août 2026 - Page 7 sur 8 - Journal du Niger

Niamey : lancement de la 3ᵉ édition du Forum Youth Connekt Sahel

À la veille du sommet sous-régional, le pavillon d’honneur de l’Aéroport Diori Hamani a vu défiler les premiers émissaires des nations sœurs. La capitale nigérienne revêt ses habits de gala.

Le tarmac de l’aéroport international de Niamey a pris des airs de forum des peuples le dimanche 9 août 2026. Sous un ciel dégagé, les fanfares et les poignées de main chaleureuses ont salué le débarquement des premières délégations officielles venues des quatre coins de la sous-région. À la passerelle pour recevoir ces hôtes de marque, le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, M. Sidi Mohamed Almahmoud, a tenu à marquer de son empreinte la bienvenue de la Nation aux diplomates et délégués de cette jeunesse en marche.

Cet accueil protocolaire, mais ô combien fraternel, a donné le coup d’envoi symbolique de la troisième grande messe du Youth Connekt Sahel. Depuis ce matin, les portes du prestigieux Centre international de conférences Mahatma Gandhi ont ouvert pour accueillir ce symposium stratégique. Ainsi, dans les salons comme dans les couloirs du complexe, la fébrilité des grands jours est déjà palpable parmi les organisateurs.

« C’est en scellant l’alliance des savoirs et des volontés juvéniles que notre sous-région bâtira les remparts de son indépendance économique et culturelle. »

Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture
© Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture

Youth Connekt Sahel : innovation, intégration et leadership au cœur du programme

Pendant plusieurs jours, la jeunesse des pays membres et invités entend faire entendre sa voix sur les enjeux cruciaux de l’heure : l’essor de l’innovation locale, l’affirmation d’un leadership autonome et l’approfondissement de l’intégration continentale. Alors que les défis économiques imposent une solidarité accrue entre nos États, cette rencontre internationale s’affirme comme une tribune de premier ordre pour concrétiser les aspirations de la nouvelle génération.

Dans la cité du fleuve, le rassemblement bat désormais son plein. Les autorités de la capitale ont veillé au grain pour garantir le parfait déroulement des assises, qui entendent une fois de plus faire du Niger une terre d’accueil et de dialogue sur la scène africaine.

Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture
© Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture

À Niamey, la jeunesse pelle en main pour bâtir la nation

Mobilisés par dizaines ce dimanche, les bras valides des « Sentinelles de la Patrie » ont troqué la théorie pour les chantiers de la capitale. Entre moulage de béton et reforestation, le patriotisme s’écrit à la sueur du front.

Niamey, 10 août 2026 — Sous un soleil de plomb, mais dans un élan collectif remarquable, les artères de Niamey ont résonné hier au rythme de l’effort populaire. Répondant à l’appel à l’engagement civique soutenu par les édiles municipaux, les militants de l’association « Sentinelles de la Patrie » ont consacré leur journée du dimanche 9 août à une série de travaux d’intérêt public. Loin des longs discours de prétoire, c’est l’action concrète qui a servi de mot d’ordre à cette jeunesse déterminée à prendre en charge son propre avenir.

Dès l’aube, le point de ralliement était fixé dans l’enceinte du Garage municipal. Aux côtés des brigades de l’Action citoyenne pour la reconstruction du Niger (ACRN), les volontaires ont retroussé leurs manches pour confectionner des blocs de pavés destinés aux voies de la cité. Chantiers de gâchage, moules métalliques ainsi que  manutention lourde : le paysage urbain s’est transformé, le temps d’une matinée, en une ruche artisanale où s’est forgé le sentiment d’appartenance nationale.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Aménagement et reboisement autour de la Grande Mosquée de Niamey

L’après-midi a vu les équipes se déployer vers le parvis de la Grande Mosquée de Niamey. Dans ce lieu hautement symbolique, les jeunes patriotes ont procédé à la pose des matériaux fabriqués quelques heures plus tôt, assurant ainsi l’aménagement des voies d’accès au sanctuaire. Dans la foulée, les jeunes ont mis en terre plusieurs dizaines de Plantules afin d’apporter un peu d’ombre et d’oxygène aux fidèles et aux riverains.

« Le patriotisme ne se mesure pas aux mots, mais aux mètres carrés de routes stabilisées et aux arbres que l’on lègue aux générations futures. »

La journée s’est achevée par une vaste opération de salubrité publique le long du tracé de la Ceinture verte. Râteaux et balais en main, les participants ont nettoyé cet espace vital contre l’avancée du désert, rappelant ainsi que la protection de notre environnement constitue le premier rempart du développement. Par cette démonstration de discipline et de travail communautaire, la jeunesse niaméenne prouve que l’édification du pays reste, avant tout, une affaire de bras et de volonté.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Zinder : Un enfant de 11 ans tué par électrocution à Kara Kara

ZINDER, 10 août 2026 — Le drame a frappé une famille de Kara Kara en pleine soirée. À peine âgé de 11 ans, Abdoul Raouf Abdoul Rahim a trouvé la mort après avoir été électrocuté dans le secteur de Garin Malan, à la limite du quartier Kara Kara, dans le 2ᵉ arrondissement de Zinder. Un accident brutal qui laisse une famille dans la douleur et remet au premier plan la question des installations électriques précaires dans les quartiers encore privés du réseau officiel.

La pluie venait de s’abattre sur la ville. L’orage avait grondé au-dessus de Zinder lorsque l’enfant s’est retrouvé au voisinage d’un poteau supportant une ligne destinée à la connexion Wifi. C’est là que le drame s’est produit.

En quelques instants, la vie du garçon a basculé. L’électricité l’a frappé mortellement, ne lui laissant aucune chance. La nouvelle s’est rapidement répandue dans le voisinage, plongeant les habitants de Garin Malan et de Kara Kara dans la consternation.

Les circonstances d’un drame survenu au secteur Garin Malan

Au-delà de la douleur, l’accident met en lumière une situation connue des habitants de cette partie de Zinder. Dans le secteur de Garin Malan, le réseau électrique officiel ne dessert pas encore l’ensemble des habitations. Pour disposer malgré tout de courant, des habitants ont recours à des installations artisanales et à des branchements réalisés en dehors des normes de sécurité.

Des fils sont ainsi tirés d’un point à un autre, parfois à proximité des habitations et des lieux de passage. Lorsque la pluie s’en mêle, ces installations deviennent particulièrement préoccupantes. C’est dans cet environnement que l’enfant a perdu la vie. Le drame rappelle alors une évidence trop souvent oubliée : un câble mal installé, un branchement improvisé ou une installation laissée sans protection peuvent devenir, à tout moment, un piège mortel.

 Le piège mortel des branchements électriques artisanaux

Dans le quartier, l’émotion est vive. Le jeune Abdoul Raouf ne reviendra pas auprès des siens. À la douleur de la disparition s’ajoute désormais une question qui revient sur toutes les lèvres : fallait-il attendre qu’un enfant meure pour mesurer le danger de ces installations ?

Selon les témoignages recueillis après l’accident, l’électrocution serait survenue après le violent orage qui s’était abattu sur Zinder. Les circonstances précises du drame devront toutefois être établies.

Pour les proches de la victime, le constat reste terrible. Un enfant de 11 ans a perdu la vie dans un environnement où l’accès à l’électricité demeure difficile et où les solutions de fortune exposent quotidiennement les populations.

Réseau électrique à Zinder : Le cri d’alarme et la colère des habitants

La mort d’Abdoul Raouf relance donc la question de l’électrification des zones périphériques de Zinder. Les habitants souhaitent l’extension du réseau officiel afin de réduire le recours aux branchements clandestins et de sécuriser les foyers. Ils appellent notamment les autorités compétentes et la Société nigérienne d’électricité (Nigelec) à examiner la situation de ces quartiers et à apporter une réponse durable. Parce que  derrière la demande d’électricité, il y a désormais une autre exigence : celle de la sécurité.

À Kara Kara, le deuil est lourd. Dans la famille d’Abdoul Raouf, comme dans le voisinage, les paroles peinent à couvrir le silence laissé par la disparition du garçon. À 11 ans, il est parti trop tôt, victime d’un danger que les habitants disent avoir signalé depuis longtemps. Son décès vient rappeler, avec une brutalité particulière, que l’absence d’un réseau sûr peut aussi avoir un coût humain.

Zinder : Élisabeth Shérif visite l’école Birni Garçon

Zinder, 6 août 2026 — Certaines écoles ne se résument pas à des salles de classe. Elles racontent une époque, portent la mémoire d’un pays et rappellent les premiers pas d’un système éducatif national. L’École primaire Birni Garçon appartient à cette catégorie d’établissements dont les murs ont vu défiler des milliers d’élèves devenus, au fil des décennies, enseignants, administrateurs, magistrats ou responsables publics.

C’est dans ce lieu chargé d’histoire que la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, s’est rendue mercredi lors de son déplacement dans la région de Zinder. Accompagnée du gouverneur de la région, des responsables du ministère ainsi que  des représentants des Forces de défense et de sécurité, elle a voulu mesurer de près les besoins d’un établissement considéré comme l’un des symboles du patrimoine scolaire nigérien.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Birni Garçon : Témoin d’un siècle d’histoire de l’école nigérienne

Créée en 1910, l’École primaire Birni Garçon figure parmi les plus anciens établissements du pays. Bien avant les grandes réformes éducatives, elle accueillait déjà des élèves appelés à participer à la construction de l’administration et des institutions nationales.

Aujourd’hui, ce patrimoine historique montre les marques du temps. Les bâtiments, longtemps sollicités, nécessitent désormais des travaux afin de continuer à remplir leur mission dans des conditions compatibles avec les exigences de l’enseignement moderne. La visite ministérielle avait précisément pour objectif d’évaluer l’état des infrastructures et d’identifier les interventions prioritaires avant la prochaine rentrée scolaire.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel
Évaluer l’état des infrastructures en vue de la réhabilitation

Par ailleurs, les échanges avec les responsables de l’école et le personnel enseignant ont permis de dresser un tableau des difficultés auxquelles l’établissement reste confronté.

Ainsi, les questions relatives à la réhabilitation des bâtiments, à l’amélioration du cadre de travail et aux besoins pédagogiques ont occupé une place centrale dans les discussions. Pour les autorités, restaurer une école de cette importance revient autant à préserver un héritage national qu’à offrir aux élèves des conditions d’apprentissage adaptées aux exigences actuelles.

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Hommage et soutien au corps enseignant mobilisé sur le terrain

Face au corps enseignant, la ministre a rendu hommage à celles et ceux qui assurent quotidiennement la transmission des savoirs malgré les contraintes rencontrées sur le terrain.

Elle les a encouragés à poursuivre leur mission avec le même sens du devoir, en faisant de la rigueur, du mérite et du service de la Nation les principes directeurs de leur action. Ces valeurs, a-t-elle rappelé, demeurent essentielles pour former des citoyens capables d’accompagner les transformations du pays.

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Sauvegarder le patrimoine scolaire pour bâtir l’avenir de la jeunesse

La visite de Birni Garçon dépasse le cadre d’un simple déplacement administratif. Elle traduit également une volonté de replacer les établissements historiques au cœur des politiques publiques, tout en accélérant leur adaptation aux réalités contemporaines.

Dans un contexte où le Niger cherche à renforcer son système éducatif, la sauvegarde de ces écoles emblématiques apparaît comme un enjeu à la fois culturel et stratégique. Préserver leur héritage, les réhabiliter et leur redonner les moyens de remplir pleinement leur mission, c’est assurer aussi la continuité d’une histoire tout en préparant les générations futures.

À Zinder, l’École primaire Birni Garçon demeure ainsi bien davantage qu’un établissement scolaire : elle reste un repère de la mémoire nationale et un symbole de la permanence de l’idéal éducatif nigérien.

Tahoua : Élisabeth Shérif inspecte le Collège Scientifique

Tahoua, 6 août 2026 — Derrière les murs encore inachevés du futur Collège scientifique de Tahoua se joue une partie importante de la politique éducative nigérienne. En se rendant sur le chantier, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, n’est pas venue pour une simple visite protocolaire. Son déplacement traduit une volonté de suivre, sur le terrain, la concrétisation d’un investissement appelé à former une nouvelle génération d’élèves dans les filières d’excellence.

Dans une région où les besoins en infrastructures scolaires demeurent importants, ce projet est présenté comme l’un des équipements éducatifs les plus structurants. Pour les autorités, il ne s’agit pas seulement d’ériger des bâtiments, mais de créer un environnement capable d’accueillir des enseignements scientifiques dans des conditions modernes.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
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Une inspection ministérielle au plus près des réalités du terrain

Accompagnée des autorités régionales, la ministre a parcouru les différents espaces en construction afin d’apprécier l’évolution effective des travaux. L’objectif était double : mesurer l’état d’avancement des réalisations et vérifier que les ouvrages répondent aux exigences techniques ainsi qu’au calendrier prévu.

L’exercice a également permis de confronter les rapports administratifs à la réalité du terrain. Cette démarche de contrôle s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à assurer un suivi permanent des investissements publics consacrés au secteur de l’éducation.

Au fil de la visite, les responsables techniques ont présenté les différentes phases déjà réalisées ainsi que celles restant à exécuter. Les entreprises mobilisées ont, de leur côté, exposé les défis rencontrés dans la conduite des travaux.

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Une réunion d’arbitrage avec le Gouverneur et les entreprises du BTP

La tournée sur le chantier s’est prolongée par une séance de travail réunissant la ministre, le gouverneur de la région de Tahoua et les responsables des entreprises chargées de l’exécution du projet.

Loin d’un simple échange de courtoisie, la rencontre a servi à dresser un état précis de l’opération. Les discussions ont porté sur les contraintes techniques susceptibles de ralentir le chantier, mais aussi sur les moyens d’y apporter des réponses rapides afin d’éviter tout retard dans la livraison de l’établissement.

La ministre a reconnu les progrès déjà enregistrés et salué le rythme d’exécution observé. Elle a toutefois rappelé que la qualité des ouvrages ne devait en aucun cas être sacrifiée au profit de la rapidité, tout en insistant sur le respect strict des engagements contractuels.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
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Le Collège scientifique, futur levier d’excellence pour la jeunesse du Niger

Le futur Collège scientifique de Tahoua occupera une place particulière dans le paysage éducatif national. Il ambitionne d’offrir aux élèves un cadre d’apprentissage adapté aux disciplines scientifiques et de contribuer également à la formation des compétences dont le pays aura besoin dans les années à venir.

À travers ce projet, les autorités entendent renforcer l’offre éducative spécialisée et améliorer les conditions d’enseignement dans une région en pleine évolution démographique.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel
Respect des délais : l’engagement renouvelé des entreprises

À l’issue des échanges, les entreprises chargées des travaux ont assuré qu’elles poursuivraient le chantier avec la même mobilisation. Elles se sont engagées à respecter les normes de construction ainsi que les délais arrêtés, tout en poursuivant la collaboration avec les services techniques de l’État.

Cette visite ministérielle confirme que les grands projets éducatifs font désormais l’objet d’un suivi rapproché. Pour les pouvoirs publics, chaque infrastructure livrée dans les délais représente un investissement durable en faveur de la jeunesse et un jalon supplémentaire dans la modernisation du système éducatif nigérien.

Niger : Bilan à mi-parcours du Programme de Refondation

Sur directive du ministre d’État, les hauts cadres du ministère de l’Intérieur dressent le bilan mi-parcours de l’action publique. De Moscou à Ouagadougou, l’expertise nationale s’impose à l’international.

NIAMEY, 6 août 2026 — C’est une séance de travail d’une gravité peu commune qui s’est tenue ce mercredi dans les salons du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire. Sous la houlette rigoureuse du Secrétaire général du département, le général de police Ayouba Abdourahmane, le haut commandement administratif a été convoqué au grand complet. Objectif affiché : soumettre à un examen sans complaisance les premières actions engagées dans le cadre du vaste Programme de la Refondation de la République (PRR).

Pendant plusieurs heures de délibérations intenses, gouverneurs, directeurs généraux et coordinateurs d’initiatives étatiques ont passé en revue les résultats du trimestre écoulé. Il s’agissait de mesurer la portée concrète des arbitrages ministériels et, au besoin, de réajuster le tir face aux défis sécuritaires et administratifs qui assaillent encore les contrées les plus reculées de la Nation.

« L’état civil mobile du Niger s’impose aujourd’hui comme une référence incontournable au-delà de nos frontières. »

Par ailleurs, au-delà de l’inspection des affaires internes, cette rencontre de coordination s’est attardée sur le rayonnement diplomatique et technique des agents du ministère au-delà des frontières nationales.

Feuille de route pour le second semestre

À cet égard, les missions de pointe conduites dernièrement à Alger, à Moscou et au Zimbabwe ont occupé une place de choix dans le compte rendu des délégués. En terre zimbabwéenne notamment, la méthode nigérienne en matière d’enregistrement mobile des populations a reçu les éloges des experts du continent, consacrant un savoir-faire souverain érigé au rang de cas d’école.

En outre, le conclave s’est également penché sur la mission stratégique effectuée à Ouagadougou. Axée sur la libre circulation des personnes et la sécurisation des échanges transfrontaliers, cette concertation entre pays voisins marque une étape clé vers la consolidation d’un espace communautaire sûr et solidaire.

Enfin, sur instruction explicite du ministre d’État, cette halte institutionnelle s’est conclue par une série de directives fermes pour les mois à venir. Le mot d’ordre reste l’efficacité du service public et le maillage rigoureux du territoire, garanties ultimes de la stabilité nationale.

Chasse aux gabegies à Niamey : 74 milliards de FCFA recouvrés par la COLDEFF

Le vent semble avoir tourné pour les affairistes et les mauvais payeurs dans notre Niger natal. Mercredi 5 août 2026, dans les salons feutrés du Palais présidentiel, une cérémonie bien particulière s’est tenue sous le regard vigilant des officiers du Conseil suprême. À l’ordre du jour : le premier grand bilan financier de l’opération « Mains propres », menée par la COLDEFF, cet organe d’exception créé pour traquer la délinquance financière et restituer au peuple les biens mal acquis.

En effet, le chiffre, tombé comme un couperet, fait déjà vibrer les sous-sols des ministères et les comptoirs de la capitale : plus de 74 milliards de francs CFA ont été réinjectés directement dans les caisses du Trésor public. Une moisson colossale en monnaie, qui affiche une nette accélération des saisies, avec un bond de 12 milliards en seulement douze mois. Par ailleurs, le recouvrement aurait pu peser davantage : Cependant, ce bilan comptable exclut les parcelles saisies, les flottes de véhicules et les autres biens meubles cédés sous contrainte par des mauvais payeurs pris au piège.

Une sanction pécuniaire plutôt que la prison » : la philosophie du CNSP

Recevant le bureau de la Commission, le chef de l’État a tenu à marquer le coup. Saluant la ténacité des enquêteurs, le pouvoir entend maintenir le cap sans céder aux sirènes des règlements de comptes sanglants ou des spectaculaires procès d’assises. La doctrine officielle se veut pragmatique, presque hygiéniste :

« Notre but n’est pas d’encombrer les geôles de la République. Le châtiment, ici, est pécuniaire. C’est au portefeuille qu’il faut frapper pour panser les plaies de la Nation. »

Au-delà de la fermeté affichée, le pouvoir veille à conserver un semblant de légalité afin de ne pas braquer les partenaires extérieurs en ces temps de vaches maigres. Le sommet somme les mis en cause de rembourser jusqu’au dernier centime, tout en promettant — murmure-t-on — de préserver leur dignité tant qu’ils s’exécuteront.

Reste une interrogation qui anime déjà les fadas de Niamey et les états-majors diplomatiques : où ira cet imposant pactole ? Dans un pays confronté aux rigueurs du climat et aux défis du développement, l’opinion publique attend désormais de voir si ces milliards retrouvés viendront soulager le quotidien des Nigériens. Pour conclure, la COLDEFF ouvre la chasse aux prébendes et promet de poursuivre sans relâche.

Tibiri : le dialogue, nouveau terrain de jeu pour la paix

Tibiri, région de Maradi, 5 août 2026 — Dans les villages, la paix ne se mesure pas seulement à l’absence de coups de feu. Elle se reconnaît aussi à la possibilité pour un agriculteur de retrouver son champ sans crainte, pour un éleveur de conduire son troupeau vers un point d’eau et, surtout, pour deux voisins de régler un différend sans laisser la querelle devenir une affaire d’État.

C’est autour de cette réalité quotidienne que Tibiri a accueilli, mercredi 5 août 2026, une rencontre communautaire consacrée à la prévention et à la gestion des conflits liés à l’utilisation des ressources naturelles partagées.

La rencontre, organisée par la Haute Autorité à la consolidation de la Paix (HACP), a réuni les représentants des autorités administratives et coutumières ainsi que des agriculteurs, des éleveurs, des femmes et des jeunes. Au centre des échanges : la terre, l’eau, les pâturages et les règles qui doivent permettre à chacun d’en tirer sa subsistance sans compromettre celle de son voisin.

Haute Autorité à la Consolidation de la Paix
© Haute Autorité à la Consolidation de la Paix

Quand la terre devient un enjeu de voisinage

Dans une région où l’agriculture et l’élevage font vivre une grande partie des populations, le partage de l’espace n’est jamais une question secondaire. Une piste de transhumance mal respectée, un champ traversé par un troupeau ou un point d’eau disputé peuvent rapidement transformer un désaccord ordinaire en conflit. C’est précisément avant que la tension ne monte que les mécanismes locaux doivent intervenir.

Présent à Tibiri, le président de la HACP, le général de brigade Amadou Diddili, a invité les communautés à faire du dialogue et de la concertation les premiers outils de règlement des différends. L’objectif n’est pas seulement de résoudre les conflits une fois qu’ils sont installés, mais de permettre aux communautés de les désamorcer suffisamment tôt.

Le responsable de la HACP a également transmis les salutations du président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, en soulignant l’attention accordée aux initiatives destinées à renforcer la stabilité et la cohésion sociale.

Haute Autorité à la Consolidation de la Paix
© Haute Autorité à la Consolidation de la Paix
Le dialogue doit primer sur l’affrontement.

À Tibiri, le message est simple : les ressources naturelles peuvent être limitées, mais les solutions ne doivent pas l’être. La terre doit nourrir les cultivateurs. Les espaces pastoraux doivent permettre aux éleveurs de faire vivre leurs troupeaux. Les points d’eau doivent rester accessibles. Entre ces nécessités, les communautés doivent trouver des règles acceptées et respectées par tous.

La HACP mise ainsi sur les acteurs qui connaissent le mieux les réalités du terrain. Les chefs traditionnels, les responsables communautaires, les producteurs, les éleveurs, les femmes et les jeunes ne sont pas de simples spectateurs. Ils constituent les premiers relais lorsqu’une tension apparaît dans une communauté. La prévention commence donc au niveau où naît le problème.

Haute Autorité à la Consolidation de la Paix
© Haute Autorité à la Consolidation de la Paix
Une paix qui se construit au quotidien

La rencontre de Tibiri dépasse ainsi le cadre d’une simple réunion administrative. Elle pose une question très concrète : comment continuer à vivre ensemble lorsque les mêmes espaces doivent répondre à plusieurs besoins ?

La réponse ne se trouve pas uniquement dans les décisions venues des administrations. Elle dépend aussi des habitudes locales, du respect des couloirs de passage, de la concertation entre usagers et de la capacité des communautés à privilégier la parole plutôt que la confrontation. Dans cette approche, la paix devient une affaire quotidienne. Elle se construit dans le champ, autour du puits, sur les pistes de transhumance et dans les lieux où agriculteurs et éleveurs se rencontrent.

À Tibiri, la HACP entend accompagner cette dynamique. Parce qu’une paix durable ne se décrète pas : elle se gagne, jour après jour, par la confiance, la règle commune et la volonté de vivre ensemble.

Niger : le ministère du Pétrole mise sur la performance

Niamey, 5 août 2026  — Au ministère nigérien du Pétrole, le prochain exercice budgétaire ne se prépare pas seulement dans les tableaux de chiffres. Il doit aussi servir à mesurer ce que l’administration est capable de produire concrètement.

Réunis depuis mardi 4 août à l’hôtel Bravia de Niamey, les principaux responsables du département travaillent à l’élaboration de deux instruments qui fixeront la trajectoire des prochaines années : le Document de Programmation Pluriannuelle des Dépenses (DPPD) 2027-2029 et le Projet annuel de performance (PAP) 2027.

Derrière cette échéance budgétaire se dessine une ambition plus large : faire de la performance administrative un élément central de la politique pétrolière.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole

De la gestion budgétaire à l’obligation de résultats : La vision d’Hamadou Tini

Le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, qui a ouvert les travaux, veut que les futurs documents ne se réduisent pas à une succession de programmes et de crédits. Ils devront permettre de relier les moyens mobilisés aux objectifs fixés et, surtout, aux résultats attendus.

Cette approche impose une autre manière de travailler. Les responsables du ministère devront déterminer les priorités, fixer des objectifs mesurables, définir des indicateurs de performance et identifier les ressources nécessaires à leur réalisation.

Autrement dit, il ne s’agit plus seulement de savoir combien l’administration dépense, mais ce qu’elle obtient avec les moyens qui lui sont confiés. Le ministre a ainsi appelé ses collaborateurs à davantage de rigueur, de responsabilité, de professionnalisme et d’esprit critique.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole

DPPD et PAP 2027 : Construire une feuille de route pluriannuelle et vérifiable

Cette exigence prend une dimension particulière dans un secteur que les autorités nigériennes présentent comme l’un des moteurs de la croissance économique.

Si le pétrole doit jouer ce rôle, l’administration chargée de l’encadrer devra elle aussi gagner en efficacité. La planification devient alors un instrument de pilotage : elle doit permettre de hiérarchiser les priorités, d’anticiper les besoins et de vérifier périodiquement l’état d’avancement des engagements.

Le DPPD 2027-2029 donnera la visibilité pluriannuelle, tandis que le PAP 2027 traduira les orientations en objectifs annuels. Leur cohérence permettra donc de relier les ambitions stratégiques à leur mise en œuvre.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole
Ancrer la culture de la performance au cœur de l’économie nigérienne

Pendant une semaine, le Secrétaire général, l’Inspecteur général des services, les conseillers techniques ainsi que les directeurs techniques et transversaux doivent confronter leurs propositions et leurs contraintes.

L’exercice doit déboucher sur des documents réalistes, cohérents et alignés sur les orientations du ministère ainsi que sur les priorités du programme du président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani.

Mais l’enjeu dépasse la production de documents budgétaires. En imposant des objectifs, des indicateurs et des ressources clairement identifiés, le ministère cherche à installer une culture où chaque engagement doit pouvoir être vérifié et chaque résultat évalué. C’est cette discipline de la performance qui doit désormais accompagner l’ambition pétrolière du Niger.

Le pari est clair : faire du secteur pétrolier un levier de croissance tout en construisant, autour de lui, une administration capable de planifier, d’exécuter et surtout de rendre compte de ses résultats.

Niger : Abdoulaye Seydou en visite à la MCC de Malbaza

À Malbaza, le discours sur la souveraineté économique quitte les tribunes pour entrer dans l’usine. Au pied de la carrière, dans les laboratoires et jusqu’à la chaîne de conditionnement, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, est venu mesurer ce que le Niger produit déjà. Une immersion au sein de la Malbaza Cement Company (MCC), dont la capacité atteint 650 000 tonnes de ciment par an, qui met en lumière un enjeu autrement plus vaste : la capacité du pays à transformer ses ressources en richesse industrielle et en emplois.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

De la carrière au sac de ciment : immersion au cœur de la Malbaza Cement Company

À Malbaza, la souveraineté économique ne se résume pas à une formule politique. Elle se lit dans une chaîne de production. Accompagné du gouverneur de la région de Tahoua, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa, ainsi que de responsables administratifs, de techniciens, des forces de défense et de sécurité, de chefs coutumiers et de représentants de la société civile, Abdoulaye Seydou a parcouru les différentes étapes de fabrication du ciment.

La visite a commencé là où tout prend naissance : la carrière de matières premières. Elle s’est poursuivie dans les unités de broyage, avant de conduire la délégation vers le laboratoire chargé du contrôle de qualité puis vers la ligne de conditionnement. Ce parcours n’avait rien d’une simple visite protocolaire. Il permettait au ministre de toucher du doigt les différentes composantes d’un outil industriel dont la capacité de production s’élève à 650 000 tonnes par an.

Derrière les machines, le ministre a également découvert un autre maillon de cette équation : les compétences locales. La maîtrise des installations et le fonctionnement quotidien de la cimenterie reposent sur des équipes techniques dont le savoir-faire constitue, lui aussi, un actif stratégique.

Valoriser les compétences locales pour bâtir l’autonomie

Avant de parcourir les installations, Abdoulaye Seydou s’est entretenu avec les responsables de la MCC. Les discussions ont porté sur les conditions de travail, les difficultés auxquelles l’entreprise est confrontée, mais également sur ses perspectives de développement.

C’est là que la visite prend une dimension économique plus large. Pour les autorités nigériennes, soutenir une cimenterie ne consiste pas seulement à préserver une unité de production. Il s’agit aussi de consolider un tissu industriel capable de valoriser les ressources disponibles sur le territoire, de créer des emplois et de réduire la dépendance du pays à l’égard des approvisionnements extérieurs.

Le ciment devient ainsi le symbole d’une ambition plus large : produire davantage au Niger, avec des ressources nigériennes et des compétences développées sur place.

« La priorité absolue du gouvernement reste la souveraineté économique », a rappelé le ministre, en présentant la MCC comme une illustration de la capacité du pays à valoriser ses ressources et à maîtriser les technologies industrielles.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

Consolider le tissu industriel pour réduire la dépendance extérieure

L’enjeu dépasse donc les volumes de ciment produits à Malbaza. Dans une économie où l’industrialisation demeure un chantier majeur, chaque unité capable de transformer une matière première en produit fini participe à la construction d’une chaîne de valeur nationale. Elle génère de l’activité, mobilise des compétences et peut, à terme, entraîner autour d’elle d’autres entreprises et services.

Le raisonnement défendu par le ministre est explicite : la souveraineté économique ne peut être durable sans une base industrielle suffisamment solide. La MCC s’inscrit dans cette logique. Sa production participe à l’approvisionnement du marché et illustre la possibilité de développer, sur le territoire national, des capacités industrielles reposant sur la transformation des ressources locales.

Mais l’ambition affichée par les autorités ne s’arrête pas à la production. Elle englobe également l’emploi, notamment celui des jeunes, ainsi que la consolidation du secteur privé national.

 Emploi des jeunes et secteur privé : les leviers de la refondation économique

À Malbaza, Abdoulaye Seydou a également voulu adresser un signal aux investisseurs et aux entrepreneurs. Le ministère du Commerce et de l’Industrie entend accompagner les initiatives privées susceptibles de renforcer la production nationale. Le gouvernement mise notamment sur des mesures incitatives et sur la promotion du « Consommer local ».

Cette orientation traduit une évolution de la politique industrielle : il ne suffit plus de produire. Il faut également créer les conditions permettant aux entreprises locales de trouver leur place dans le marché national. Le ministre a ainsi salué l’engagement des investisseurs et des employés de la cimenterie, tout en assurant que ses services demeurent disponibles pour accompagner la MCC et, plus largement, les initiatives portées par le secteur privé nigérien.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

La méthode du terrain : ajuster la politique industrielle aux réalités locales

Cette étape s’inscrit dans une mission de travail de trois jours du ministre dans la région de Tahoua. Après Madaoua, Abdoulaye Seydou a poursuivi son déplacement à Malbaza, dans une démarche qui privilégie l’observation directe des réalités économiques plutôt que les seuls échanges institutionnels.

Le choix du terrain n’est pas anodin. Il permet au ministère de confronter les ambitions industrielles aux contraintes quotidiennes des entreprises : production, conditions de travail, difficultés opérationnelles, investissements et perspectives.

Dans la capitale de l’Ader, la cimenterie aura donc servi de révélateur. Elle montre à la fois les capacités industrielles déjà disponibles et le chemin qu’il reste à parcourir pour transformer la souveraineté économique en réalité durable.

À Malbaza, le gouvernement nigérien n’a pas seulement visité une cimenterie. Il est venu regarder, au plus près des machines, à quoi pourrait ressembler une économie qui cherche à produire davantage de ce qu’elle consomme et à transformer ses propres ressources en emplois et en valeur ajoutée.

C’est désormais sur cette capacité à passer du discours à la production que se mesurera une partie de la promesse industrielle de la refondation.