Niamey, 3 juin 2026 — Dans un contexte de reprise et d’adaptation aux nouvelles règles fiscales, le Directeur général des impôts (DGI), Ali Gazibo Moussa, a reçu, mardi 2 juin, les responsables de la Fédération des Organisations Patronales du Tourisme et de l’Hôtellerie du Niger (FOPATH-Niger). L’audience, tenue au siège de l’administration fiscale, visait à consolider un mécanisme de concertation entre l’État et un secteur jugé stratégique pour la relance économique et l’emploi.
L’entrevue a débuté par des félicitations et des marques de soutien des représentants de la fédération à la nomination récente de M. Gazibo à la tête de la DGI. Les patrons du tourisme et de l’hôtellerie ont, par ailleurs, affiché leur volonté de collaborer au renforcement du civisme fiscal et au développement d’un cadre propice à la relance du secteur, durement affecté ces dernières années par les crises sanitaires et sécuritaires régionales.
Au cœur des échanges, plusieurs demandes concrètes ont été formulées. La FOPATH-Niger a notamment demandé le maintien d’un sursis relatif aux contrôles fiscaux, obtenu en 2025, afin de permettre aux établissements de poursuivre leur redressement. Elle a également sollicité une clarification du taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable aux agences de location de véhicules, source d’incertitudes comptables pour de nombreux opérateurs. Enfin, la fédération a plaidé pour la création d’une équipe dédiée à la formation des personnels du secteur sur les nouvelles mesures fiscales et les réformes en cours.
En réponse, le Directeur général des impôts a salué l’attitude « constructive » de ses interlocuteurs et réaffirmé la volonté de la DGI d’instaurer un dialogue permanent avec les acteurs économiques. Selon lui, un examen attentif des doléances sera conduit « dans le respect des textes en vigueur et des intérêts de l’État ». M. Gazibo a, en outre, marqué son ouverture à des mesures d’accompagnement adaptées, tout en rappelant la nécessité d’équilibrer le soutien au secteur et la préservation des recettes publiques.
Cette rencontre s’inscrit dans une logique de partenariat que la DGI entend développer à l’échelle nationale. Elle illustre ainsi une préoccupation partagée : concilier les exigences budgétaires et le soutien à des filières créatrices d’emplois. Pour les professionnels du tourisme et de l’hôtellerie, l’enjeu est désormais de transformer ces échanges en décisions opérationnelles — notamment à travers un cadre fiscal clair et des actions de formation — susceptibles de lever les freins à l’investissement et à la reprise.
La mise en place d’un groupe technique, associant des représentants de la DGI et de la FOPATH-Niger, pourrait constituer la prochaine étape. Une telle initiative permettrait d’aborder, de façon pragmatique, les questions relatives au calendrier des contrôles, au taux de TVA et aux programmes de renforcement des capacités, avant toute prise de décision formelle. Les acteurs attendent désormais des engagements chiffrés ainsi que des échéances précises afin de mesurer la portée réelle de cette ouverture au dialogue.
La coopération entre le Niger et l’Algérie poursuit sa montée en puissance. En effet, quelques heures après l’inauguration à Niamey d’une centrale électrique de 40 mégawatts offerte par Alger, le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a reçu, mercredi 3 juin, le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, pour une séance de travail consacrée à l’avenir des relations bilatérales entre les deux pays.
Cette audience, tenue au palais présidentiel, intervient dans un contexte marqué par le renforcement des partenariats stratégiques entre les deux voisins sahéliens. Elle a ainsi permis aux responsables nigériens et algériens d’évaluer les progrès réalisés dans plusieurs domaines de coopération et de définir de nouvelles perspectives de collaboration.
Quelques instants auparavant, le chef du gouvernement algérien avait participé, aux côtés de son homologue nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, à la mise en service officielle d’une centrale électrique de 40 mégawatts destinée à renforcer les capacités de production énergétique du Niger. L’Algérie et le Niger ont mené à bien la réalisation de cette infrastructure en un temps record, moins de trois mois après la pose de sa première pierre, le 24 mars dernier, témoignant ainsi de leur volonté commune d’accélérer l’exécution des projets prioritaires.
Une coopération qui s’étend à plusieurs secteurs stratégiques
Au cours des échanges avec le chef de l’État nigérien, les discussions ont porté sur plusieurs secteurs considérés comme essentiels pour le développement économique des deux pays. L’énergie et les hydrocarbures ont naturellement occupé une place centrale. Toutefois, les questions relatives aux infrastructures, à la santé, à la numérisation et aux transports ont également été abordées.
Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider le partenariat impulsé par les présidents Abdourahamane Tiani et Abdelmadjid Tebboune. L’objectif affiché est de porter la coopération nigéro-algérienne à un niveau supérieur, en privilégiant des projets concrets susceptibles de produire des retombées directes sur les économies nationales et les conditions de vie des populations.
Pour Niamey, cette dynamique représente une opportunité de diversifier ses partenariats stratégiques et de renforcer ses capacités dans des secteurs structurants. Quant à Alger, elle s’inscrit dans une politique plus large visant à accroître son influence économique et diplomatique dans l’espace sahélien.
Les deux délégations ont également évoqué la situation sécuritaire et politique de la région. Face aux multiples défis auxquels le Sahel demeure confronté, les responsables nigériens et algériens ont souligné la nécessité de maintenir une concertation étroite en faveur de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du développement. Cette convergence de vues traduit, par ailleurs, le rapprochement progressif entre Niamey et Alger, deux capitales qui cherchent à renforcer leur coordination dans un environnement régional en pleine recomposition.
La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs hauts responsables nigériens, parmi lesquels le ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, le ministre de l’Énergie, Pr Amadou Haoua, le directeur de cabinet du président de la République et porte-parole du gouvernement, Dr Soumana Boubacar, ainsi que des responsables du secteur énergétique, dont la directrice générale de la NIGELEC, Fati Abarchi.
En renforçant leur partenariat, Niamey et Alger ne se contentent plus de multiplier les projets bilatéraux : ils cherchent à inscrire leur coopération dans une dynamique régionale, capable d’influencer les équilibres énergétiques et sécuritaires du Sahel. Reste à savoir si cette volonté affichée se traduira, dans les prochains mois, par des avancées tangibles pour les populations et par une voix commune plus audible sur la scène internationale.
La coopération énergétique entre le Niger et l’Algérie franchit une nouvelle étape. Arrivée depuis le 2 juin 2026 pour une mission de travail à Alger, le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, a multiplié les séances de travail avec le ministre d’État algérien chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, dans le cadre du renforcement du partenariat entre les deux pays dans le secteur pétrolier.
Au cœur des échanges figurait la volonté commune d’approfondir la coopération technique et industrielle entre Niamey et Alger. Les deux responsables ont notamment exploré les pistes de collaboration portant sur le partage d’expériences, le transfert de compétences et l’accompagnement du Niger dans le développement de ses capacités nationales en matière d’exploration, de production et de gestion des ressources pétrolières.
Cette rencontre intervient dans un contexte où le Niger cherche à valoriser davantage son potentiel énergétique afin de soutenir sa croissance économique et de renforcer sa souveraineté dans le secteur des hydrocarbures. Pour l’Algérie, il s’agit également de consolider son positionnement comme partenaire énergétique majeur dans l’espace sahélien, en s’appuyant sur l’expertise reconnue de son groupe national des hydrocarbures, Sonatrach.
L’un des principaux dossiers abordés lors des discussions concerne l’exploitation prochaine du bloc pétrolier de Kafra, situé dans la zone frontalière entre le Niger et l’Algérie. Considéré comme un projet stratégique pour les deux pays, ce gisement pourrait contribuer à dynamiser les investissements énergétiques dans cette région tout en renforçant l’intégration économique entre les deux voisins.
Sonatrach en appui aux ambitions pétrolières du Niger
Grâce à l’expérience accumulée par Sonatrach dans l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures, Alger entend accompagner le développement du secteur pétrolier nigérien à travers une coopération technique renforcée. Cette assistance devrait notamment profiter à la Société nigérienne de pétrole (SONIDEP), qui nourrit l’ambition de devenir, à moyen terme, un acteur producteur d’hydrocarbures et non plus seulement une structure dédiée à la distribution des produits pétroliers.
Cette dynamique traduit également la volonté des autorités nigériennes et algériennes de bâtir un partenariat énergétique durable, fondé sur des intérêts mutuels et des projets structurants. Dans un contexte régional marqué par la recherche d’une plus grande autonomie économique, les deux pays misent sur leurs ressources naturelles et leurs complémentarités pour accélérer leur développement et renforcer leur influence dans le secteur énergétique sahélo-saharien.
À travers ce partenariat en pleine expansion, le Niger et l’Algérie affichent leur volonté de transformer leur proximité géographique en opportunités concrètes de développement et de croissance.
En visite officielle au Niger ce mercredi 3 juin 2026, le Premier ministre algérien, Sami Grieb, a inauguré, aux côtés de son homologue nigérien, une centrale électrique de 40 mégawatts offerte par Alger.
Le ballet diplomatique s’accélère entre Alger et Niamey. En effet, pour la deuxième fois en l’espace de quelques mois seulement, le Premier ministre algérien, Sami Grieb, a atterri ce mercredi 3 juin 2026 dans la capitale nigérienne pour une visite de travail. Accueilli au bas de la passerelle par le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, le chef du gouvernement algérien a effectué ce déplacement avec, au cœur de son agenda, l’inauguration d’une centrale électrique de 40 mégawatts offerte par Alger.
Dès son arrivée à Niamey, le Premier ministre algérien a procédé à l’inauguration de cette centrale, d’une capacité de 40 mégawatts (MW). Intégralement offerte par la République algérienne démocratique et populaire au Niger, elle est conçue pour injecter une énergie cruciale dans un réseau électrique nigérien structurellement déficitaire.
La « diplomatie du mégawatt » contre la crise énergétique
Pour le Niger, confronté à d’importants défis d’approvisionnement énergétique et en pleine phase de refondation industrielle, ce don algérien représente bien plus qu’une simple aide au développement. Il s’agit, en effet, d’une bouffée d’oxygène pour l’économie locale et pour le quotidien des populations de la région de Niamey, souvent éprouvées par les délestages.
En choisissant le terrain de l’énergie, l’Algérie déploie ainsi une stratégie pragmatique. Ce partenariat technique direct permet, par ailleurs, d’acter sur le terrain la volonté commune des deux États de consolider leurs relations bilatérales, en dehors des circuits multilatéraux traditionnels de la région.
« Cette infrastructure témoigne de la solidité des liens fraternels et de la volonté de nos deux nations de bâtir un partenariat stratégique fondé sur des réalisations concrètes », a souligné une source proche des délégations lors de la coupure du ruban symbolique.
Alger et l’Alliance des États du Sahel : le choix du bilatéralisme
Par ailleurs, cette seconde visite de Sami Grieb en l’espace de peu de temps illustre le dynamisme retrouvé de l’axe Alger-Niamey. Alors que le Niger a profondément réorganisé ses alliances régionales au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), Alger maintient et approfondit ses canaux de communication directs avec les autorités de transition nigériennes.
De plus, en investissant dans les secteurs clés du développement et des hydrocarbures, l’Algérie réaffirme son ambition de conserver un rôle central dans les équilibres géopolitiques du Sahel. À travers ce partenariat renforcé avec le Niger, Alger démontre sa capacité à préserver ses relais d’influence dans la sous-région malgré les turbulences diplomatiques qui affectent certains de ses voisins.
Pour Niamey, cette coopération diversifiée offre ainsi de nouveaux leviers de souveraineté économique, consolidant ses infrastructures de base au moment où le pays redessine sa carte diplomatique et commerciale en Afrique de l’Ouest.
Au final, cette visite témoigne du rapprochement croissant entre l’Algérie et le Niger, deux pays qui misent sur une coopération pragmatique pour relever ensemble les défis économiques et énergétiques de la région.
Agadez, 2 juin 2026 – À l’Hôpital régional d’Agadez, les chiffres inquiètent les professionnels de santé mentale. Chaque semaine, le service de psychiatrie accueille une quinzaine de nouveaux patients âgés de 18 à 30 ans souffrant de troubles liés à la consommation de substances psychoactives. Une tendance préoccupante qui met en lumière l’ampleur croissante d’un phénomène touchant particulièrement la jeunesse de cette région stratégique du nord du Niger.
Pour les spécialistes, il ne s’agit plus de cas isolés mais d’une véritable problématique de santé publique dont les conséquences se font sentir sur les familles, les communautés et l’avenir socio-économique de la région.
Une hausse constante des admissions psychiatriques
Au sein du service de psychiatrie de l’Hôpital régional d’Agadez, les équipes médicales font face à un afflux régulier de jeunes patients présentant des troubles comportementaux, psychologiques et psychiatriques directement liés à la consommation de drogues et d’autres substances psychoactives.
« Chaque semaine, nous recevons une quinzaine de jeunes présentant des troubles liés à la consommation de substances psychoactives. Malheureusement, ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur », alerte Moctar Sidikou Boucar, technicien supérieur en santé mentale.
Selon les professionnels du secteur, cette progression constante des cas constitue un signal d’alarme qui nécessite une mobilisation rapide des autorités sanitaires, des familles et des acteurs communautaires.
Les sites d’orpaillage particulièrement concernés
D’après les observations du personnel médical, la majorité des patients pris en charge sont de jeunes travailleurs évoluant dans le secteur de l’orpaillage artisanal, une activité qui attire chaque année des milliers de personnes dans la région d’Agadez.
Soumis à des conditions de travail éprouvantes, à la précarité et à diverses pressions sociales, certains jeunes se tournent vers des substances psychoactives dans l’espoir d’améliorer leurs performances physiques ou d’échapper aux difficultés du quotidien. Une pratique qui, selon les spécialistes, entraîne souvent une dépendance progressive et des conséquences graves sur la santé mentale.
Les troubles observés vont de l’anxiété sévère aux épisodes psychotiques, en passant par des comportements agressifs, des hallucinations et des pertes de repères pouvant compromettre durablement l’insertion sociale et professionnelle des personnes concernées.
Un défi majeur pour la santé publique
Au-delà des conséquences individuelles, cette situation préoccupe les acteurs de la santé publique qui redoutent une aggravation du phénomène si des mesures fortes ne sont pas prises.
Les professionnels de santé soulignent que la consommation de substances psychoactives affecte non seulement les jeunes eux-mêmes, mais également leurs familles et leurs communautés. Elle favorise la déscolarisation, la marginalisation sociale, les conflits familiaux et, dans certains cas, la délinquance.
Face à cette réalité, les spécialistes plaident pour un renforcement des campagnes de sensibilisation, une meilleure prise en charge des personnes dépendantes ainsi qu’une intensification de la lutte contre la circulation des drogues dans la région.
Préserver la jeunesse d’Agadez
Pour les responsables sanitaires, la réponse doit être à la fois préventive, éducative et sécuritaire. Ils appellent à une implication accrue des autorités administratives, des leaders communautaires, des organisations de jeunesse et des familles afin de protéger les jeunes contre les dangers liés à la consommation de substances psychoactives.
Alors que les admissions continuent d’augmenter au service de psychiatrie de l’Hôpital régional d’Agadez, les professionnels de santé lancent un avertissement : sans une mobilisation collective et durable, cette crise silencieuse risque de compromettre l’avenir de toute une génération dans une région déjà confrontée à de nombreux défis économiques et sociaux.
Arlit, 2 juin 2026 – Les premières grandes pluies de l’hivernage 2026 ont déjà laissé des traces visibles dans la ville d’Arlit. Inondations d’écoles, salles de classe impraticables, maisons envahies par les eaux et infrastructures menacées d’effondrement : la cité minière du nord du Niger fait face à une situation préoccupante qui a conduit les autorités administratives à réagir sans attendre.
Face à l’ampleur des dégâts provoqués par les fortes précipitations enregistrées ces derniers jours, le préfet du département d’Arlit, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, a effectué les 1ᵉʳ et 2 juin une vaste tournée de terrain dans les zones les plus touchées. Accompagné des autorités municipales ainsi que des responsables de la Protection civile, il s’est rendu dans plusieurs établissements scolaires et quartiers affectés afin d’évaluer les conséquences des intempéries et de définir les mesures d’urgence à mettre en œuvre.
La délégation préfectorale a notamment visité plusieurs établissements d’enseignement, parmi lesquels des écoles primaires, le CEG 3 et le CES Sanda Maigari. Sur place, le constat est alarmant. Dans plusieurs écoles, les eaux de ruissellement ont envahi les cours et certaines salles de classe, compliquant considérablement l’accès aux infrastructures éducatives.
À quelques semaines seulement des examens de fin d’année, cette situation suscite une vive inquiétude parmi les responsables éducatifs et les parents d’élèves. Dans certains établissements, des mares d’eau stagnante entourent les bâtiments scolaires. Ces accumulations sont notamment liées à l’absence de remblayage sur certains sites ayant récemment bénéficié de travaux de construction de salles de classe. Pour les autorités, l’enjeu est désormais d’éviter toute perturbation du calendrier scolaire.
« L’objectif principal demeure la création des meilleures conditions possibles pour permettre aux élèves de poursuivre normalement leurs études et de composer dans un environnement sécurisé », a insisté le préfet lors de ses échanges avec les responsables locaux.
Au-delà des établissements scolaires, plusieurs secteurs de la ville subissent également les conséquences directes des intempéries. Les fortes pluies ont provoqué une importante accumulation des eaux dans certains quartiers, rendant la circulation difficile et exposant de nombreuses habitations à des risques majeurs.
Selon les constats effectués sur le terrain, les fortes pluies ont déjà inondé plusieurs maisons, tandis qu’elles ont fragilisé d’autres habitations qui présentent désormais des signes inquiétants de dégradation structurelle. Par ailleurs, les eaux de ruissellement et l’érosion des sols menacent directement certaines infrastructures d’effondrement.
Pour de nombreuses familles, ces premières pluies de la saison constituent déjà une épreuve alors que l’hivernage ne fait que commencer.
À l’issue de l’évaluation de la situation, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane a donné des instructions fermes aux services compétents afin d’engager des interventions rapides.
La Protection civile a ainsi lancé sans délai des opérations de drainage et d’assainissement dans les établissements scolaires touchés. De son côté, la mairie d’Arlit renforce son intervention à travers l’aménagement provisoire des zones les plus exposées et la mise en place de solutions destinées à faciliter l’évacuation des eaux.
Grâce à cette mobilisation, les autorités entendent limiter les dégâts, protéger les populations et préserver la continuité des services publics essentiels.
Une vigilance renforcée pour le reste de l’hivernage
Après sa tournée de terrain, le préfet a réaffirmé la détermination de l’administration départementale à suivre de près l’évolution de la situation météorologique et à coordonner les réponses avec l’ensemble des acteurs concernés.
Cette visite illustre la volonté des autorités administratives et municipales d’apporter une réponse rapide aux préoccupations des citoyens. Elle témoigne également de la nécessité de renforcer les infrastructures de drainage et les dispositifs de prévention dans une région régulièrement confrontée aux défis liés aux fortes pluies.
Alors que la saison des pluies s’installe progressivement dans le nord du Niger, les regards restent désormais tournés vers l’évolution des conditions météorologiques. À Arlit, l’urgence est claire : protéger les populations, sécuriser les infrastructures et garantir la poursuite normale des activités scolaires malgré les caprices de l’hivernage.
Le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, a entamé ce mardi une visite de travail à Alger. Au menu des discussions avec son homologue Mohamed Arkab : la relance du méga-projet TSGP vers l’Europe et le déploiement de la Sonatrach au Sahel.
Alger, 2 juin 2026 – C’est un ballet diplomatique aux forts relents d’or noir et de gaz naturel qui se joue à Alger. Ce mardi 2 juin, le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, a atterri à l’aéroport international Houari-Boumediene à la tête d’une importante délégation composée de cadres de son ministère et de la Société nigérienne du pétrole (Sonidep). Accueilli par le ministre d’État algérien chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, ce déplacement officiel marque une nouvelle étape dans le rapprochement énergétique entre les deux voisins, sous l’impulsion des chefs d’État Abdelmadjid Tebboune et Abdourahamane Tiani.
Le TSGP au cœur des discussions entre Alger et Niamey
Le cœur politique de ce voyage réside dans la participation de la délégation nigérienne à la 5ᵉ réunion ministérielle du Comité de pilotage du projet de gazoduc transsaharien (Trans-Saharan Gas Pipeline, TSGP). Ce serpent de mer de l’intégration énergétique africaine, long de plus de 4 100 kilomètres, ambitionne de relier les gisements du Nigeria à la côte algérienne via le territoire nigérien, avec pour objectif final d’approvisionner le marché européen d’ici à 2027.
Après des années de stagnation et de doutes sécuritaires, les premiers coups de pioche du tronçon nigérien, annoncés en début d’année, trouvent ainsi une accélération protocolaire décisive.Signé une première fois à Alger le 28 juillet 2022, relancé par un accord tripartite en février 2025, puis confirmé en février 2026 par les présidents Abdelmadjid Tebboune et Abdourahamane Tiani, ce projet de 13 milliards de dollars vise à transporter près de 30 milliards de m³ de gaz par an vers l’Europe.
Au-delà de la dimension régionale du gazoduc, les discussions bilatérales entre MM. Tini et Arkab se concentreront sur des intérêts industriels immédiats, au premier rang desquels figurent les activités de la compagnie nationale algérienne Sonatrach au Niger. D’ailleurs, le géant algérien des hydrocarbures, qui avait dû mettre en sommeil certains de ses projets sahéliens en raison de l’instabilité politique, a concrétisé ces derniers mois son retour sur le bloc pétrolier de Kafra, situé dans le nord du Niger, près de la frontière algérienne.
« Pour Niamey, l’expertise technique d’Alger est une ressource inestimable pour maximiser sa production nationale. Pour Alger, stabiliser sa présence pétrolière au Niger est un impératif géostratégique face à la concurrence internationale », décrypte un expert des flux énergétiques africains.
Alger-Niamey : le pari d’un leadership énergétique africain
Par ailleurs, le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, entend mener à bien ce projet afin de générer des débouchés concrets pour le Niger, avec des emplois et des retombées économiques directement profitables aux Nigériens, dans le strict respect de la souveraineté du pays. Ces revenus sont d’ailleurs jugés vitaux pour financer le programme de refondation nationale du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).
En consolidant cet axe Alger-Niamey, les deux nations tentent ainsi d’imposer un leadership énergétique endogène au cœur d’une sous-région en pleine reconfiguration politique. De plus, cette coopération renforcée pourrait également contribuer à accélérer l’intégration énergétique régionale tout en consolidant la souveraineté économique des États concernés.
Niamey, 2 juin 2026 – Après une première étape à Lagos auprès du géant nigérian, le nouveau président béninois Romuald Wadagni a été accueilli ce mardi par le général Tiani. Une offensive diplomatique de haut vol pour rompre deux ans de blocus et de contentieux frontaliers.
C’est une séquence que les chancelleries de la sous-région n’auraient pas osé imaginer il y a encore quelques mois. Ce mardi 2 juin, sous un soleil de plomb, les grands axes de Niamey s’étaient parés des drapeaux vert, jaune et rouge du Bénin pour saluer le passage d’un cortège historique. Sur le tarmac de l’aéroport international Diori-Hamani, le président béninois fraîchement investi, Romuald Wadagni, a été accueilli avec les honneurs militaires par le chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, devant des centaines de ressortissants béninois massés pour l’occasion.
Entré en fonction le 24 mai dernier, le successeur de Patrice Talon a choisi la vitesse pour imprimer sa marque. Après avoir négocié un premier pivot stratégique, ce lundi, à Lagos avec les autorités nigérianes, Romuald Wadagni consacre son deuxième déplacement au Niger. Il s’agit d’ailleurs de la toute première fois qu’un chef d’État béninois foule le sol nigérien depuis le coup d’État du 26 juillet 2023.
Les prémices de cette décrispation s’étaient déjà dessinées lors de l’investiture de Romuald Wadagni à Cotonou, où le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, avait fait le déplacement. Lundi soir, la télévision publique RTN a d’ailleurs diffusé des reportages insistant sur « les relations séculaires » entre deux « peuples frères », signifiant ainsi que le temps de l’affrontement était révolu.
La rupture s’était brutalement matérialisée au lendemain du putsch contre le président Mohamed Bazoum. En appliquant à la lettre l’embargo initial imposé par la Cedeao et en agitant la menace d’une intervention armée, l’administration Talon était devenue la bête noire du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Si Cotonou avait rouvert sa frontière dès février 2024, le Niger avait, quant à lui, obstinément maintenu son blocus, invoquant des « raisons de sécurité » et accusant le Bénin d’abriter des installations militaires françaises destinées à le déstabiliser – des allégations toujours rejetées en bloc par les autorités béninoises.
Derrière les sourires protocolaires de Niamey, le pragmatisme économique et le réalisme sécuritaire dictent ce rapprochement. En effet, le nœud gordien des discussions repose sur le fonctionnement du pipeline géant acheminant le brut nigérien d’Agadem jusqu’au port béninois de Sèmè-Kpodji. Les blocages à répétition et les tensions politiques avaient grippé ce corridor d’exportation vital : le Niger a un besoin impérieux de recouvrer ses revenus pétroliers, tandis que le Bénin dépend des droits de transit pour alimenter ses caisses publiques.
Le second volet, indissociable du premier, concerne la sécurité. Le nord du Bénin subit de plein fouet les incursions meurtrières de groupes djihadistes armés venus du Sahel. Les échanges entre le général Tiani, figure de proue de l’Alliance des États du Sahel (AES), et le président Wadagni visent donc à jeter les bases d’une coopération militaire le long de leur frontière commune, en particulier dans la zone du parc W, un sanctuaire écologique devenu progressivement une zone de non-droit.
L’offensive diplomatique de Romuald Wadagni ne s’arrêtera pas là. Dès la fin de ses entretiens à Niamey, il s’envolera pour Ouagadougou afin d’y rencontrer le capitaine Ibrahim Traoré, avant de poursuivre sa route vers Lomé, Abidjan et Accra. En choisissant le dialogue direct plutôt que la politique de la chaise vide, le nouveau dirigeant béninois tente ainsi de redessiner les équilibres régionaux. Reste à savoir si cette diplomatie des premiers jours se traduira rapidement par l’acte le plus attendu par les populations : la réouverture effective de la frontière terrestre aux marchandises.
Niamey, le 2 juin 2026 – Après une première étape à Lagos, au Nigeria, ce lundi, le président Romuald Wadagni, fraîchement investi à la tête du Bénin, poursuit sa tournée diplomatique en Afrique de l’Ouest. Ce mardi, il est attendu à Niamey, au Niger, avant de se rendre à Ouagadougou, au Burkina Faso. Cette série de déplacements, qui le mènera également au Togo et en Côte d’Ivoire, marque une volonté manifeste : renouer le dialogue et renforcer les liens régionaux.
Niamey : une visite historique après la crise diplomatique
La visite de Romuald Wadagni au Niger apparaît comme un symbole fort. En effet, depuis juillet 2023 et la crise diplomatique qui a opposé les deux pays, aucun chef d’État béninois n’avait foulé le sol nigérien. La capitale, Niamey, a d’ailleurs mis les petits plats dans les grands pour accueillir son hôte : décorations, protocole renforcé et population en attente de signes concrets.
Au-delà des gestes protocolaires, les citoyens des deux pays espèrent que cette rencontre ouvrira la voie à une détente durable entre Cotonou et Niamey. Parmi les enjeux les plus pressants figurent la réouverture de la frontière, fermée depuis des mois, et la relance des échanges, fortement affectés par cette situation. Cette fermeture pèse, en effet, lourdement sur les échanges commerciaux ainsi que sur les familles séparées par cette décision.
Ouagadougou : un message de stabilité dans un contexte régional tendu
La suite du voyage mènera le président Wadagni à Ouagadougou, où les défis sécuritaires et politiques seront sans doute au cœur des discussions. Le Burkina Faso, comme le Niger, traverse une période de transition politique et de tensions régionales. Dans ce contexte, la présence du nouveau dirigeant béninois pourrait également envoyer un signal d’apaisement et de coopération renforcée dans un Sahel en proie à l’instabilité.
Une tournée aux enjeux économiques et géopolitiques
Cette série de visites n’est pas anodine. Le Bénin, sous la présidence de Patrice Talon, avait parfois adopté une posture plus réservée vis-à-vis de ses voisins. Avec Romuald Wadagni, c’est une nouvelle dynamique qui semble se dessiner, celle d’un pays ouvert au dialogue et soucieux de son ancrage régional.
Par ailleurs, les observateurs soulignent que cette tournée pourrait également relancer des projets économiques communs, notamment dans les domaines du commerce transfrontalier, de l’énergie et des infrastructures. La réouverture des frontières avec le Niger, si elle se concrétise, constituerait un premier pas significatif dans cette dynamique.
Si les étapes de Niamey et de Ouagadougou sont les plus symboliques, les prochaines visites au Togo et en Côte d’Ivoire ne seront pas moins importantes. Ces deux pays, partenaires historiques du Bénin, pourraient aussi bénéficier d’une relance des échanges et d’une coordination accrue sur des dossiers tels que la sécurité régionale ou les grands projets d’intégration économique.
Un nouveau chapitre pour le Bénin en Afrique de l’Ouest ?
À peine une semaine après son investiture, Romuald Wadagni montre déjà sa volonté de placer le Bénin au cœur des dynamiques ouest-africaines. Reste à savoir si ces visites, aussi symboliques soient-elles, se traduiront par des avancées concrètes sur le terrain.
Une chose est sûre : l’Afrique de l’Ouest observe avec attention les premiers pas de ce nouveau dirigeant, dont la diplomatie pourrait, à terme, redessiner les équilibres régionaux.
Niamey, 1er juin 2026 — Dès les premières heures de la matinée, la cour du CEG Francophonie, dans l’arrondissement communal Niamey I, a pris des allures particulières. Alignés avec discipline sous le regard attentif de leurs enseignants, des centaines d’élèves ont participé à la traditionnelle montée des couleurs. Mais ce lundi n’était pas un jour ordinaire. L’établissement accueillait la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Dr Élisabeth Shérif, dans le cadre de l’initiative gouvernementale « Une semaine, une école ».
Au son de l’hymne national, L’Honneur de la Patrie, repris en chœur par les élèves, puis de celui de la Confédération de l’AES, l’émotion et le sentiment d’appartenance nationale étaient palpables. Dans une école où les résultats académiques figurent parmi les plus remarquables de la capitale, la visite ministérielle s’inscrivait dans une double démarche : encourager l’excellence scolaire et renforcer l’éducation citoyenne auprès des jeunes générations.
Le choix du CEG Francophonie n’a rien d’un hasard. L’établissement s’est distingué lors de la session 2025 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) en enregistrant un taux de réussite supérieur à 74 %, un résultat qui le place parmi les établissements les plus performants du pays.
Après la cérémonie des couleurs, la directrice de l’établissement a présenté les principales caractéristiques de son école, mettant en avant les performances réalisées malgré les défis quotidiens auxquels le système éducatif reste confronté.
Pour les responsables du ministère, ce type de résultat démontre qu’avec une bonne organisation, l’engagement des enseignants et la détermination des élèves, l’excellence demeure accessible.
Accompagnée de l’Administratrice déléguée de l’arrondissement communal Niamey I, des cadres centraux et déconcentrés du ministère, ainsi que des représentants des syndicats et de l’Association nationale des parents d’élèves, la ministre a voulu aller au-delà des discours officiels.
L’objectif de l’initiative « Une semaine, une école » est précisément de rapprocher les décideurs du terrain afin d’évaluer directement les conditions d’enseignement et d’apprentissage.
Prenant la parole devant les élèves et le personnel éducatif, l’Administratrice déléguée a salué cette démarche qu’elle considère comme un outil précieux pour mieux comprendre les réalités vécues dans les établissements scolaires. Elle a également rendu hommage aux efforts entrepris par le ministère pour améliorer les performances du système éducatif nigérien.
Dans son intervention, Dr Élisabeth Shérif a adressé des mots de reconnaissance aux autorités locales, aux enseignants et à l’administration du CEG Francophonie. Elle a particulièrement félicité la direction et le corps enseignant pour les résultats obtenus lors des derniers examens.
Mais au-delà des performances académiques, la ministre a insisté sur une autre mission essentielle de l’école : former des citoyens responsables.
Face aux élèves, elle a aussi rappelé l’importance du patriotisme, du civisme, de la discipline et du travail bien fait dans la construction du Niger de demain. Dans un contexte de refondation nationale, l’école apparaît plus que jamais comme le lieu où se forgent les valeurs qui guideront les futurs cadres du pays.
La visite s’est poursuivie dans plusieurs salles de classe où la ministre a échangé directement avec les apprenants. À travers conseils, encouragements et messages de motivation, elle a invité les élèves à persévérer dans leurs études et à croire en leur potentiel.
Cette immersion au cœur du quotidien scolaire s’est achevée dans une atmosphère de satisfaction générale. Pour les responsables du CEG Francophonie comme pour les élèves, cette visite constitue une reconnaissance du travail accompli et un encouragement à poursuivre sur la voie de l’excellence.
À travers l’initiative « Une semaine, une école », les autorités éducatives nigériennes cherchent ainsi à renforcer le dialogue avec les acteurs du terrain tout en réaffirmant une conviction forte : la refondation du Niger passe aussi par une école performante, citoyenne et tournée vers l’avenir.