Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 19 sur 294

Niger : Lancement du Répertoire national des femmes scientifiques

La ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Professeure Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a procédé au lancement officiel du Répertoire national des femmes scientifiques du Niger. En effet, cette initiative du Réseau Femmes, Sciences et Technologies du Niger vise à mieux identifier, valoriser et mettre en réseau les compétences féminines dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques, au service du développement du pays.

Le Niger franchit une étape décisive dans la promotion des femmes dans la recherche et l’innovation. Ce vendredi 17 juillet 2026, la ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, la professeure Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a officiellement lancé le tout premier Répertoire national des femmes scientifiques du Niger.

Portée avec conviction par le Réseau Femmes, Sciences et Technologies du Niger (RFST-N), cette nouvelle plateforme cartographie les profils d’expertes à travers le pays. Elle s’inscrit également  dans la stratégie globale de l’exécutif visant à valoriser le capital humain féminin afin d’accélérer l’indépendance scientifique et économique de la nation.

Ministère Population, Action Sociale et de la Solidarité Nationale
© Ministère Population, Action Sociale et de la Solidarité Nationale

Cartographier et briser le plafond de verre dans les STEM

Pendant longtemps, le manque de visibilité des chercheuses et ingénieures nigériennes a freiné leur intégration dans les cercles de décision. Ainsi, le nouveau répertoire national vient corriger cette anomalie en mettant en avant les disciplines clés du développement moderne — les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques (STEM). Cette base de données recense les compétences hautement qualifiées des Nigériennes, valorise leurs parcours pour inspirer les jeunes filles et crée des synergies solides entre expertes, institutions publiques et partenaires internationaux.

« On ne peut concevoir le développement durable du Niger en se privant de la moitié de ses forces intellectuelles. Ce répertoire rend justice au travail de nos chercheuses », a déclaré une représentante du RFST-N, soulignant l’importance stratégique de cette initiative pour l’avenir du pays.

Ministère Population, Action Sociale et de la Solidarité Nationale
© Ministère Population, Action Sociale et de la Solidarité Nationale

Un levier politique au service du développement durable

En présidant cette cérémonie, la professeure Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni apporte la caution de l’État à un projet qui dépasse le cadre académique. Par ailleurs, pour le ministère, les compétences réunies dans ce document constituent un vivier de solutions face aux défis structurels du Niger, qu’il s’agisse de la transition numérique, de la sécurité alimentaire ou de la gestion de l’environnement.

En facilitant l’accès des femmes scientifiques aux instances décisionnelles, les autorités nationales entendent bâtir une communauté scientifique plus inclusive. Ce répertoire guidera désormais les institutions et les recruteurs, garantissant que l’expertise féminine soit systématiquement mobilisée au service des grands projets de développement du pays.

Ministère Population, Action Sociale et de la Solidarité Nationale
© Ministère Population, Action Sociale et de la Solidarité Nationale

Agadez : Un nouvel aérodrome à Tchibarakaten

 Le gouvernement nigérien poursuit le renforcement de ses infrastructures dans le nord du pays. Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a approuvé la création d’un aérodrome à Tchibarakaten, dans la région d’Agadez. Ce projet vise en effet à améliorer l’accessibilité de cette zone stratégique tout en accompagnant le développement des activités minières et les interventions d’urgence.

Le nord du Niger s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement de ses infrastructures de transport. Réuni le jeudi 16 juillet 2026 sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret autorisant la création d’un aérodrome à Tchibarakaten, localité située dans la région d’Agadez.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à améliorer la desserte des zones à fort potentiel économique tout en renforçant les capacités d’intervention de l’État dans les régions éloignées.

Désenclaver une zone stratégique

Selon le communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres, le futur aérodrome répond à un double objectif. Il devra, en premier lieu, faciliter les opérations de transport aérien et permettre une intervention plus rapide des services de secours en cas d’urgence. Dans une région marquée par l’immensité du territoire et les défis liés à l’accessibilité, cette infrastructure renforcera les capacités logistiques des autorités.

Le second objectif concerne le soutien au développement des activités minières. En fait, la région d’Agadez concentre une part importante des ressources minières du Niger et demeure un espace stratégique pour l’économie nationale. L’amélioration des infrastructures de transport contribuera ainsi à fluidifier les déplacements des personnels, des équipements et des investisseurs opérant dans cette zone.

Un projet encadré par le Code de l’aviation civile

Le gouvernement précise que le projet de décret s’appuie sur les dispositions des articles 161 et 162 de l’ordonnance du 14 mai 2010 portant Code de l’aviation civile en République du Niger. Cette base juridique ouvre la voie aux prochaines étapes administratives et techniques nécessaires à la réalisation de l’infrastructure.

En facilitant la mobilité, les interventions d’urgence et les activités minières, le futur aérodrome de Tchibarakaten améliorera l’attractivité de cette partie du pays et accompagnera les ambitions de développement que déploie l’exécutif. L’adoption du décret marque ainsi le lancement officiel d’un projet appelé à jouer un rôle stratégique dans la dynamique de modernisation des transports au Niger.

Agadez : plus de 3 000 litres de carburant saisis lors d’un contrôle

Le trafic illicite de carburant reste dans le viseur des autorités nigériennes. À Agadez, une série de contrôles inopinés menée sous l’impulsion du gouverneur de la région a mis au jour de nouvelles pratiques frauduleuses dans certaines stations-service. Plus de 3 000 litres d’essence destinés, selon les autorités, aux circuits de contrebande ont été saisis. Une opération qui annonce un durcissement de la riposte contre ce commerce clandestin.

À Agadez, la lutte contre la fraude sur les produits pétroliers franchit un nouveau cap. Ce vendredi 17 juillet 2026, le gouverneur de la région, le général de division Ibra Boulama Issa, a conduit une série de visites inopinées dans plusieurs stations-service de la ville afin de vérifier le respect des mesures mises en place pour encadrer la distribution du carburant.

Cette descente intervient alors que les autorités régionales multiplient depuis plusieurs semaines les actions de sensibilisation auprès des exploitants de stations-service afin d’endiguer l’approvisionnement des réseaux de contrebande.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Des pratiques frauduleuses malgré les mises en garde

Les inspections ont révélé que certaines pratiques interdites perdurent, en dépit des engagements pris par plusieurs opérateurs du secteur.

Au cours d’une opération menée dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 juillet par les Forces de défense et de sécurité (FDS), les agents ont découvert plus de 3 000 litres d’essence stockés dans des bidons de 25 et 60 litres, en violation de la réglementation en vigueur.

Les forces engagées ont également mis la main sur 22 bidons vides, dissimulés dans le magasin d’une station-service. Selon les autorités, ces contenants étaient destinés à alimenter les circuits illicites de distribution de carburant. Ces saisies illustrent, selon le gouvernorat, la persistance d’un réseau parallèle qui continue d’échapper aux circuits officiels de commercialisation.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Le gouvernorat annonce un renforcement des contrôles

Face à ces constats, les autorités régionales affichent leur détermination à intensifier la lutte contre ce phénomène.

Le gouvernorat rappelle que les stations-service assurent une mission de service public et que la loi les oblige à respecter strictement les règles encadrant la vente des produits pétroliers. Toute commercialisation en dehors des conditions que les textes prévoient est susceptible d’entraîner des poursuites et des sanctions.

Les services de l’État renforceront désormais les contrôles sur l’ensemble du territoire régional, avec une vigilance particulière sur les pratiques de stockage illicite, de vente irrégulière et d’approvisionnement des réseaux de contrebande.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Les Forces de défense et de sécurité saluées

L’exécutif régional a rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité engagées dans cette opération, saluant leur professionnalisme et leur vigilance dans la protection des intérêts économiques de l’État.

Pour le gouvernorat, ces interventions s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à garantir un approvisionnement régulier des populations en carburant et à préserver les ressources nationales face aux trafics qui fragilisent l’économie locale.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un appel à la responsabilité collective

Par ailleurs, les autorités régionales invitent les gérants de stations-service, les pompistes et les citoyens à contribuer à l’effort de lutte contre la fraude.

Dans une région où les enjeux liés à l’approvisionnement en carburant demeurent particulièrement sensibles, le gouvernorat mise à la fois sur la fermeté des contrôles et sur la responsabilité des acteurs du secteur pour assécher les filières clandestines.

Le message est désormais limpide : la lutte contre le trafic de carburant entre dans une nouvelle phase, avec des contrôles plus fréquents et la promesse d’une tolérance zéro envers les auteurs de pratiques frauduleuses.

Fayçal Younoussou nommé Directeur Général d’Ecobank Niger

C’est un changement d’ère stratégique, qui s’opère à Niamey. En succédant à Didier Alexandre Correa, qui a tenu d’une main de fer les rênes d’Ecobank Niger pendant près de onze ans, Fayçal Younoussou s’installe dans l’un des fauteuils les plus en vue du paysage financier sahélien.

Pour la filiale locale d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), ce choix n’a rien d’un hasard. En effet, en propulsant ce pur produit de la maison au poste de directeur général, le groupe panafricain parie sur un profil technique de haut niveau pour piloter sa trajectoire dans un marché nigérien en pleine mutation économique.

Le banquier des situations complexes

Ceux qui ont côtoyé Fayçal Younoussou décrivent un homme de chiffres, rigoureux, mais doté d’un sens aigu des réalités du terrain. Fort d’une solide expérience au sein du réseau bleu et blanc d’Ecobank, le nouveau patron s’est taillé une réputation de bâtisseur de performances.

Ses terrains de prédilection sont la trésorerie, la gestion des risques et les marchés financiers. Une triple expertise qui s’apparente aussi à un véritable couteau suisse dans le contexte bancaire actuel, où la maîtrise des liquidités et la résilience face aux chocs exogènes font la différence entre la stagnation et la croissance.

C’est au Sénégal que Fayçal Younoussou a définitivement transformé l’essai. Au sein de la dynamique filiale dakaroise, il s’est illustré par des performances remarquables, consolidant les positions de la banque sur les marchés de capitaux et optimisant la gestion des risques. Des résultats probants qui ont achevé de convaincre le top management d’ETI de lui confier une direction générale de premier plan.

L’héritage et les défis nigériens

Par ailleurs, Prendre la succession de Didier Alexandre Correa est un exercice d’équilibriste. En une décennie, le directeur général sortant a profondément ancré Ecobank dans le tissu économique nigérien, traversant aussi bien les cycles de croissance que les périodes de turbulences régionales.

Fayçal Younoussou n’arrive pas pour autant en terrain inconnu, mais la feuille de route est dense :

  • Accélérer la digitalisation : le Niger, avec sa population jeune, représente un important réservoir de croissance pour l’inclusion financière grâce au mobile banking.

  • Financer l’économie réelle : soutenir les PME locales et les grands projets d’infrastructure tout en maintenant une politique de gestion des risques irréprochable.

  • Naviguer dans un environnement macroéconomique complexe : adapter la stratégie de la banque aux orientations économiques et financières de la région sahélienne.

« La trésorerie et le risque sont les deux piliers de la confiance en période de transition.  Fayçal Younoussou maîtrise les deux », confie un analyste du secteur.

En s’installant à Niamey, Fayçal Younoussou ne change pas seulement de bureau ; il change de dimension. Attendu au tournant par les régulateurs, les clients et les actionnaires, le nouveau timonier d’Ecobank Niger a désormais toutes les cartes en main pour écrire le prochain chapitre de la banque panafricaine au pays du fleuve Niger.

Numérisation des douanes au Niger : Agadez adopte le DVT

La campagne nationale de sensibilisation sur le Dossier Virtuel de Transactions (DVT) a fait escale à Agadez, jeudi 16 juillet. Entre rencontres avec les autorités, échanges avec les opérateurs économiques et formation des agents des douanes, cette étape marque une nouvelle avancée dans la modernisation de l’administration douanière nigérienne.

La réforme de l’administration douanière poursuit son déploiement sur le territoire nigérien. Après plusieurs étapes à travers le pays, la mission nationale chargée de promouvoir le Dossier Virtuel de Transactions (DVT) s’est arrêtée, jeudi 16 juillet 2026, dans la région d’Agadez afin de présenter ce nouvel outil numérique aux différents acteurs du commerce extérieur.

Cette campagne d’information et de sensibilisation vise à accompagner la mise en œuvre d’une réforme destinée à simplifier les formalités administratives, à renforcer la transparence des opérations douanières et à améliorer les services offerts aux usagers.

Direction Générale des Douanes Nigériennes
© Direction Générale des Douanes Nigériennes

Une mobilisation des autorités régionales

À son arrivée à Agadez, la délégation a été accueillie par le directeur régional des Douanes, le colonel Mamoudou Kaka Maïriga, entouré de ses collaborateurs. Par ailleurs, Cet accueil a donné le ton d’une étape placée sous le signe de la mobilisation des services déconcentrés autour des réformes engagées par l’administration des douanes.

La mission a ensuite été reçue par le gouverneur de la région d’Agadez, le général de division Ibra Boulama Issa. Au cours de cette rencontre, les membres de la délégation ont présenté les objectifs de la campagne nationale et les ambitions portées par le DVT, présenté comme un levier de modernisation de l’action publique et d’amélioration des relations entre l’administration et les usagers.

Direction Générale des Douanes Nigériennes
© Direction Générale des Douanes Nigériennes

Les opérateurs économiques au cœur de la réforme

L’étape d’Agadez a également occasionné une rencontre avec les opérateurs économiques et les commissionnaires en douane à la Chambre de commerce et d’industrie.

Les échanges ont permis de détailler le fonctionnement du Dossier Virtuel de Transactions ainsi que les changements attendus dans le traitement des procédures douanières. Les responsables de la mission ont notamment mis en avant la dématérialisation des démarches, la réduction des délais de traitement des dossiers et le renforcement de la traçabilité des opérations commerciales.

Cette phase de dialogue a offert aux professionnels du secteur l’occasion d’exprimer leurs préoccupations et d’obtenir des précisions sur les modalités pratiques de mise en œuvre de cette réforme.

Direction Générale des Douanes Nigériennes
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Former les agents pour réussir la transition numérique

La journée s’est achevée au Bureau des Douanes d’Agadez par une session de formation destinée aux chefs d’unités et aux agents de la direction régionale.

Cette séance a permis aux participants de se familiariser avec les principales fonctionnalités du Dossier Virtuel de Transactions et d’acquérir les compétences nécessaires à son utilisation. En effet, l’objectif est de préparer les services douaniers à une mise en œuvre efficace de cette plateforme numérique, appelée à transformer durablement la gestion des opérations douanières.

Direction Générale des Douanes Nigériennes
© Direction Générale des Douanes Nigériennes
Une réforme au service de la compétitivité

À travers cette campagne nationale, les autorités nigériennes entendent accélérer la digitalisation des procédures administratives liées au commerce extérieur. En facilitant les formalités douanières, le Dossier Virtuel de Transactions ambitionne de réduire les contraintes pour les opérateurs économiques, de sécuriser les échanges et de renforcer l’efficacité de l’administration.

Après son passage à Agadez, la campagne poursuivra son déploiement dans les autres régions du pays afin d’assurer une appropriation progressive de cet outil par l’ensemble des acteurs concernés, condition essentielle à la réussite de cette réforme structurante.

Introduction en Bourse de BBGCI : la période de souscription s’ouvre du 20 juillet au 6 août 2026 sur la BRVM

Du 20 juillet au 6 août 2026, les investisseurs de l’Union monétaire ouest-africaine pourront entrer au capital de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire. En ouvrant 20 % de son capital au public, la banque ne cherche pas seulement à lever des fonds : elle prépare une nouvelle phase de son développement, portée par l’expansion régionale, le financement des PME et la transformation numérique.

Le rendez-vous est fixé. Dès le 20 juillet 2026, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire (BBGCI) lancera officiellement la souscription de son introduction en Bourse, une opération qui figurera parmi les plus importantes réalisées ces dernières années sur le marché financier régional. À travers cette ouverture de 20 % de son capital, l’établissement ambitionne de mobiliser 67,5 milliards de francs CFA auprès des investisseurs particuliers comme institutionnels des huit pays de l’UEMOA.

La période de souscription s’étendra du 20 juillet au 6 août 2026, sauf clôture anticipée en cas de forte demande. Les actions seront proposées au prix unitaire de 6 750 francs CFA. Le règlement-livraison des actions interviendra le 21 août 2026, avant une première cotation attendue le 14 septembre 2026 à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).

Une levée de fonds tournée vers la croissance plutôt que le financement courant

Cette introduction en Bourse intervient dans un contexte de performances solides. BBGCI affiche une rentabilité en progression continue.

Au terme de l’exercice 2025, la banque a enregistré un bénéfice net de 27,2 milliards de francs CFA, soit une progression de 19 % par rapport à l’année précédente. Son Produit Net Bancaire atteint 68 milliards de francs CFA, tandis que son rendement des capitaux propres s’établit à 27,9 %, un record historique pour le Groupe.

L’amélioration de l’efficacité opérationnelle apparaît également comme l’un des principaux marqueurs de cette évolution. En moins d’une décennie, le coefficient d’exploitation est passé d’environ 65 % à 41,8 %, illustrant une meilleure maîtrise des coûts et une rentabilité renforcée.

Cap sur le Burkina Faso, le Sénégal et la Guinée

Derrière cette levée de capitaux se dessine une stratégie clairement régionale. Les ressources mobilisées permettront d’abord de renforcer les fonds propres afin d’accompagner le plan stratégique 2026-2030 du Groupe. Celui-ci prévoit l’ouverture de nouveaux marchés, avec une implantation déjà autorisée au Burkina Faso, la transformation de la succursale sénégalaise en filiale autonome et l’installation prochaine de BBG Guinée.

Parallèlement, la banque entend accroître sa capacité de financement des petites et moyennes entreprises, tout en poursuivant la modernisation de ses services numériques engagée avec la migration de son système bancaire central réalisée en 2025.

Des partenaires internationaux déjà engagés

L’opération bénéficie également d’un environnement favorable marqué par la confiance de plusieurs institutions financières internationales. Au cours des deux dernières années, la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), Afreximbank, l’ITFC, Oikocredit, Triodos Bank, l’African Guarantee Fund (AGF), ainsi que plusieurs institutions régionales comme la BOAD et la BIDC ont accompagné les projets de développement du Groupe à travers différents financements et mécanismes de garantie.

La présence de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) de Côte d’Ivoire, actionnaire à hauteur de 20 % depuis 2019, constitue également un signal de stabilité dans l’actionnariat de la banque.

Une opération ouverte à tous les investisseurs de l’UEMOA

La souscription est accessible aussi bien aux particuliers qu’aux investisseurs institutionnels. Elle s’effectuera auprès des Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI) agréées par la BRVM dans chacun des pays membres de l’Union. Les investisseurs devront disposer d’un compte-titres auprès d’une SGI avant de transmettre leur ordre de souscription pendant la période de l’offre. Comme pour toute opération de marché, les candidats sont invités à consulter le prospectus visé par l’Autorité du Marché Financier de l’UMOA (AMF-UMOA) sous le numéro OA/26-03 avant toute décision d’investissement.

Une nouvelle référence pour le marché financier régional

Au-delà du seul cas de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire, cette introduction en Bourse illustre la montée en puissance du marché financier régional comme levier de financement des entreprises ouest-africaines. En choisissant d’ouvrir son capital au public, la banque entend diversifier ses ressources tout en associant davantage les investisseurs de l’UEMOA à sa trajectoire de croissance.

Si l’opération rencontre le succès attendu, elle pourrait constituer l’une des transactions majeures de l’année sur la BRVM et renforcer l’attractivité du marché régional auprès des épargnants comme des investisseurs institutionnels.


Le présent article ne constitue pas un prospectus ni une offre de souscription. Toute information relative aux conditions de l’opération est subordonnée au prospectus officiel visé par l’AMF-UMOA sous le numéro OA/26-03. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Niger : Élan de solidarité pour les détenus de la prison d’Arlit

À Arlit, la solidarité s’invite derrière les murs de la maison d’arrêt. Face aux besoins sanitaires des personnes privées de liberté, un élan collectif a permis la remise d’un important lot de produits pharmaceutiques destiné à renforcer leur prise en charge médicale, à un moment où les risques de maladies augmentent avec la saison des pluies.

La santé des détenus s’impose progressivement comme une préoccupation partagée à Arlit. Ce jeudi 16 juillet 2026, la maison d’arrêt de la ville a bénéficié d’un don de produits pharmaceutiques d’une valeur estimée à 850 000 FCFA, une contribution destinée à améliorer les soins dispensés aux pensionnaires de l’établissement.

La cérémonie de remise s’est déroulée sous la présidence du préfet du département d’Arlit, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, qui a officiellement réceptionné le matériel au nom des autorités administratives.

Fruit d’une collaboration entre le Comité de soutien au Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) d’Arlit et les responsables des dépôts pharmaceutiques de la ville, le don comprend plusieurs médicaments et produits de santé destinés à répondre aux besoins médicaux les plus urgents des détenus.

Cette initiative intervient dans un contexte particulier. Avec l’installation de la saison hivernale, les établissements pénitentiaires sont davantage exposés à la propagation de certaines pathologies, rendant indispensable le renforcement des capacités de prise en charge sanitaire.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Arlit : un don pharmaceutique pour renforcer la prise en charge sanitaire des détenus

Selon les autorités, cette action fait suite à un appel formulé par le régisseur de la maison d’arrêt lors de la récente visite du ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux et chargé des Relations avec les Institutions. L’objectif était d’attirer l’attention sur les besoins sanitaires de l’établissement et de mobiliser les bonnes volontés autour de cette priorité.

En réceptionnant le don, le préfet d’Arlit a salué la réactivité des donateurs et leur engagement en faveur des services publics. Au nom du gouverneur de la région d’Agadez, le général de division Ibra Boulama Issa, il a aussi encouragé les membres du Comité de soutien au CNSP à poursuivre leurs initiatives sociales au bénéfice des populations.

Le régisseur de la maison d’arrêt a, pour sa part, assuré que les produits pharmaceutiques seront utilisés exclusivement pour les besoins des pensionnaires, dans le respect des principes de gestion rigoureuse et de transparence.

Présent à la cérémonie, le représentant du procureur de la République près le Tribunal de grande instance d’Arlit a également salué cette mobilisation conjointe entre les acteurs communautaires et les professionnels du secteur pharmaceutique.

Gouvernorat d'Agadez
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La santé en détention, un enjeu de dignité

Estimée à 850 000 FCFA, cette donation rappelle que la prise en charge sanitaire en milieu carcéral constitue un enjeu majeur de santé publique et de respect de la dignité humaine. Les personnes privées de liberté demeurent en effet titulaires du droit à des soins adaptés, particulièrement dans des contextes où les risques sanitaires peuvent s’accroître.

En apportant une réponse concrète aux besoins exprimés par la maison d’arrêt, les donateurs contribuent non seulement à améliorer les conditions de prise en charge médicale des détenus, mais aussi à renforcer la solidarité locale autour d’un service public souvent confronté à des ressources limitées.

Ce geste va bien au-delà d’une simple distribution de médicaments. À Arlit, c’est l’histoire d’une communauté — des voisins, des pharmaciens et des responsables locaux — qui refuse de détourner le regard face aux besoins des personnes privées de liberté. En effet, cette initiative rappelle avec force que la compassion ne s’arrête pas aux barbelés.

En franchissant les grilles de la maison d’arrêt, cet élan de solidarité brise l’indifférence et tend une main à ceux que la société voit rarement. Ainsi, il ne se limite pas à améliorer l’accès aux soins : il contribue aussi à restaurer ce que chaque être humain possède de plus précieux, sa dignité.

Gouvernorat d'Agadez
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Niger : Les journalistes Seriba et Kané libérés après 7 mois

Après sept mois derrière les barreaux de la maison d’arrêt de Kollo, Youssouf Seriba et Oumarou Kané ont enfin été relaxés, mercredi 15 juillet 2026 au soir. Si la libération de ces deux figures des médias est une victoire majeure pour leurs proches et leurs confrères, elle rappelle cruellement la précarité qui pèse sur ceux qui osent encore informer au Sahel.

C’est une fin de journée chargée d’émotion qu’a vécue le monde des médias nigériens. Ce mercredi soir, les lourdes portes de la prison de Kollo se sont ouvertes, laissant apparaître les silhouettes fatiguées, mais souriantes, de Youssouf Seriba et d’Oumarou Kané. Après 210 jours d’un éprouvant séjour carcéral, les deux patrons de presse ont enfin humé l’air de la liberté.

Mais dans les rédactions de Niamey, si l’heure est aux accolades chaleureuses, le soulagement général reste mâtiné d’une profonde amertume. Car derrière cette libération plane toujours l’ombre d’une justice implacable.

Sept mois d’ombre pour des écrits

Youssouf Seriba, rigoureux directeur de publication des Échos du Niger, et Oumarou Kané, plume satirique et acérée du journal Le Hérisson, s’étaient retrouvés pris au piège d’une machine judiciaire redoutable. Leur tort est d’avoir exercé leur devoir de décryptage et d’impertinence dans un climat politique où la moindre critique peut être perçue comme un acte de sédition.

Pendant sept mois, leurs comités de soutien et les organisations de défense des droits humains ont bataillé pour dénoncer une détention jugée arbitraire. Cette relaxe sonne comme une délivrance, mais elle ne saurait effacer le traumatisme d’une incarcération prolongée pour de simples délits d’opinion.

La cybercriminalité : la nouvelle arme anti-presse

Le cas de Seriba et Kané met en lumière une dérive législative qui inquiète toute la profession au Niger : l’usage systématique de la loi sur la cybercriminalité.

Si le législateur a initialement conçu cette législation pour traquer les délinquants financiers et les terroristes sur le Web, le pouvoir la détourne aujourd’hui, selon les critiques formulées par plusieurs acteurs du secteur, pour contourner les lois sur la liberté de la presse. Alors que la charte des médias exclut théoriquement les peines privatives de liberté pour les journalistes dans l’exercice de leurs fonctions, le fait de publier sur des plateformes numériques ou des réseaux sociaux fait basculer les professionnels sous le coup de sanctions pénales directes.

« On assiste à un contournement de la loi sur la presse. Dès qu’un article dérange et qu’il est partagé en ligne, le journaliste est traité comme un cybercriminel. C’est une épée de Damoclès permanente au-dessus de nos têtes. » — Témoignage d’un rédacteur en chef basé à Niamey.

Le combat continue : deux confrères toujours sous les verrous

La fête ne peut pas être totale. Si la libération de Youssouf Seriba et d’Oumarou Kané a suscité des larmes de joie mercredi soir, deux autres journalistes restent derrière les barreaux au Niger. Pour eux, la mobilisation doit se poursuivre sans relâche.

Les organisations professionnelles insistent sur trois priorités : maintenir la pression internationale et nationale afin d’obtenir leur libération immédiate, accélérer la réforme des textes de loi pour sanctuariser le travail des journalistes sur tous les supports et protéger le droit des citoyens à une information plurielle, indispensable à la stabilité et au développement du pays.

La relaxe de ce mois de juillet illustre la force de la solidarité et de la résistance, mais elle rappelle aussi que la liberté de la presse au Niger ne s’obtient jamais définitivement : elle se conquiert chaque jour. La liberté d’informer a un coût ; l’indépendance a un prix.

Niger : Prières et union sacrée pour la paix à Arlit

Face aux défis sécuritaires et climatiques, l’union sacrée des autorités et des populations du Niger s’organise autour d’un rituel spirituel puissant.

Alors que le Niger traverse une période décisive de son histoire, la ville minière d’Arlit s’est figée, ce jeudi 16 juillet 2026, pour un moment de communion intense. Autorités militaires, chefs coutumiers, leaders religieux et citoyens ordinaires se sont rassemblés pour une lecture collective du Saint Coran. Derrière la ferveur religieuse se dessine une stratégie de cohésion nationale, indispensable à la stabilité d’une région sous haute surveillance.

Il y a des silences collectifs qui en disent long sur la résilience d’un peuple. Ce matin, à Arlit, dans la région septentrionale d’Agadez, ce silence a été habité par le murmure rythmé des versets coraniques. Pour cette séance mensuelle de prières et d’invocations, la grande mosquée ainsi que  les espaces de rassemblement de la cité de l’uranium ont fait le plein. Une scène de communion devenue un rendez-vous crucial pour une communauté en quête de repères face aux incertitudes du moment.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Arlit : le préfet Almoustapha Ousmane appelle à l’unité spirituelle pour la stabilité du Niger

Présent au premier rang des fidèles, le préfet du département d’Arlit, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, a tenu aussi à marquer de sa présence ce moment de recueillement.

Au nom du gouverneur de la région d’Agadez, le général de division Ibra Boulama Issa, et des plus hautes instances de l’État, le préfet a salué l’engagement indéfectible des oulémas (savants musulmans) et des citoyens.

« Ce combat pour la stabilité et le développement du Niger ne se mène pas uniquement sur le terrain sécuritaire. Il se gagne aussi dans les cœurs, par l’unité, la discipline spirituelle et la solidarité nationale. » — Lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Le double défi d’Arlit : sécurité et subsistance

Pourquoi une telle mobilisation à Arlit ? La réponse tient en deux urgences qui rythment le quotidien des Nigériens : la sécurité et l’hivernage.

Dans cette zone sahélienne stratégique, mais géographiquement exposée, la paix est un trésor jalousement gardé. Les prières prononcées ce jeudi visaient à ériger un rempart invisible contre l’insécurité qui perturbe la bande sahélo-saharienne.

Parallèlement, la question de l’hivernage (la saison des pluies) demeure une question de survie. Dans une économie locale fortement liée à l’élevage et à l’agriculture de subsistance, obtenir un ciel clément, des pluies abondantes et bénéfiques est synonyme de sécurité alimentaire et de stabilité des prix sur les marchés. Demander à Dieu une pluie bénéfique, qui cause moins de dégâts et soutient les activités agricoles, est ici un acte d’économie politique autant que de foi.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

La cohésion sociale comme ultime bouclier

Ces rassemblements réguliers remplissent aussi une fonction sociologique majeure pour la région d’Agadez. Ils permettent aux dirigeants militaires, aux chefs coutumiers et aux populations de se côtoyer sans intermédiaire, favorisent la prévention des tensions internes en mobilisant la communauté autour d’un objectif commun — la paix nationale — et renforcent la vigilance citoyenne face aux risques de division. En s’appuyant sur les leaders d’opinion religieux, l’administration locale s’assure enfin un relais d’information écouté et respecté à la base, consolidant ainsi une légitimité partagée.

En se dispersant sous le soleil de plomb d’Arlit, après un vibrant « Amine » collectif, les participants ont compris une chose essentielle : face à l’adversité, la clé de la souveraineté réside d’abord dans l’union des esprits.

FENIFOOT : Issaka Adamou renforce les alliances du football nigérien à Atlanta

Atlanta (États-Unis), 15 juillet 2026 — Le football nigérien tisse sa toile au plus haut niveau international. En marge de l’effervescence de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, le président de la Fédération Nigérienne de Football (FENIFOOT), Issaka Adamou, a participé à Atlanta à une rencontre stratégique de haut niveau. Un déplacement crucial pour positionner le Niger sur la carte des grands partenariats sportifs mondiaux.

Ce rendez-vous d’exception s’est tenu en présence du maire de la ville d’Atlanta et d’une délégation africaine restreinte mais particulièrement influente. Aux côtés d’Issaka Adamou figuraient :

  • Gelson Fernandes, Directeur régional Afrique de la FIFA.

  • Les présidents des Fédérations de football de la République Centrafricaine, de la Tanzanie, de la Somalie et du Congo.

Fédération Nigérienne De Football
© Fédération Nigérienne De Football

Un sommet stratégique entre la FIFA, Atlanta et les fédérations africaines

Les discussions de ce sommet de haut niveau ont principalement porté sur le renforcement de la coopération et les perspectives d’expansion du football. Entre la vision de développement mondial portée par la FIFA, le dynamisme de la ville d’Atlanta — devenue l’un des épicentres du soccer américain — et les ambitions des fédérations africaines présentes, de réelles convergences ont été trouvées.

Pour le Niger, ce cadre d’échange privilégié ouvre de nouvelles portes pour le financement d’infrastructures locales, la formation des cadres techniques ainsi que la mise en place de programmes de détection des jeunes talents.

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Immersion au Mercedes-Benz Stadium : cap sur la demi-finale Argentine-Angleterre

À l’issue des séances de travail, la délégation a été conviée à une visite technique du mythique Mercedes-Benz Stadium, l’une des enceintes phares et ultra-modernes sélectionnées pour accueillir la Coupe du Monde de la FIFA 2026.

Les participants ont également pu découvrir les coulisses de ce chef-d’œuvre d’ingénierie sportive, qui s’apprête à vibrer sous les yeux du monde entier. C’est en effet sur cette pelouse que se disputera la très attendue seconde demi-finale de la compétition entre l’Argentine et l’Angleterre.

Par ailleurs, cette immersion dans un tel temple technologique a permis d’analyser les normes d’organisation d’événements de classe mondiale, des installations pour les joueurs à la gestion des flux de supporters, en passant par les structures médicales intégrées.

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Le Niger à l’école des géants du football mondial

La présence remarquée d’Issaka Adamou à Atlanta n’est pas le fruit du hasard. Elle illustre aussi la volonté politique de la FENIFOOT de s’ouvrir aux standards internationaux les plus exigeants.

« S’inspirer des meilleures pratiques mondiales est indispensable pour propulser le football nigérien vers les sommets », confie un proche de la fédération.

En renforçant ces alliances transcontinentales, la FENIFOOT pose les bases d’un football national plus structuré, plus compétitif et résolument tourné vers l’avenir.