Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 29 sur 294

Niger : le FMI ouvre la voie à un financement de 33 millions de dollars

Au terme de la neuvième revue du programme appuyé par la facilité élargie de crédit, le FMI salue une croissance portée à 7 % en 2026, tout en pointant des risques sécuritaires et climatiques persistants.

Les services du Fonds monétaire international et les autorités nigériennes ont annoncé, le 15 juin, la conclusion d’un accord sur la neuvième revue du programme économique du Niger appuyé par la facilité élargie de crédit. Sous réserve de l’aval du Conseil d’administration de l’institution, attendu fin juillet, ce feu vert ouvrirait la voie à un décaissement de 33 millions de dollars — environ 18,5 milliards de francs CFA.

Facilité élargie de crédit (FEC) : Un feu vert du FMI pour un décaissement de 33 millions de dollar

À l’issue d’une mission conduite à Niamey, l’équipe des services du Fonds monétaire international, dirigée par Julia Bersch, a annoncé avoir conclu un accord au niveau des services sur la neuvième revue du programme économique du Niger appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC). Cet accord reste soumis à l’approbation du Conseil d’administration du Fonds, dont la réunion est attendue pour la fin du mois de juillet. Une fois validé, il ouvrirait la voie au décaissement de 24,0828 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 33 millions de dollars, ou près de 18,5 milliards de francs CFA. Selon le Fonds, ce décaissement vise à aider le pays à couvrir ses besoins de financement extérieur, tout en accompagnant la poursuite des réformes engagées par les autorités de la Transition.

Agriculture et hydrocarbures : Une croissance économique nigérienne propulsée à 7 % en 2026

Sur le plan macroéconomique, le FMI relève une croissance vigoureuse de l’économie nigérienne, établie à 6,9 % en 2025 et attendue à 7 % en 2026, un rythme porté principalement par l’agriculture et le secteur extractif, notamment les exportations de pétrole brut. Le Fonds attribue cette performance aux efforts notables de mobilisation des recettes intérieures consentis par les autorités, conjugués à la progression des revenus pétroliers à l’exportation. À moyen terme, la croissance devrait se stabiliser à un niveau plus modéré, autour de 6 %, tout en restant élevée au regard des standards régionaux.

« Aider le Niger à répondre à ses besoins de financement extérieur. » — Julia Bersch, cheffe de mission du FMI au Niger

Finances publiques : Avancées sur la trésorerie, les arriérés et la transparence pétrolière

Qu’est-ce que la FEC ?

La facilité élargie de crédit est le principal instrument du FMI pour soutenir financièrement, à moyen terme, les pays à faible revenu confrontés à des besoins prolongés de balance des paiements. Les ressources allouées via cet instrument ne portent pas d’intérêt, avec un différé de remboursement de cinq ans et demi et une échéance totale de dix ans. Le programme nigérien a été approuvé le 8 décembre 2021, puis complété en juillet 2023 par un accord au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité, consacrée à l’adaptation climatique. Le FMI a prorogé l’accord FEC de douze mois, jusqu’en décembre 2026.

Le Fonds juge les résultats du programme satisfaisants au regard des objectifs fixés à fin décembre 2025 et à fin mars 2026. Les autorités de la Transition ont notamment progressé dans le renforcement de la gestion des flux de trésorerie et dans l’apurement des arriérés de paiement intérieurs. Le FMI relève également une avancée en matière de transparence dans le secteur pétrolier, avec la publication des contrats signés entre l’État et les compagnies pétrolières, une mesure de gouvernance suivie de près par l’institution au fil des revues successives du programme.

Perspectives et vulnérabilités : Les risques sécuritaires et climatiques pointés par le FMI

À moyen terme, le FMI considère les perspectives économiques du Niger comme favorables, en raison du potentiel considérable du pays, agricole, minier et désormais pétrolier. L’institution tempère toutefois cet optimisme : ces perspectives restent exposées à des risques baissiers, liés en particulier à la persistance de l’insécurité régionale et des conflits dans certaines zones du territoire, ainsi qu’à des chocs climatiques récurrents susceptibles d’affecter les récoltes et les infrastructures.

Risques identifiés par le FMI

  • Insécurité régionale et persistance des conflits armés ;
  • Chocs climatiques récurrents (sécheresses, inondations) ;
  • Environnement de financement extérieur restrictif.

Le Conseil d’administration du FMI doit désormais examiner le dossier lors de sa réunion prévue fin juillet afin de statuer sur l’achèvement de cette neuvième revue et, le cas échéant, de valider le décaissement attendu par Niamey.

Burkina Faso : Le CSC inflige une amende de 50 millions FCFA à Canal+

Ouagadougou, 17 juin 2026 — Le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso a pris une décision sans appel à l’encontre de l’opérateur Canal+. Dans un communiqué rendu public ce mercredi, l’instance de régulation a annoncé avoir infligé une amende de 50 millions de FCFA (soit environ 76 000 euros) à la filiale locale de Canal+ pour non-respect de ses obligations contractuelles. En cause : l’interruption de la diffusion des chaînes publiques nationales de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB) après l’expiration des abonnements de certains clients.

Diffusion de la RTB : Une obligation légale bafouée par l’opérateur

Cette sanction s’appuie sur une clause explicite de la convention signée entre le CSC et Canal+, qui stipule que les chaînes de la RTB doivent rester accessibles aux abonnés, même lorsque leur abonnement arrive à échéance. Cette disposition vise à garantir l’accès ininterrompu à l’information publique, un droit considéré comme fondamental par les autorités burkinabè.

Pourtant, malgré cette obligation, Canal+ a procédé à la coupure des chaînes publiques pour certains abonnés dont les contrats étaient arrivés à échéance. Une pratique jugée inacceptable par le CSC, qui y voit une violation flagrante des engagements pris par l’opérateur.

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Non-respect des engagements : Le CSC passe aux sanctions coercitives contre Canal+

Le CSC avait déjà mis en garde Canal+ à plusieurs reprises sur cette question. Dans un communiqué antérieur, l’instance avait rappelé fermement que la diffusion des chaînes de la RTB devait être maintenue sans interruption, quel que soit le statut de l’abonnement. « Cette obligation s’inscrit dans le cadre de la mission de service public de la RTB et de la nécessité de garantir à tous les citoyens un accès équitable à l’information », avait souligné le CSC.

Malgré ces avertissements, Canal+ a persisté dans cette pratique, ce qui a conduit le régulateur à passer à l’acte avec cette amende record. « Le non-respect répété de cette obligation nous a contraints à prendre des mesures coercitives », a déclaré un responsable du CSC sous couvert d’anonymat.

Service public et crise : Pourquoi le maintien des chaînes nationales est-il crucial ?

Au Burkina Faso, comme dans de nombreux pays africains, les chaînes publiques jouent un rôle clé dans l’information des citoyens, notamment en période de crise. La RTB, en particulier, est un acteur majeur de la communication gouvernementale et de la cohésion sociale. Priver les abonnés de l’accès à ces chaînes, même temporairement, peut avoir des conséquences graves sur la diffusion de l’information et la stabilité du pays.

De plus, cette pratique est perçue comme une stratégie commerciale agressive de la part de Canal+, qui chercherait à forcer les abonnés à renouveler leur contrat en les privant de contenus essentiels. Une méthode qui, selon le CSC, porte atteinte aux droits des consommateurs et sape la confiance dans les opérateurs de télévision payante.

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 Amende record à Ouagadougou : Quelles suites judiciaires et commerciales pour Canal+ ?

L’amende de 50 millions de FCFA est l’une des plus lourdes jamais infligées par le CSC à un opérateur médiatique au Burkina Faso. Canal+ dispose désormais d’un délai pour se mettre en conformité avec la réglementation en vigueur. Si l’opérateur ne respecte pas cette décision, le CSC pourrait envisager des sanctions supplémentaires, allant jusqu’à la suspension de ses activités dans le pays.

De son côté, Canal+ n’a pas encore réagi officiellement à cette sanction. Cependant, des sources proches de l’entreprise indiquent que des discussions sont en cours pour trouver une solution et éviter une escalade du conflit avec les autorités burkinabè.

Régulation des médias : Un précédent fort pour les opérateurs de télévision en Afrique

Cette décision du CSC envoie un message fort à l’ensemble des opérateurs de télévision payante au Burkina Faso : le respect des obligations contractuelles, notamment en matière de diffusion des chaînes publiques, n’est pas négociable. « Nous ne tolérerons aucune défaillance dans ce domaine », a insisté un membre du CSC.

Cette affaire pourrait également inspirer d’autres pays africains confrontés à des situations similaires, où les opérateurs privés tentent de contourner leurs obligations en matière de diffusion des médias publics.

Sanction contre Canal+ : entre victoire du droit à l’information et scepticisme

Cette sanction a suscité de vives réactions parmi les professionnels des médias et les associations de défense des consommateurs. Certains y voient une victoire pour le droit à l’information, tandis que d’autres s’interrogent sur l’efficacité réelle de cette amende pour faire plier Canal+.

« C’est une bonne nouvelle pour les abonnés, mais il faudra veiller à ce que Canal+ applique réellement cette décision », a déclaré un journaliste burkinabè. « Sinon, cette amende ne sera qu’une simple formalité. »

Niger : Alerte urgente au « Calthio » contrefait, un pesticide mortel au Lindane

Niamey, 17 juin 2026 — Une alerte urgente a été lancée ce jour à l’attention des agriculteurs, des coopératives et de tous les acteurs du monde rural nigérien. Un pesticide contrefait, présent sur le marché sous le nom de « Calthio », circule illégalement et représente un danger mortel pour les utilisateurs et l’environnement. Ce produit, conditionné dans un sachet rose portant la mention « 25 % THIRAME + 20 % LINDANE – Protection des semences », est une falsification grossière et extrêmement dangereuse.

 Lindane interdit : Un produit chimique banni et hautement toxique au Sahel

Le Lindane, l’un des composants affichés sur ce sachet contrefait, est une matière active interdite au Sahel depuis les années 2000 par le Comité sahélien des pesticides (CSP). Cette substance, classée parmi les polluants organiques persistants (POP), est réputée pour sa forte toxicité pour l’homme et l’environnement. Son utilisation peut provoquer des intoxications graves, voire la mort, ainsi que des dommages irréversibles pour les sols et les écosystèmes.

Pire encore, le sachet arbore une fausse date de validité « 2024-2029 », alors que la formule contenant du Lindane est bannie depuis plus de 20 ans. Il s’agit donc d’une tromperie délibérée visant à induire en erreur les producteurs nigériens.

SAPHYTO et M.P.C. : Une usurpation d’identité pour piéger les agriculteurs

Les contrefacteurs ont usurpé l’identité de distributeurs officiels comme SAPHYTO et M.P.C. pour donner une apparence de légitimité à leur produit. Cette pratique frauduleuse vise à exploiter la confiance des agriculteurs et à les inciter à acheter un produit non seulement inefficace, mais surtout extrêmement dangereux.

 Guide pratique : Comment reconnaître le vrai pesticide « Calthio C » ?

Le vrai « Calthio C », homologué et autorisé, se distingue par sa composition légitime : Chlorpyrifos-éthyl + Thirame. Contrairement au produit contrefait, il ne contient pas de Lindane et respecte les normes phytosanitaires en vigueur au Sahel. Les autorités prient les agriculteurs de vérifier instamment les éléments suivants avant tout achat :

  • L’emballage : le vrai « Calthio C » n’est pas conditionné dans un sachet rose ;

  • La composition : elle doit mentionner Chlorpyrifos-éthyl + Thirame, et non du Lindane ;

  • Les mentions légales : le produit doit porter le logo et les coordonnées des distributeurs officiels (SAPHYTO, M.P.C., etc.) ;

  • La date de validité : toute mention d’une validité incluant le Lindane après 2000 est automatiquement suspecte.

Risques sanitaires : Quels dangers pour les producteurs et les consommateurs nigériens ?

Face à cette menace, les autorités phytosanitaires nigériennes et le Comité sahélien des pesticides (CSP) appellent à une mobilisation générale pour protéger la santé des agriculteurs, éviter des intoxications massives, prévenir les arnaques liées à la vente de pesticides contrefaits et limiter les dégâts environnementaux causés par l’utilisation de substances interdites.

Toute personne qui repère ce produit contrefait doit s’abstenir de l’utiliser, signaler immédiatement sa présence aux autorités locales ou aux services phytosanitaires et contribuer à diffuser l’alerte afin de renforcer la vigilance collective.

Secourisme et prévention : Que faire en cas d’intoxication au faux Calthio ?

L’utilisation de pesticides contrefaits, en particulier ceux contenant du Lindane, expose les agriculteurs à des risques sanitaires majeurs. Les intoxications aiguës peuvent provoquer des maux de tête, des nausées, des convulsions et parfois entraîner la mort, tandis que les effets chroniques incluent des cancers, des troubles neurologiques et la stérilité. Ces substances contaminent également les sols et les eaux, compromettant les cultures et la santé des consommateurs.

De plus, elles n’offrent aucune garantie d’efficacité contre les ravageurs, ce qui se traduit par des pertes économiques importantes pour les producteurs.

Intoxication au faux Calthio : les gestes d’urgence qui sauvent

En cas de symptômes d’intoxication (vertiges, vomissements, difficultés respiratoires, etc.) après manipulation de ce produit, il est impératif de :

  • cesser immédiatement tout contact avec le pesticide ;

  • appeler les secours (numéros d’urgence locaux) ;

  • consulter un médecin en précisant l’exposition au Lindane ;

  • conserver l’emballage du produit pour faciliter son identification.

Marché noir en Afrique de l’Ouest : Une lutte continue contre la contrefaçon phytosanitaire

Ce cas est malheureusement récurrent. La contrefaçon de pesticides sévit comme un fléau en Afrique de l’Ouest, où des réseaux écoulent régulièrement sur le marché des produits interdits ou non homologués. Ils cassent souvent les prix pour attirer les agriculteurs en quête de solutions bon marché.

En somme, les autorités rappellent aux producteurs qu’ils doivent acheter leurs pesticides uniquement auprès de revendeurs agréés et signaler tout produit suspect. Si l’État renforce actuellement les contrôles et multiplie les campagnes de sensibilisation pour endiguer ce phénomène, la vigilance de tous reste indispensable.

Illela : Tahoua et ses environs plongés dans le noir après des intempéries

Tahoua, 17 juin 2026 — Depuis hier, vers 20 heures, plusieurs localités de la région de Tahoua, dont Tahoua, Bouza, Keita, Abalak et Tchinta, sont privées d’électricité en raison de violentes intempéries survenues vers Illela. Ces conditions météorologiques ont provoqué la chute en cascade de poteaux électriques, entraînant une interruption brutale de la fourniture d’énergie dans ces zones.

Violentes intempéries à Illela : Des équipes de la NIGELEC mobilisées en urgence 

Face à cette situation, la Direction régionale de la NIGELEC à Tahoua a réagi rapidement. Dans un communiqué publié ce matin, elle informe sa clientèle que ses équipes techniques sont déjà sur le terrain pour réparer les lignes endommagées et rétablir l’alimentation électrique dans les meilleurs délais.

« D’ores et déjà, nous mobilisons nos équipes techniques pour remettre la ligne en état », précise le communiqué. La direction ajoute qu’elle a activé les moyens de production locaux afin d’alimenter en priorité les services stratégiques de la ville de Tahoua, tels que les hôpitaux, les centres de sécurité et d’autres infrastructures essentielles.

Sécurité et coupure de courant : L’appel de la NIGELEC à la patience et à la prudence

La NIGELEC présente ses excuses pour ce désagrément et prie ses abonnés de considérer leurs installations comme étant constamment sous tension. « Nous pouvons rétablir la fourniture d’électricité à tout moment. Nous vous invitons donc à éviter toute manipulation ou toute action dangereuse liée au courant électrique », souligne l’entreprise, qui appelle les populations à éviter toute intervention dangereuse sur les installations électriques pendant cette période de coupure.

La direction appelle ainsi les habitants des zones touchées à faire preuve de patience et à respecter les consignes de sécurité en attendant le rétablissement complet du courant.

Vents violents et pluies : Un phénomène de pannes récurrent dans la région de Tahoua 

Les intempéries, notamment les vents violents et les pluies diluviennes, ne sont pas rares dans cette partie du Niger, surtout en cette période de saison des pluies. Ces phénomènes météorologiques extrêmes fragilisent souvent les infrastructures électriques, déjà vieillissantes dans certaines zones, et provoquent des coupures répétées.

Depuis le début du mois, la région a déjà connu des situations similaires : des poteaux tombés ou des lignes électriques endommagées ont entraîné des pannes prolongées. Les autorités locales et la NIGELEC ont attribué ces incidents à un manque de maintenance et avaient alors promis de renforcer la résilience des réseaux, mais l’ampleur des défis dépasse leurs moyens limités.

Modernisation du réseau au Niger : Quelles solutions à long terme face aux défis énergétiques ?

Si les équipes de la NIGELEC travaillent d’arrache-pied pour rétablir le courant, cette nouvelle panne soulève une fois de plus la question de la modernisation des infrastructures électriques au Niger. Dans un pays où l’accès à l’électricité reste un défi majeur, surtout en milieu rural, ces coupures répétées pèsent sur la vie quotidienne des populations et entravent le développement économique local.

Des projets sont en cours pour améliorer la stabilité du réseau, notamment grâce à des investissements dans des lignes plus résistantes et à la diversification des sources d’énergie (solaire, éolienne). Cependant, leur mise en œuvre prend du temps, et les populations continuent de subir les conséquences de ces pannes à répétition.

La NIGELEC promet un rétablissement imminent de l’électricité, mais n’indique aucun délai exact. En attendant, l’entreprise invite les habitants de Tahoua, Bouza, Keita, Abalak et Tchinta à suivre les annonces officielles et à prendre les précautions nécessaires pour éviter tout accident lié à l’absence de courant.

Niamey : Lancement du Concours national de plaidoirie 2026 pour les réfugiés

À l’approche de la Journée mondiale des réfugiés, le Centre MS4SSA/ENS de Niamey accueille la session de formation du Concours national de plaidoirie 2026. Soutenue par plusieurs institutions nationales et internationales, cette initiative vise à renforcer les compétences des étudiants en droit sur les enjeux liés à l’asile, à l’apatridie et à la protection des personnes vulnérables.

Les futurs défenseurs des droits humains sont à l’honneur au Niger. La session de formation du Concours national de plaidoirie 2026 a officiellement démarré le mardi 16 juin au Centre MS4SSA/École normale supérieure (ENS) de Niamey, réunissant étudiants en droit, universitaires et partenaires engagés dans la promotion de la justice et de la dignité humaine.

Organisée dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale des réfugiés 2026, cette initiative constitue un cadre d’apprentissage et de perfectionnement destiné à préparer les futurs juristes aux enjeux contemporains de la protection internationale.

Cercle de Réflexion pour la Démocratie-Niger
© Cercle de Réflexion pour la Démocratie-Niger

Une mobilisation institutionnelle au service de la formation juridique au Niger

Le Centre de Recherche et de Développement du Niger (CRD-Niger) s’associe à la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université Abdou Moumouni (FSJP/UAM), à travers sa Clinique juridique, ainsi qu’au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Niger (HCR Niger) et à l’organisation canadienne CIAUD Canada, pour assurer l’organisation de cette édition.

À travers ce partenariat, les différentes institutions entendent offrir aux étudiants un cadre de formation pratique et théorique leur permettant de mieux appréhender les défis liés à la protection des populations vulnérables.

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Droit d’asile, apatridie et mouvements mixtes au cœur des enseignements

Pendant deux jours, les participants bénéficieront d’une série de formations axées sur plusieurs thématiques majeures du droit international et humanitaire. Les modules portent notamment sur le droit d’asile, la prévention de l’apatridie et la gestion des mouvements mixtes de populations.

L’objectif est de doter les étudiants des outils juridiques nécessaires pour répondre aux problématiques complexes auxquelles sont confrontés les réfugiés, les demandeurs d’asile et les personnes déplacées, dans un contexte marqué par les crises humanitaires et sécuritaires.  Cette initiative vise également à développer les capacités d’argumentation, de recherche et de plaidoirie des futurs professionnels du droit.

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Un concours de plaidoirie pour promouvoir la culture des droits humains

Le Concours national de plaidoirie s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de promotion des droits fondamentaux. En mettant les étudiants en situation de défense de cas pratiques, les organisateurs cherchent à encourager une nouvelle génération de juristes davantage sensibilisée aux principes de protection des personnes vulnérables.

 La phase de formation, prévue les 16 et 17 juin 2026 à partir de 8h30, sera suivie d’une étape éliminatoire programmée le samedi 20 juin, avant la grande finale prévue le mercredi 24 juin 2026. Les différentes épreuves se dérouleront au Centre MS4SSA/ENS de Niamey.

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CRD-Niger : Former les juristes de demain face aux défis humanitaires

À travers son engagement dans l’organisation de cette compétition, le CRD-Niger réaffirme sa volonté de contribuer au renforcement des capacités des jeunes juristes et à la promotion d’une culture de justice fondée sur le respect des droits humains.

En somme, dans un contexte régional marqué par les déplacements forcés de populations et les défis liés à la protection des réfugiés, cette initiative apparaît comme un investissement dans la formation des acteurs appelés à défendre, demain, les principes de justice, de solidarité et de dignité humaine.

Médias : Adji Ali Salatou reçoit les projets de textes de la future Agence de presse de l’AES

À Niamey, le comité national chargé de rédiger les statuts de la future Agence de presse de la Confédération des États du Sahel a officiellement remis son dossier au ministre nigérien de la Communication, ce mardi 16 juin 2026. Accord constitutif, règlement intérieur, budget de démarrage : les textes seront soumis dans les prochaines semaines à un atelier de validation réunissant le Mali et le Burkina Faso, avant l’installation du siège de l’agence à Niamey.

 

C’est un jalon attendu dans la construction de l’architecture médiatique confédérale. En effet, le mardi 16 juin 2026, dans son cabinet, le ministre nigérien de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, Adji Ali Salatou, a réceptionné les projets de textes relatifs à la création et à l’opérationnalisation de l’Agence de presse de la Confédération des États du Sahel (AES). Un comité national, mis en place à cet effet, les a élaborés ; ils doivent désormais franchir une dernière étape avant leur adoption : la validation par les deux autres États membres de la Confédération, le Mali et le Burkina Faso.

Ministère de la Communication Niger
© Ministère de la Communication Niger

Le ministre Adji Ali Salatou salue le travail du comité et accélère le calendrier

En réceptionnant le dossier, le ministre a salué l’engagement d’un comité qui a travaillé, selon ses mots, « sans week-ends, du matin au soir », et dont il a souligné la rigueur, la disponibilité ainsi que « le caractère inclusif qui a prévalu tout au long des différentes séances de travail ». Pour M. Salatou, ces textes doivent désormais permettre d’accélérer le calendrier fixé pour le déploiement de l’agence.

« Ces projets de textes nous permettront d’aller très vite, conformément à la feuille de route, pour le déploiement et l’opérationnalisation de ce groupe de presse. Cette agence de presse sera logée ici même, à Niamey, inchallah. » Adji Ali Salatou — Ministre nigérien de la Communication

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Une validation tripartite avec le Mali et le Burkina Faso avant l’adoption des textes

Le ministre a précisé qu’un atelier de validation tripartite examinera prochainement les textes, aux côtés du Mali et du Burkina Faso. Ouagadougou suit déjà le dossier avec attention : M. Salatou a transmis les encouragements de son homologue burkinabè, Gilbert Biafo, que la rapidité du comité nigérien aurait surpris. « On ne s’attendait pas à recevoir les textes aussi tôt. Vous avez réussi à le faire », aurait confié M. Biafo, selon les propos rapportés par le ministre nigérien.

Ce que contient le dossier

  • Projet d’accord portant création de l’agence ;
  • Décision relative à l’organisation et au fonctionnement ;
  • Statut de l’institution ;
  • Statut du personnel ;
  • Programme d’activités ;
  • Budget de démarrage ;
  • Grille des programmes ;
  • Prévisions en personnel ;
  • Règlement intérieur.

Le comité d’élaboration revendique un travail rigoureux et collectif

Côté comité, la présidente, Chaoulani Safiatou Amadou, a procédé à la remise officielle des documents et a rappelé le mandat qui avait guidé leur élaboration : « Il s’agit des textes fondamentaux ainsi que des documents de planification et d’opérationnalisation de l’Agence de presse de l’AES que le Niger va abriter. » Elle a qualifié la mission du comité d’accomplie, tout en assurant le ministre de sa disponibilité pour « tout éclairage technique complémentaire qui sera jugé nécessaire ».

« Le résultat d’un travail collectif mené avec rigueur, objectivité et sens de l’intérêt général. » Chaoulani Safiatou Amadou — Présidente du comité d’élaboration

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L’Agence de presse de l’AES complète l’édifice institutionnel et médiatique confédéral

Par ailleurs, le projet s’inscrit dans une dynamique plus large de construction symbolique et institutionnelle que l’AES a engagée depuis sa transformation en confédération à Niamey, en juillet 2024. Tout au long de l’année 2025, l’Alliance des États du Sahel a accumulé les attributs d’un espace souverain. Ainsi, elle a présenté son drapeau confédéral à Bamako, mis en circulation un passeport biométrique commun, créé une banque de développement chargée de financer des projets stratégiques et lancé une chaîne de télévision commune destinée à porter un récit sahélien autonome.

En outre, l’agence de presse confédérale s’annonce comme la pièce manquante de cet édifice médiatique : un outil d’information mutualisé pour les trois États, conçu comme un levier de leur souveraineté informationnelle.

À présent, la tenue de l’atelier tripartite constitue la prochaine étape décisive du processus. Si le calendrier est respecté, l’Agence de presse de l’AES pourrait devenir, après la force conjointe, l’un des symboles les plus visibles de l’intégration confédérale en cours entre Niamey, Bamako et Ouagadougou.

Au-delà de ces avancées institutionnelles, les populations des trois pays nourrissent l’espoir de voir aboutir rapidement d’autres projets structurants, notamment la mise en place d’une monnaie commune. Dans cette perspective, l’opinion publique attend également l’entrée en service effective de cette future agence de presse confédérale dans les prochains mois, perçue comme une nouvelle étape vers l’affirmation de la souveraineté et de l’intégration de l’espace sahélien.

Niger-Libye : Zeine à Tripoli pour un partenariat stratégique

Le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, s’est posé à Tripoli lundi 15 juin 2026 à la tête d’une importante délégation gouvernementale pour une visite officielle destinée à resserrer les liens entre Niamey et Tripoli. Accueilli avec les honneurs par son homologue libyen Abdel Hamid Dbeibah, M. Zeine a été reçu lors d’une cérémonie protocolaire comprenant l’exécution des hymnes nationaux et les honneurs militaires.

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Entretien en tête‑à‑tête à Tripoli : Paix et sécurité au centre des discussions

Les deux chefs de gouvernement se sont d’abord retrouvés en tête‑à‑tête pour une discussion centrée sur l’état de la coopération bilatérale et les moyens de la renforcer. Les sujets abordés ont inclus la paix, la sécurité, l’intégration régionale et le développement économique — des enjeux cruciaux pour des pays voisins confrontés à des défis sécuritaires et migratoires.

Par la suite, après cet entretien, les échanges se sont poursuivis en séance élargie avec les délégations des deux pays. Les responsables ont examiné plusieurs dossiers de coopération bilatérale, ainsi que des questions régionales et internationales nécessitant une meilleure coordination entre Niamey et Tripoli. De fait, la visite vise à transformer les intentions politiques en projets concrets sur le terrain.

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Une délégation nigérienne de poids : Militaires et diplomates mobilisés

Le Premier ministre nigérien a conduit une délégation importante, parmi laquelle le Général de Brigade Ibro Amadou Bacharou, membre du CNSP, et le ministre des Affaires étrangères Bakary Yaou Sangaré. Leur présence illustre l’importance accordée par Niamey à cette visite, tant sur le plan sécuritaire que diplomatique.

Selon les autorités nigériennes et libyennes, cette visite s’inscrit dans la dynamique de consolidation des liens historiques d’amitié et de fraternité entre les deux pays. Elle traduit ainsi la volonté commune de renforcer un partenariat stratégique capable de mieux répondre aux grands défis régionaux, notamment la stabilité des frontières, la lutte contre les groupes armés et la gestion des flux migratoires.

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Modernisation administrative : Un volet stratégique pour le ministère des Mines du Niger

En marge des rencontres bilatérales, le ministère des Mines du Niger a initié et financé une formation destinée aux responsables du secteur. Présidée par la secrétaire générale du ministère, Mme Yaou Fatimata Korgom, la session vise à renforcer les compétences administratives et managériales du personnel pour améliorer l’efficacité des services, optimiser la gestion des équipes et promouvoir une culture axée sur les résultats. Ce volet technique, intégré à la visite, montre l’attention portée par Niamey à la gouvernance des secteurs clés de l’économie.

En définitive, pour les citoyens des deux pays, ces entretiens peuvent déboucher sur des actions concrètes : renforcement de la sécurité aux frontières, projets économiques communs, meilleur contrôle des migrations et coopération dans la gestion des ressources. Reste à transformer les annonces en accords opérationnels et à assurer leur mise en œuvre sur le terrain.

Secteur minier au Niger : Le ministre Abarchi Ousmane reçoit GoviEx, KARUB et des groupes turcs

Le ballet des délégations s’est poursuivi, lundi 15 juin 2026, dans les locaux du ministère des Mines à Niamey. Tout au long de l’après-midi, le Commissaire-Colonel Abarchi Ousmane a reçu plusieurs représentants de groupes miniers et industriels étrangers venus explorer et consolider leurs partenariats avec le Niger, dans un contexte marqué par la volonté des autorités de la Refondation de reprendre la maîtrise et la valorisation stratégique des ressources nationales.

Ces différentes audiences témoignent aussi du regain d’intérêt que suscite le potentiel minier nigérien auprès d’investisseurs internationaux.

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Secteur minier au Niger : Le ministre Abarchi Ousmane reçoit le groupe KARUB

Parmi les délégations reçues figurait celle de la société KARUB, conduite par son président du Conseil d’administration, Burak Yogurtcu. Les échanges ont porté sur les perspectives de renforcement de la coopération dans le domaine minier.

Cette rencontre illustre aussi l’attractivité croissante du secteur minier nigérien et s’inscrit dans la politique de développement et de valorisation souveraine des ressources naturelles engagée par les autorités nigériennes.

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Uranium à Madaouela : Des discussions cruciales pour une nouvelle convention avec GoviEx

Le même jour, le ministre des Mines a également accordé une audience aux responsables de GoviEx SA. Présente à Niamey depuis une semaine, la délégation a multiplié les séances de travail techniques et juridiques avec les équipes du ministère en vue de l’élaboration d’une nouvelle convention minière relative au projet Madaouela.

Considéré comme l’un des plus importants gisements d’uranium de la sous-région, ce projet représente un enjeu stratégique majeur pour le Niger. Les autorités entendent désormais inscrire son développement dans une logique de partenariat plus équilibré, avec l’ambition de garantir de meilleures retombées économiques au profit du peuple nigérien.

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Coopération Niger-Türkiye : Les groupes turcs OYAK et FB Group reçus à Niamey

Dans le cadre du renforcement des relations économiques entre le Niger et la République de Türkiye, le Commissaire-Colonel Abarchi Ousmane a également reçu les délégations des groupes turcs OYAK et FB Group. Ce dernier était représenté par son président-directeur général, Fatih Bora.

Les discussions ont porté sur les opportunités de coopération et d’investissements dans le secteur minier, dans le prolongement de la récente visite officielle effectuée en Türkiye par le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Cette visite a permis d’ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration économique entre Niamey et Ankara, marquant une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays.

Ministère des Mines
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Une stratégie de diversification des partenariats

À travers ces rencontres successives, le Niger confirme sa volonté de diversifier ses partenaires et de repositionner son secteur minier autour d’une approche davantage fondée sur la souveraineté économique et la valorisation nationale des ressources.

Entre négociations techniques, nouveaux investisseurs et consolidation des liens avec des partenaires stratégiques, Niamey affiche son ambition de faire du secteur minier l’un des piliers de son développement et de son rayonnement économique dans la sous-région.

Niger-Nigéria : Zeine à Abuja pour honorer le Général Abubakar

Abuja a été, dimanche 14 juin 2026, le théâtre d’une cérémonie empreinte de solennité et de convivialité à l’occasion du 84ᵉ anniversaire du Général Abdulsalami Abubakar, ancien Chef de l’État de la République fédérale du Nigéria. À cette célébration, le Président de la République du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, s’est fait représenter par le Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine.

À la tête d’une importante délégation nigérienne, composée notamment de plusieurs membres du gouvernement et de représentants du Conseil consultatif de la Refondation, le chef du gouvernement a pris part à cette rencontre qui a réuni de nombreuses figures politiques, diplomatiques, administratives ainsi que des autorités traditionnelles nigérianes.

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Hommage à Abuja : Une importante délégation nigérienne pour les 84 ans du Général Abubakar

Dans une ambiance marquée par les hommages et les témoignages de reconnaissance, les invités ont célébré le parcours du Général Abdulsalami Abubakar, personnalité respectée au Nigeria et dans la sous-région pour son rôle dans la consolidation de la démocratie et de la stabilité du pays.

La présence de hautes personnalités venues de divers horizons a conféré à cette commémoration une dimension particulière, transformant ainsi l’événement en un cadre privilégié d’échanges et de rapprochement entre dirigeants et responsables institutionnels.

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Abdulsalami Abubakar : Une figure historique de la démocratie nigériane honorée

Au-delà de son caractère festif, cette participation du Niger traduit la qualité des relations qu’entretiennent Niamey et Abuja. Elle a permis de réaffirmer les liens historiques d’amitié, de fraternité et de bon voisinage qui unissent les deux pays, liés par une longue frontière commune et des intérêts partagés.

Les autorités nigériennes ont, à travers cette présence, réitéré leur volonté de consolider davantage la coopération bilatérale avec le Nigéria, dans un contexte sous-régional marqué par des défis sécuritaires, économiques et sociaux communs.

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Niamey et Abuja réaffirment leur proximité et leurs liens historiques

Cette rencontre a également été l’occasion de rappeler l’importance d’une coopération renforcée au service de la paix, de la stabilité et du développement de l’Afrique de l’Ouest.

À travers sa participation à cette célébration, le Niger a une nouvelle fois témoigné de son attachement au renforcement des relations avec son voisin nigérian, dans la perspective d’une sous-région davantage solidaire et plus résiliente face aux défis actuels.

Mali : que cache la visite du ministre mauritanien de la Défense

C’est une rencontre qui ne laisse personne indifférent dans l’espace sahélien. Ce lundi 15 juin 2026, le Président de la Transition du Mali, le Général Assimi Goïta, a reçu à Bamako le ministre mauritanien de la Défense, porteur d’un message personnel du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Au-delà du protocole, cette visite soulève des enjeux cruciaux pour la stabilité sécuritaire de toute la région.

Présidence de la République du Mali
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Diplomatie de crise : Un message de Nouakchott à Bamako dans un contexte d’urgence

Cette visite intervient alors que les interrogations sur la sécurité aux frontières se multiplient. Selon plusieurs observateurs, des groupes armés terroristes utiliseraient présumément le territoire mauritanien pour mener des incursions au Mali. De fait, les zones frontalières serviraient de couloirs de circulation, de bases de repli ou d’espaces de réorganisation. Pendant ce temps, les populations maliennes continuent de payer un lourd tribut à une insécurité persistante.

Il faut noter que les attaques du 25 avril dernier ont ravivé les inquiétudes concernant les réseaux de soutien et les itinéraires empruntés par les assaillants. Ces événements ont cruellement mis en lumière les failles persistantes dans la coordination régionale anti-terroriste. Dès lors, les observateurs estiment que cette situation appelle des réponses claires et une coopération sans ambiguïté.

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Lutte anti-terroriste au Sahel : Aucune place pour les zones d’ombre

Le message est sans équivoque : la lutte contre le terrorisme ne peut être efficace que si elle repose sur une volonté commune de priver les groupes armés de toute zone refuge, de tout soutien logistique et de toute liberté de mouvement. L’analyse des experts est formelle : « On ne peut pas affirmer combattre le terrorisme tout en tolérant des situations qui faciliteraient son expansion ». Cette contradiction apparente entre discours et réalité alimente, à juste titre, une certaine méfiance de la part du Mali et de ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel (AES).

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Frontières poreuses et sécurité : Le Sahel attend des actes tangibles

À l’évidence, les peuples du Sahel exigent désormais des résultats probants. Comme le soulignent les analystes régionaux, « la sécurité régionale ne se construit ni sur les déclarations diplomatiques ni sur les bonnes intentions, mais sur une coopération sincère entre voisins ». Si la visite du ministre mauritanien pourrait marquer le début d’un dialogue renouvelé, le Mali et ses voisins savent que la crédibilité de ce rapprochement dépendra essentiellement de mesures tangibles sur le terrain.

En définitive, ce dossier frontalier illustre un défi systémique : celui de la coordination dans une région où les frontières poreuses permettent aux groupes armés d’exploiter les moindres failles sécuritaires. Pour le Général Goïta et le Président Ghazouani, la priorité demeure inchangée : protéger les populations et garantir la stabilité régionale par une action concertée et, surtout, sans compromis face à la menace terroriste.