelle les citoyens à ne pas baisser la garde. Mahamadou Sana a exhorté la population à rester vigilante et à dénoncer toute tentative d’embrigadement dans des projets visant à saboter la marche du pays vers son développement.

Dans ce climat de tension, le Capitaine Traoré semble plus que jamais déterminé à poursuivre sa politique de refondation, portée également par un peuple qui voit dans chaque complot déjoué une preuve supplémentaire de la nécessité de protéger sa souveraineté.

 

Vers une escalade diplomatique en Afrique de l’Ouest

 

Les révélations du ministre Mahamadou Sana ne manqueront pas de provoquer une onde de choc au-delà des frontières du Burkina Faso. En pointant directement du doigt des flux financiers provenant de la Côte d’Ivoire et en impliquant des réseaux liés à l’ex-président Damiba, Ouagadougou durcit le ton vis-à-vis de ses voisins de la sous-région.

D’ailleurs, cette situation risque d’accentuer la fracture au sein de l’Afrique de l’Ouest pour trois raisons majeures :

  • Une crise de confiance accumulée : L’évocation de transferts de fonds (70 millions de FCFA) depuis l’étranger renforce le sentiment de « complot extérieur » souvent dénoncé par les autorités de la Transition. Cela pourrait geler durablement les canaux de dialogue diplomatique avec Abidjan.
  • La surveillance accumulée des frontières : l’implication de « forces extérieures » dans le plan déjoué pourrait aussi conduire à un contrôle encore plus strict des mouvements de biens et de personnes aux frontières ivoiro-burkinabè, impactant généralement les échanges économiques.

En conclusion, ces révélations transforment une affaire de sécurité intérieure en un dossier diplomatique brûlant. Le Burkina Faso semble désormais privilégier une stratégie de « forteresse souveraine », où la méfiance envers certains voisins devient un axe central de sa politique étrangère.

Agadez : Le Gouverneur Ibra lance les défis sécuritaires de 2026

Le Gouverneur de la Région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a réuni ce mercredi 7 janvier 2026 l’ensemble des acteurs de la sécurité régionale pour un Conseil Ordinaire décisif. Entre bilan de l’année écoulée et nouveaux défis stratégiques, cette rencontre au Gouvernorat a posé les jalons d’une année 2026 placée sous le signe de la souveraineté et de la mobilisation nationale.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un bilan sécuritaire 2025 sous haute surveillance

Par ailleurs, cette réunion a permis aux membres du Conseil de dresser un bilan exhaustif de la situation sécuritaire de l’année 2025. Dans une région aussi vaste et stratégique qu’Agadez, ce passage en revue est essentiel pour ajuster les dispositifs de protection des populations et des biens. Le Conseil a également fait un point précis sur les deux dernières semaines, afin de répondre avec réactivité aux enjeux du moment.

L’instance, qui réunit les chefs des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), le Procureur de la République, le Trésorier régional et le Secrétaire général de la région, a aussi examiné avec attention les indicateurs de stabilité et les zones nécessitant une vigilance accrue.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Vers une mobilisation générale pour la Patrie

L’un des points majeurs de l’ordre du jour a porté sur le projet d’ordonnance relative à la Mobilisation Générale pour la Défense de la Patrie. Ce texte stratégique s’inscrit dans la vision de Refondation portée par le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Pour le Gouverneur, il s’agit en effet de préparer la région à une défense citoyenne et coordonnée, garantissant ainsi la souveraineté nationale face aux menaces extérieures et intérieures.

 

Le binôme FDS-Populations : un gage de succès

Au-delà des aspects purement techniques et législatifs, le Général Ibra Boulama Issa a insisté sur l’importance du facteur humain. Ainsi, en présentant ses vœux pour l’année 2026, il a salué l’engagement sans faille des FDS sur le terrain.

Le Gouverneur a particulièrement mis l’accent sur la collaboration entre les forces de l’ordre et les citoyens :

  • Un lien de confiance : la sécurité ne peut être efficace sans une collaboration étroite avec les habitants.
  • Le renforcement des acquis : les forces ont reçu l’instruction de cultiver cette proximité pour anticiper les risques.
  • Un objectif commun : cette union doit servir de moteur à l’atteinte des objectifs de la Refondation et de la souveraineté.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une synergie d’action réaffirmée

En retour, les membres du Conseil Régional de Sécurité ont exprimé leurs vœux de succès au Gouverneur, réitérant aussi leur disponibilité totale à l’accompagner dans la mise en œuvre de son cahier des charges. Cette atmosphère de cohésion entre l’autorité administrative, judiciaire et militaire envoie un signal fort de stabilité pour l’ensemble de la région d’Agadez en ce début d’année.

Kantché : L’OCRTIS démantèle trois réseaux de drogue à la frontière

Le département de Kantché, dans la région de Zinder, vient d’être le théâtre d’une offensive majeure contre les réseaux criminels transfrontaliers. En effet, entre le 2 et le 3 janvier 2026, les agents de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), appuyés par la police des frontières, ont démantelé trois réseaux de trafic international, marquant un tournant dans la sécurisation de cette zone stratégique.

 

Une opération de précision à la frontière

Tout a commencé par un renseignement précis. Grâce à l’exploitation minutieuse de ces informations, l’antenne départementale de l’OCRTIS de Kantché, en étroite collaboration avec le Poste de Police Frontalier de Dan Barto, a lancé une série de raids ciblés. En 48 heures, les forces de l’ordre ont porté un coup d’arrêt définitif aux organisations qui opèrent entre le Niger et un pays voisin.

Par ailleurs, le bilan de cette intervention est éloquent : les enquêteurs ont démantelé deux réseaux de trafic international à haut risque dans la commune de Dan Barto et un troisième réseau spécialisé dans la cession de drogues dans la commune de Doungou.

Police Nationale
© Police Nationale

Saisies massives : du cannabis aux psychotropes

L’opération a aussi permis l’interpellation de quatre individus, désormais entre les mains de la justice. Mais c’est surtout l’inventaire des produits saisis qui révèle l’ampleur du danger évité pour la santé publique. Les agents ont mis la main sur :

  • 23,36 kg de cannabis, répartis en 64 boules ;
  • 800 comprimés d’Exol et des doses de Tramadol 250 mg, des psychotropes puissants souvent détournés à des fins de toxicomanie ;
  • Deux motos servant au transport rapide des produits ;
  • Une somme de 50 000 nairas et plusieurs téléphones portables, outils essentiels de la logistique criminelle.

 

Le mode opératoire : l’ombre des maisons frontales

De plus, l’enquête a permis de mettre en lumière une stratégie de dissimulation bien rodée. Les trafiquants s’approvisionnaient de l’autre côté de la frontière avant d’acheminer la drogue vers des habitations discrètes situées le long de la ligne frontale.

En fait, ces maisons servaient de bases logistiques et de lieux de stockage. Sous une surveillance étroite des membres du réseau, la marchandise y était entreposée jusqu’à son écoulement total sur le marché local ou régional. Ce système, fondé sur la proximité géographique et la surveillance humaine, a été totalement mis à nu par les services de police.

 

Un appel à la vigilance citoyenne

La Direction Départementale de la Police Nationale de Kantché ne compte pas s’arrêter là. Tout en saluant le succès de cette opération, elle rappelle que la sécurité est une responsabilité partagée. Les autorités appellent la population à redoubler de vigilance et à renforcer sa collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).

En signalant tout mouvement suspect, chaque citoyen devient un acteur de la protection de sa communauté. D’ailleurs, la Police Nationale réaffirme son engagement avec un rappel fort : sa mission première reste la sécurité des personnes et de leurs biens.

Pour signaler tout fait suspect :

  • Numéros verts : 8383 ou 17.

Kandadji : Le barrage de tous les espoirs pour le Niger

Depuis les années 1970, le Niger porte un rêve de béton et d’acier : le barrage de Kandadji. Situé à 180 km en amont de Niamey, ce complexe hydro-agricole n’est plus seulement un chantier de génie civil, mais le symbole d’une nation qui refuse la fatalité pour s’emparer de son destin énergétique et alimentaire.

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Un levier stratégique pour l’indépendance énergétique

Le Niger a fait de Kandadji son ambition majeure pour conquérir sa souveraineté. Ce complexe vise une production de 130 MW d’électricité, une puissance capable de transformer radicalement le paysage énergétique du pays. Aujourd’hui, Kandadji demeure le levier principal pour réduire la dépendance du pays vis-à-vis de ses voisins, offrant enfin au réseau national une source d’énergie stable et autonome.

 

Transformer la terre pour nourrir le peuple

Au-delà de l’électricité, le projet doit transformer l’économie nationale grâce à son volet agricole. Les infrastructures permettront d’irriguer 45 000 hectares de terres, une surface colossale destinée à garantir la sécurité alimentaire du peuple nigérien. Dans une région où le climat dicte souvent sa loi, Kandadji offre la promesse d’une agriculture maîtrisée et d’une croissance durable pour les populations rurales.

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Une relance décisive après des décennies d’attente

Le chemin vers la concrétisation n’a pas été sans embûches. Après de multiples interruptions politiques qui ont freiné son élan, le chantier a connu une relance décisive grâce au partenariat avec l’entreprise chinoise CGGC. Ce regain d’activité s’inscrit dans un calendrier rigoureux qui prévoit une montée en puissance des infrastructures clés sur la période 2025-2029.

 

Le prix du développement : 740 milliards et un défi humain

L’envergure du projet se lit également dans ses chiffres : le coût total s’élève à environ 740 milliards de francs CFA. Un investissement massif qui s’accompagne d’une responsabilité sociale de taille. En effet, le chantier fait face à un défi humain majeur avec la réinstallation de près de 50 000 personnes affectées par les travaux. La réussite de Kandadji se mesurera autant à la puissance de ses turbines qu’à la qualité de l’accompagnement offert à ces communautés.

En somme, Kandadji est bien plus qu’une digue sur le fleuve Niger. C’est l’histoire d’une patience transformée en puissance. En alliant l’énergie à l’agriculture, le Niger ne construit pas seulement un barrage, il bâtit les fondations d’un avenir où la lumière et le pain ne seront plus des incertitudes, mais des droits acquis pour chaque citoyen »

Burkina Faso : 40 tonnes de drogue incinérées à Ouagadougou

Les flammes pour sauver une génération : le Burkina Faso refuse d’être un sanctuaire pour les trafiquants. Ce mardi 6 janvier 2026, une épaisse colonne de fumée s’est élevée dans le ciel de Ouagadougou, emportant près de 40 tonnes de substances illicites saisies à travers le pays. En ordonnant cette incinération massive, l’État burkinabè signe une victoire majeure pour la santé publique et la sécurité nationale, tout en protégeant sa jeunesse d’un poison social.

Comité national de lutte contre la drogue
© Comité national de lutte contre la drogue
Comité national de lutte contre la drogue
© Comité national de lutte contre la drogue

Un brasier à 3,9 milliards de FCFA

Le Comité national de lutte contre la drogue (CNLD) a coordonné cette destruction massive sous l’œil vigilant des autorités judiciaires et sécuritaires. Au total, ce sont précisément 39 137,98 kilogrammes de substances interdites qui ont été livrés aux flammes.

Cette saisie, dont la valeur marchande est estimée à environ 3,9 milliards de francs CFA, témoigne de l’immensité des enjeux financiers que brassent les trafiquants dans la sous-région. Mais, en détruisant ce stock, l’État ne se contente pas de faire de la place dans ses entrepôts, il frappe directement le portefeuille des organisations criminelles.

Comité national de lutte contre la drogue
© Comité national de lutte contre la drogue
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Médicaments de rue et cannabis : les cibles prioritaires

Le détail des produits incinérés révèle les fléaux qui menacent la jeunesse et les populations les plus vulnérables. Les médicaments de la rue constituaient la grande majorité du stock, avec plus de 36 tonnes de ces produits contrefaits ou interdits. Le reste du brasier comprenait plus de 2,2 tonnes de cannabis ainsi que diverses substances psychotropes.

Cette opération est le fruit d’un travail de longue haleine mené sur l’ensemble du territoire par les douanes, les forces de défense et les services spécialisés. Elle met en lumière une coopération interservices de plus en plus efficace pour verrouiller les routes du trafic.

Comité national de lutte contre la drogue
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Un acte de souveraineté et de dissuasion

Marie Denise Sebgo/Drabo, représentant le ministre de la Sécurité, a rappelé que cette incinération publique dépasse le cadre symbolique. Pour le gouvernement, il s’agit d’un acte fort de souveraineté et de prévention. En agissant ainsi, les autorités rappellent que la drogue n’est pas seulement un problème de santé, mais une menace multiforme pour la stabilité sociale et la sécurité nationale.

La destruction de ces produits envoie un signal sans équivoque aux réseaux de distribution : le Burkina Faso ne sera pas une zone de libre circulation pour les stupéfiants.

Comité national de lutte contre la drogue
© Comité national de lutte contre la drogue

Un appel à la vigilance citoyenne

Malgré ce succès, le CNLD rappelle que la victoire finale ne se gagnera pas uniquement par les saisies et les flammes. La lutte contre ce fléau nécessite une mobilisation générale impliquant les institutions, mais aussi les communautés et les familles.

L’objectif est désormais de renforcer la prévention et la vigilance citoyenne pour protéger la jeunesse burkinabè contre les dangers de la consommation de drogues. Cette incinération massive restera gravée comme le symbole d’un combat collectif pour un avenir plus sûr et plus sain.

Niger : Le Ministre des Mines en visite la SOPAMIN et MAZUMAWA

Dans une dynamique de refondation et de suivi rigoureux du secteur extractif, le Ministre des Mines, le Commissaire-Colonel Abarchi Ousmane, a effectué une visite de travail stratégique ce lundi 5 janvier 2026. En effet, en se rendant successivement à la SOPAMIN et chez MAZUMAWA National Gold Company, le ministre réaffirme l’ambition du Niger : transformer ses richesses souterraines en un levier de développement transparent et souverain.

Ministère des Mines
© Ministère des Mines
Ministère des Mines
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SOPAMIN : le gardien du patrimoine minier sous la loupe

La première étape de cette visite a conduit le Ministre au siège de la Société du Patrimoine des Mines du Niger (SOPAMIN). Institution clé de la politique minière, la SOPAMIN assure la gestion et la valorisation des ressources du pays.

Au cours des échanges, le Commissaire-Colonel Abarchi Ousmane s’est imprégné des mécanismes actuels de gouvernance et de gestion. L’objectif affiché par les autorités est clair : faire de la SOPAMIN un véritable fer de lance de la souveraineté économique nationale. Par ailleurs, le ministre a particulièrement insisté sur la nécessité d’une transparence totale dans la gestion des ressources, condition sine qua non pour que le patrimoine minier profite réellement à l’État et aux citoyens.

Ministère des Mines
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MAZUMAWA : L’or nigérien entre rigueur et impact social

La visite s’est poursuivie dans les locaux de MAZUMAWA National Gold Company, l’un des piliers de la production aurifère au Niger. Face aux responsables et aux agents de la société, le ministre a fait le point sur l’état d’avancement des activités de production.

Loin d’une simple visite de courtoisie, le Commissaire-Colonel a aussi rappelé des exigences fermes :

  • Respect des normes : toutes les opérations doivent s’aligner sur les standards de qualité et de sécurité.
  • Sécurisation des opérations : un point crucial pour garantir la continuité de la production dans un environnement protégé.
  • Responsabilité sociale : le ministre a insisté sur l’impact positif que les exploitations minières doivent impérativement avoir sur les communautés locales.

Une refondation minière en marche

D’ailleurs, cette sortie de terrain marque une étape importante dans la volonté du gouvernement de reprendre en main le destin minier du pays. En renforçant le contrôle sur ces deux structures majeures, le Niger affiche ainsi sa détermination à valoriser ses ressources naturelles de manière responsable.

Cette démarche s’inscrit également dans la vision globale de renforcement de la souveraineté nationale. Il ne s’agit plus seulement d’extraire, mais de transformer les minerais en opportunités concrètes pour la refondation économique du Niger.

Niamey : Une formation pour renforcer la paix et la cohésion sociale

Au lendemain d’une immersion réussie avec les acteurs du numérique, la capitale nigérienne poursuit sa transformation structurelle. En effet, ce mardi 6 janvier 2026, l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey a franchi une nouvelle étape en lançant officiellement une formation stratégique destinée aux membres des Commissions Consultatives des Collectivités Territoriales.

Ville de Niamey
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La gouvernance locale au service de la stabilité

Cette session de formation ne se limite pas à un simple exercice académique. Elle s’inscrit dans une volonté profonde de consolider les piliers essentiels de la nation nigérienne : la mobilisation citoyenne, la cohésion sociale et la gouvernance locale. Pour les autorités municipales, ces éléments constituent aussi  le socle de la stabilité et de la Refondation de la République.

Par ailleurs, l’Administrateur Délégué a salué cette initiative qu’il juge stratégique pour l’avenir de la capitale. En renforçant les capacités des commissions consultatives, la ville mise également sur une approche de proximité pour garantir la paix durable.

Ville de Niamey
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Le rôle central des acteurs territoriaux

Le message porté par les autorités lors de cette ouverture est clair : les collectivités territoriales occupent une place centrale dans l’architecture de l’État. Elles servent de relais indispensables pour la territorialisation des politiques publiques.

L’accent est mis sur trois missions prioritaires confiées aux membres de ces commissions :

  • Prévention des conflits : agir en amont pour désamorcer les tensions communautaires au niveau des quartiers et des arrondissements.
  • Promotion du vivre-ensemble : créer des espaces de dialogue pour renforcer les liens entre les différentes couches de la population.
  • Cohésion sociale : Transformer la diversité de Niamey en une force de développement plutôt qu’en une source de division.

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Un engagement pour la Refondation institutionnelle

À travers cette activité, la Ville de Niamey réaffirme son engagement à accompagner la mise en œuvre des réformes institutionnelles portées au plus haut niveau de l’État. Il s’agit de traduire les grandes orientations nationales en actions concrètes et visibles au niveau local.

La promotion de la paix n’est plus seulement une direction administrative, elle devient une compétence exercée par les citoyens eux-mêmes via leurs représentants consultatifs. En investissant dans la formation humaine, Niamey prépare ainsi le terrain pour une coexistence pacifique durable, condition sine qua non de tout développement économique et social.

 

Cap vers une citoyenneté active

En somme, cette formation marque le début d’un cycle où le dialogue et la médiation deviennent les outils principaux de la gestion urbaine. La municipalité affiche ainsi une vision claire : une ville moderne n’est pas seulement faite de béton et d’éclairage public, elle repose avant tout sur la solidité des rapports humains et la confiance mutuelle entre l’administration et ses administrés.

Niamey 2.0 : Journée portes ouvertes pour les influenceurs

Dans une démarche de transparence inédite, la Ville de Niamey a franchi un pas décisif vers la gouvernance ouverte le lundi 5 janvier 2026. En effet, sous l’impulsion du Colonel Boubacar Soumana Garanké, Administrateur Délégué, la mairie a transformé ses couloirs en un espace d’immersion pour les influenceurs et ambassadeurs digitaux de la capitale.

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Briser la glace entre l’administration et le citoyen connecté

Pendant longtemps, les services municipaux ont été perçus comme des labyrinthes administratifs complexes. Pour changer cette donne, la Ville de Niamey a convié les relais d’information et les leaders d’opinion du web à une journée portes ouvertes. En effet, l’objectif est de  permettre aux acteurs du numérique de comprendre les rouages de la municipalité pour mieux les expliquer à leurs communautés respectives.

Cette initiative novatrice ne se contente pas de faire visiter des bureaux. Elle vise également à associer pleinement les forces vives du numérique au processus de développement de Niamey, tout en offrant une visibilité accrue aux procédures administratives souvent méconnues du grand public.

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© ville de Niamey
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Dans les coulisses de la machine municipale

De l’État civil à la Police municipale, aucun service n’a été laissé dans l’ombre. Les participants ont parcouru les directions clés qui rythment le quotidien des Niaméens :

  • Urbanisme et Voirie : comprendre comment l’on délivre un permis de construire ou comment l’on gère les travaux neufs.
  • Cadre de vie : découvrir les défis de l’éclairage public, de la propreté urbaine et de l’assainissement.
  • Prospective et Archives : plonger dans la Direction Générale du Développement pour entrevoir le futur de la cité.

D’ailleurs, cette immersion a permis aux influenceurs de toucher du doigt la réalité des agents qui travaillent sur le terrain, des services domaniaux aux transports urbains, créant ainsi un pont direct entre la décision administrative et la perception citoyenne.

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Naneye-Yarda : le visage de la capitale de demain

Le point d’orgue de cette journée s’est déroulé à l’Hôtel de Ville. En effet, dans une présentation directe et dynamique, le Colonel Boubacar Soumana Garanké a dévoilé les détails du projet Naneye-Yarda. Ce programme incarne l’ambition d’une ville moderne, inclusive et participative.

En expliquant lui-même les enjeux de ce projet, l’Administrateur Délégué a envoyé un signal fort : la municipalité ne se contente plus de gérer, elle communique et engage le dialogue. La Ville de Niamey réaffirme ainsi sa volonté de construire une gouvernance fondée sur la transparence et l’information citoyenne au service de l’intérêt général.

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Une nouvelle ère pour la gouvernance urbaine

Cette journée marque sans doute le début d’une nouvelle ère pour la capitale nigérienne. En transformant les influenceurs en ambassadeurs du développement urbain, Niamey s’assure que ses réformes et ses services atteignent aussi chaque foyer, smartphone en main. La transparence n’est plus un concept, elle devient une pratique quotidienne pour une ville qui se veut au rendez-vous de la modernité.