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À Niamey, la célébration de la Journée nationale de la femme nigérienne a pris cette année une résonance particulière. Entre hommages, distinctions et appels à l’engagement patriotique, les autorités nigériennes ont placé les femmes au cœur des enjeux de sécurité, de cohésion sociale et de développement durable.
Dans une ambiance mêlant solennité républicaine et ferveur populaire, le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a officiellement lancé ce mercredi 13 mai 2026 les activités de cette journée historique. Organisée autour du thème « Mobilisation des femmes nigériennes pour la défense nationale et le développement durable », la cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives, des représentants du système des Nations unies ainsi qu’une importante mobilisation féminine venue de divers horizons du pays.
Une célébration placée sous le signe de l’engagement national
Sous les lustres de la salle officielle où se tenait la cérémonie, les tenues colorées des participantes tranchaient avec la gravité du contexte évoqué dans les discours. À travers cette édition 2026, les autorités nigériennes ont voulu rappeler que les femmes occupent une place stratégique dans la stabilité et l’avenir du pays.
Prenant la parole devant un parterre d’invités, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a souligné la portée historique de cette journée célébrée depuis 1991 pour « magnifier la femme nigérienne ».
« Dans tous les secteurs de notre économie, vous trouvez la femme », a rappelé le chef du gouvernement, évoquant leur présence essentielle dans l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, le commerce, l’industrie ainsi que dans les efforts de préservation de l’environnement. Mais cette année, le message des autorités allait bien au-delà de l’hommage symbolique.
Sécurité nationale : les femmes au cœur de la mobilisation
Dans un contexte régional marqué par des menaces sécuritaires persistantes et des défis climatiques croissants, le thème retenu pour cette édition revêt une dimension hautement stratégique. Pour le Premier ministre, cette mobilisation répond directement aux orientations données par les plus hautes autorités du pays dans le cadre de l’effort national de défense.
« Il s’agit d’amener les Nigériennes et les Nigériens à redoubler de vigilance pour une meilleure sécurisation de notre territoire », a-t-il déclaré, appelant les populations à devenir « des remparts de protection et de préservation de la paix ».
Le chef du gouvernement a également encouragé les femmes nigériennes à renforcer les passerelles avec leurs homologues des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), afin de bâtir un mouvement féminin régional capable de promouvoir la paix, l’intégration et le développement économique dans l’espace sahélien.
Hommage aux femmes rurales et aux femmes en uniforme
Au cours de son intervention, Ali Mahaman Lamine Zeine a tenu à saluer particulièrement les femmes vivant en milieu rural, qu’il a décrites comme des symboles de résilience face aux difficultés économiques et climatiques.
Le Premier ministre a également adressé un hommage apprécié aux femmes servant sous le drapeau national, notamment au sein des Forces armées nigériennes, de la Garde nationale, de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale. Un hommage accueilli par de longs applaudissements dans la salle, où plusieurs femmes en uniforme avaient pris place parmi les invitées officielles.
« Les femmes sont les piliers de notre société. »
De son côté, la ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, la professeure Sidikou Ramatou Seyni Djermakoye, a insisté sur la portée politique et sociale du thème choisi cette année. Selon elle, cette thématique constitue « une reconnaissance claire et sans ambiguïté du rôle fondamental que jouent les femmes nigériennes dans la construction, la protection et le rayonnement du pays ».
Face aux participantes, elle a décrit les femmes nigériennes comme « les gardiennes des valeurs, les architectes des familles et les piliers de l’économie ». Pour traduire cette formule en actes, la ministre a rappelé l’engagement ferme du gouvernement à travers des programmes nationaux axés sur l’autonomisation financière des femmes, notamment par un meilleur accès à la terre, aux crédits et aux marchés.
Elle a également rendu un vibrant hommage à toutes celles qui, « dans l’ombre ou dans la lumière », ont contribué à faire avancer la cause des femmes au Niger malgré les préjugés et les obstacles.
Au-delà des discours officiels, cette célébration a aussi été marquée par des moments d’émotion et de reconnaissance. Plusieurs femmes leaders ont reçu des distinctions honorifiques sous les applaudissements de l’assistance, avant qu’une photo de famille ne vienne clôturer la cérémonie.
À travers cette journée, les autorités ont voulu envoyer un message fort : dans un Niger confronté à de multiples défis, les femmes apparaissent plus que jamais comme des actrices incontournables de la résilience nationale, de la paix et du développement durable.
Le Tribunal correctionnel de Dosso a frappé un grand coup le mardi 12 mai 2026. Dans une salle d’audience où la tension était palpable, le juge a condamné le citoyen Ibro Saïdou à une peine particulièrement lourde : quatre ans de prison ferme, sans sursis, et un million de francs CFA d’amende pour diffamation envers la Gendarmerie nationale.
Les dérives des réseaux sociaux sur le banc des accusés
Dès l’ouverture des débats, le tribunal a transformé ce procès en un rappel à l’ordre collectif sur l’usage de la parole publique. Au cœur des échanges : des propos jugés offensants et diffusés par le prévenu sur les réseaux sociaux. Pour les magistrats, l’argument de la liberté d’expression a ses limites. Ils ont fermement martelé que chaque publication engage la responsabilité de son auteur, rappelant ainsi que la propagation de fausses informations menace directement l’ordre public et fragilise les institutions républicaines.
Un signal fort pour protéger l’honneur en uniforme
Ce verdict sans concession sonne comme un avertissement national. Les autorités judiciaires affichent désormais une tolérance zéro face aux attaques verbales visant les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).
Cette fermeté fait directement écho à la stratégie du Haut Commandement de la Gendarmerie nationale. En effet, sous l’impulsion du Colonel-major Kimba Tahirou, l’institution s’est engagée dans un vaste chantier visant à restaurer la confiance avec les populations, tout en renforçant la discipline interne.
D’ailleurs, la présence sur le banc des parties civiles de l’Adjudant-chef Boureima Amadou, commandant de la Brigade Mixte N°1 de Dosso, est venue rappeler le poids symbolique que l’institution accorde à la défense de son honneur.
Pour les citoyens de Dosso, ce procès fera date : il fixe désormais une ligne rouge très claire entre le débat d’idées et la dérive diffamatoire.
Sous les dorures ministérielles à Niamey, ce mercredi 13 mai 2026, une simple remise de document a pris les accents d’un tournant stratégique pour l’avenir du pays. L’Institut National de la Statistique (INS) a officiellement dévoilé sa grande enquête sur l’accès des ménages aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Si les chiffres témoignent d’une fulgurante appropriation du mobile, ils mettent aussi en lumière les profonds défis d’une transition numérique à deux vitesses.
Les flashs des photographes crépitent dans la salle de réunion du ministère. Sur la table, un document volumineux concentre tous les regards : le rapport d’analyse des données sur l’accès des ménages et des individus aux TIC. C’est M. Moussa Mamane Hassan, Directeur Général de l’INS, qui le remet en main propre, ce mercredi, à M. Adji Ali Salatou, ministre en charge de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information.
Derrière le protocole, l’enjeu est immense. Pour l’INS, cette démarche va bien au-delà de la simple rigueur administrative. C’est l’affirmation d’un engagement constant à accompagner l’État dans l’élaboration et l’évaluation de ses politiques publiques. À l’heure où les décisions de développement exigent une précision chirurgicale, l’institut rappelle qu’aucune ambition nationale ne peut se passer de statistiques officielles fiables, pertinentes et conformes aux standards internationaux.
Le mobile roi, Internet s’impose : la révolution silencieuse des ménages nigériens
Lorsque le Directeur Général de l’INS prend la parole pour détailler les conclusions de l’enquête, l’audience retient son souffle. Les données récoltées dessinent le portrait d’un Niger résolument connecté, où le téléphone portable est devenu le prolongement naturel du quotidien.
« Les résultats issus de cette enquête mettent en évidence des avancées significatives », se félicite M. Moussa Mamane Hassan.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes, implacables : 84,2 % des ménages nigériens utilisent désormais un téléphone mobile. Plus impressionnant encore, 64,9 % d’entre eux disposent d’un accès à Internet. En zoomant sur la population des adultes et des jeunes de 15 ans et plus, le constat se précise : près de 39,5 % d’entre eux ont navigué sur la Toile au cours des trois derniers mois, et les deux tiers utilisent le téléphone mobile au quotidien.
Pour le patron de l’INS, cette dynamique ne laisse place à aucun doute : elle « confirme la place désormais centrale des TIC dans la vie économique et sociale de nos populations ». En quelques années, le numérique est passé du statut de luxe à celui d’outil de subsistance, de commerce et de lien social.
Le spectre de la fracture numérique : de l’opulence de Niamey à l’isolement de Diffa
Cependant, le journalisme se nourrit autant des nuances que des grands succès. Et le rapport de l’INS n’occulte rien des zones d’ombre du paysage technologique nigérien. Derrière les moyennes nationales flatteuses se cachent de profondes disparités géographiques et économiques.
Le visage grave, M. Moussa Mamane Hassan invite l’assistance à regarder la réalité en face : « Ces progrès ne doivent pas occulter les défis encore persistants. Le rapport met en lumière des disparités importantes, notamment entre les régions et les milieux de résidence. »
Le grand écart est saisissant. Prenez l’usage d’Internet : il culmine à 63,5 % dans le confort urbain de la capitale, Niamey. Mais à l’autre bout du pays, dans la région de Diffa, ce taux s’effondre à un maigre 17,9 %. Une déconnexion qui isole des pans entiers de la population des opportunités économiques du web.
À cela s’ajoutent le coût et l’accès aux équipements lourds. Au plan national, la possession d’un ordinateur reste un fait marginal, pour ne pas dire exceptionnel : seuls 5,0 % des ménages en sont dotés. Une statistique qui illustre l’ampleur de la fracture numérique que le pays doit, collectivement, s’employer à réduire.
Cap sur la TNT et la Refondation : l’outil pragmatique du gouvernement
En réceptionnant le précieux document, le ministre Adji Ali Salatou n’a pas caché sa satisfaction. Après avoir chaleureusement félicité les équipes techniques pour la qualité de ce travail de haute volée, le pragmatisme a repris le dessus. Pour le gouvernement, ces statistiques ne vont pas dormir dans des tiroirs ; elles constituent le carburant de l’action publique.
« L’avantage de ce rapport, a expliqué le ministre, est qu’il conforte les dispositions ou prédispositions prises dans le cadre du programme de la refondation de la République, sous l’excellence du Président de la République. »
Mais le ministre est allé plus loin, ancrant les données de l’INS dans les préoccupations très concrètes des foyers nigériens. L’enquête a en effet intégré une attente majeure des populations : la Télévision Numérique Terrestre (TNT). Grâce à ces données chiffrées, les autorités savent désormais avec précision combien de ménages disposent de postes téléviseurs et, surtout, combien possèdent des appareils compatibles avec le basculement technologique imminent vers la TNT.
Pour M. Adji Ali Salatou, l’heure n’est plus aux approximations théoriques. Ce rapport permettra d’ajuster la trajectoire, d’affiner la Politique Nationale du Numérique 2021-2030 et de répondre rigoureusement aux indicateurs des Objectifs de Développement Durable (ODD).
Les chantiers de l’avenir : inclure les jeunes et les femmes
La cérémonie s’est achevée sur une feuille de route claire, dictée par les conclusions mêmes de l’INS. Pour transformer l’essai de la transition numérique, le Niger va devoir accélérer le pas sur plusieurs fronts.
Le diagnostic final appelle à poursuivre et à intensifier les efforts. Les priorités sont désormais clairement identifiées :
Renforcer d’urgence les infrastructures numériques là où le réseau fait défaut ;
Améliorer l’accessibilité financière aux services de communication ;
Promouvoir activement l’équipement des ménages, notamment en terminaux et ordinateurs ;
Développer massivement les compétences numériques, avec une attention ciblée sur les jeunes, les femmes et les populations des zones rurales les moins bien desservies.
À Niamey, ce mercredi 13 mai, la science statistique a jeté une lumière crue sur le Niger d’aujourd’hui. Il appartient désormais aux décideurs politiques de s’en servir pour bâtir le Niger connecté de demain, plus inclusif, moderne et résilient.
La capitale nigérienne vient de connaître un nouvel épisode dans la lutte contre la criminalité urbaine. La Direction de la Police Judiciaire (DPJ) a interpellé un individu de 56 ans, de nationalité nigérienne, déjà connu de la justice, soupçonné d’avoir commis une série de vols dans plusieurs agences et sièges de banques à Niamey.
Un mode opératoire bien rodé
Selon les enquêteurs, le suspect se présentait dans les établissements bancaires vêtu avec élégance — veste ou boubou — afin d’inspirer confiance et ne pas éveiller de soupçons. Une fois installé dans le hall, il simulait un appel téléphonique et observait discrètement les mouvements des agents. Dès qu’un bureau était laissé ouvert, il s’y introduisait pour dérober sacs, pochettes, téléphones portables et sommes d’argent. Après son forfait, il quittait les lieux en continuant sa mise en scène, avant de disparaître en taxi.
Des vols en série filmés par les caméras
Pour écouler les téléphones volés, l’homme se présentait chez des revendeurs avec une facture en main, justifiant un besoin pressant et expliquant le bradage des appareils. Plusieurs caméras de surveillance ont capté ses agissements, confirmant son implication. Au total, le mis en cause a visité deux sièges, dix agences bancaires et une clinique médicale.
La police lance un appel à la vigilance citoyenne
La DPJ souligne que cette arrestation illustre la détermination des forces de l’ordre à protéger les citoyens et leurs biens. Elle appelle la population à redoubler de vigilance et à collaborer activement en signalant tout comportement suspect. La Police Nationale rappelle ainsi sa mission fondamentale : assurer votre sécurité et celle de vos biens. Numéros verts : 17 / 8383
Le mardi 12 mai 2026, le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, S.E. Bakary Yaou Sangaré, a reçu dans son cabinet les copies figurées des lettres de créance de Monsieur Özgür Arslan, nouvel Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Türkiye auprès du Niger.
Cette cérémonie protocolaire, empreinte de solennité, marque une étape importante dans le raffermissement des relations bilatérales entre Niamey et Ankara. En effet , les deux pays entendent donner un nouvel élan à leur partenariat, fondé sur le respect mutuel et animé par une volonté commune de renforcer les échanges diplomatiques et économiques.
Au cours de l’audience, le ministre et le diplomate turc ont réaffirmé leur engagement à promouvoir une coopération fructueuse et mutuellement bénéfique. Plusieurs domaines d’intérêt commun ont été évoqués, notamment le commerce, l’investissement, l’éducation, la culture et la sécurité. Ainsi, les deux parties ont souligné l’importance d’une collaboration renforcée pour répondre aux défis régionaux et contribuer à la stabilité du Sahel.
La Türkiye, déjà présente dans divers projets de développement au Niger, ambitionne de consolider son rôle de partenaire stratégique. Pour Niamey, cette coopération s’inscrit dans une vision plus large de diversification des partenariats internationaux et de recherche de solutions durables aux enjeux économiques et sécuritaires.
En accueillant le nouvel ambassadeur, le Niger confirme sa volonté d’approfondir ses relations avec la Türkiye, dans un contexte où la diplomatie économique et la solidarité internationale apparaissent comme des leviers essentiels de développement. Cette rencontre ouvre ainsi une nouvelle phase de dialogue et de coopération, porteuse d’opportunités pour les deux nations et leurs peuples.
À Zinder, autorités administratives, professionnels des médias, forces de sécurité et acteurs du numérique se sont réunis autour d’un même objectif : promouvoir une communication responsable capable de préserver la paix et de renforcer la cohésion sociale dans un contexte régional marqué par de nombreux défis sécuritaires et informationnels.
La salle de réunion Kalla Moutari de Zinder a servi de cadre, ce mercredi 13 mai 2026, à une Rencontre d’Échanges Multi-Acteurs initiée par l’Observatoire National de la Communication (ONC). Placée sous la présidence d’Ibrahim Manzo Diallo, cette rencontre a rassemblé plusieurs composantes de la société autour du rôle des médias dans la consolidation de la stabilité sociale et de l’unité nationale.
Zinder : un espace de dialogue autour de la paix sociale
Autorités administratives et coutumières, Forces de Défense et de Sécurité, journalistes, web-activistes, créateurs de contenus et représentants de la jeunesse ont pris part à cette rencontre d’échanges organisée dans la capitale du Damagaram.
L’objectif affiché était de favoriser un dialogue inclusif entre les différents acteurs afin de réfléchir collectivement aux moyens de préserver la paix sociale à travers une communication responsable et citoyenne.
Dans son allocution d’ouverture, le président de l’ONC, Ibrahim Manzo Diallo, a salué la forte mobilisation des participants. Il a rappelé que cette initiative vise avant tout à créer « un espace de réflexion et de partage d’expériences autour de la responsabilité des médias dans la préservation de la quiétude sociale ».
Des défis sécuritaires et informationnels croissants
Cette rencontre intervient dans un contexte régional particulièrement sensible. Les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont le Niger, restent confrontés à des défis sécuritaires majeurs, mais également à la montée des campagnes de désinformation et des discours de haine sur les plateformes numériques.
Les participants ont notamment échangé sur les risques liés à la propagation des fausses informations, aux manipulations médiatiques et à la fragilisation du tissu social dans un environnement marqué par une circulation rapide et parfois incontrôlée des contenus numériques.
Pour plusieurs intervenants, les médias et les acteurs du web occupent désormais une position stratégique dans la préservation de la stabilité sociale et dans la lutte contre les tensions communautaires.
L’ONC appelle à une information responsable
Face à ces enjeux, Ibrahim Manzo Diallo a insisté sur la nécessité pour les professionnels des médias et les créateurs de contenus de privilégier une information crédible, équilibrée et vérifiée.
« Votre mobilisation témoigne de l’engagement collectif en faveur de la paix et de la stabilité de notre pays », a déclaré le président de l’ONC, invitant les participants à promouvoir des contenus respectueux des valeurs républicaines et de la cohésion nationale.
Au-delà des échanges, cette rencontre a également permis de renforcer le dialogue entre institutions publiques, médias traditionnels et nouveaux acteurs du numérique autour des responsabilités partagées dans la gestion de l’information.
Une dynamique pour consolider la cohésion nationale
À travers cette initiative, l’Observatoire National de la Communication entend encourager une culture médiatique fondée sur l’éthique, la responsabilité et le vivre-ensemble.
Dans un contexte régional marqué par les tensions sécuritaires et les défis de gouvernance informationnelle, cette journée d’échanges apparaît comme une étape importante dans la construction d’une communication citoyenne au service de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale au Niger.
Cette initiative s’inscrit également dans les efforts africains plus larges de gouvernance concertée et de consolidation de la paix, au‑delà des frontières du Niger, affirmant la place du pays comme acteur engagé dans la stabilité régionale et continentale.
À Dagamanette, dans la commune d’Agadez, le centre de tri et de valorisation des déchets attire l’attention des partenaires internationaux. En visite le mardi 12 mai 2026, une délégation conduite par l’Union européenne a découvert un dispositif de recyclage qui transforme les déchets plastiques en équipements utiles pour les communautés, tout en contribuant à l’assainissement urbain.
La gestion durable des déchets gagne du terrain à Agadez. le mardi , une délégation de l’Union européenne, accompagnée de plusieurs partenaires techniques et humanitaires, a effectué une visite au centre de tri et de valorisation des déchets de Dagamanette. Objectif : évaluer le fonctionnement de cette infrastructure devenue un maillon important de la politique locale d’assainissement et de recyclage.
Une délégation internationale au cœur du dispositif
La mission regroupait notamment la cheffe de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Niger, ainsi que des représentants du ProDEC GIZ, du Promap et du HCR. Accueillis par les responsables du centre, les visiteurs ont bénéficié d’une visite guidée complète des différentes installations.
La délégation a ainsi parcouru la bande de tri, le magasin de stockage, la plateforme de moulage ainsi que le hangar d’exposition des produits recyclés. À chaque étape, des explications détaillées ont été fournies sur le fonctionnement technique des équipements et sur l’organisation générale du centre.
Des déchets plastiques transformés en produits utiles
Le hangar d’exposition a particulièrement attiré l’attention des visiteurs. Les responsables du centre y ont exposé plusieurs produits fabriqués à partir de déchets plastiques recyclés, notamment des latrines écologiques, des pavés, des dalles de latrines, des tables-bancs ainsi que des bancs publics.
À travers ces réalisations, le centre démontre le potentiel économique et environnemental du recyclage dans une région confrontée à des défis croissants en matière d’assainissement et de gestion des déchets urbains.
Selon les responsables du site, le centre récupère et valorise plusieurs tonnes de déchets plastiques, ce qui permet de réduire leur impact sur l’environnement tout en fournissant des solutions concrètes aux collectivités locales.
Des défis encore présents dans la gestion du centre
Au cours des échanges, le délégataire du centre et l’administration communale ont également présenté le système global de gestion des déchets mis en place par la commune. Ils ont notamment détaillé le processus du plan de gestion des déchets, le fonctionnement opérationnel du site ainsi que les études de conformité et de sécurité réalisées sur les produits fabriqués à base de plastique recyclé.
Les responsables n’ont toutefois pas caché les difficultés auxquelles le centre reste confronté, notamment en matière de gestion, de financement et de renforcement des capacités techniques.
Une initiative porteuse pour l’assainissement urbain
À travers cette visite, les partenaires internationaux ont pu mesurer les efforts entrepris par la commune d’Agadez pour promouvoir une gestion plus durable des déchets. Le centre de Dagamanette apparaît désormais comme une initiative structurante, capable de conjuguer protection de l’environnement, innovation locale et amélioration du cadre de vie des populations.
Dans un contexte où les questions d’assainissement deviennent de plus en plus cruciales au Niger, ce modèle de valorisation des déchets pourrait inspirer d’autres collectivités engagées dans la transition écologique et l’économie circulaire.
À Maradi, 28 jeunes Nigériens ont entamé ce mardi les épreuves du prestigieux concours d’entrée à l’École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU). En effet, cette compétition continentale représente un enjeu stratégique pour un Niger confronté aux défis de l’urbanisation, de l’aménagement des villes et du développement durable.
Le Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur général de Police Issoufou Mamane, a procédé ce mardi 12 mai 2026 au lancement officiel du concours d’entrée à l’EAMAU au CES Burja. Ainsi, pendant deux jours, 28 candidats venus de toutes les régions du Niger affrontent des épreuves écrites dans plusieurs disciplines, avec l’espoir d’intégrer l’une des écoles de référence du continent en architecture, urbanisme et gestion urbaine.
Dans les salles silencieuses du CES Burja de Maradi, l’atmosphère oscillait entre concentration et ambition. Stylos en main, regards fixés sur les feuilles d’examen, les candidats savent qu’ils jouent bien plus qu’un simple concours académique : une opportunité de participer, demain, à la transformation des villes africaines.
L’École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU), basée à Lomé au Togo, forme depuis plusieurs décennies des cadres spécialisés dans l’architecture, l’urbanisme, la gestion urbaine et les métiers liés à la planification des espaces urbains. Des domaines devenus essentiels pour des pays africains confrontés à une urbanisation rapide, souvent désordonnée.
Au Niger, où les grandes villes connaissent une forte croissance démographique, la question de l’aménagement urbain est désormais au cœur des priorités. Routes, logements, drainage des eaux, infrastructures publiques, mobilité urbaine ou encore adaptation climatique : les besoins en experts qualifiés ne cessent d’augmenter.
C’est dans ce contexte que le Gouverneur de la région de Maradi, Issoufou Mamane, a tenu à marquer personnellement le lancement du concours. Ainsi, devant les candidats, il a lui-même procédé à l’ouverture du scellé contenant les sujets d’examen avant leur distribution, dans un souci de transparence et de crédibilité du processus.
Pendant deux jours, les 28 candidats nigériens composeront dans plusieurs disciplines stratégiques, notamment le français, la culture générale, les mathématiques, le dessin et la physique.
Pour les autorités, ce concours dépasse le cadre régional. Au même moment, des candidats issus d’autres pays africains composent également dans leurs centres respectifs, faisant de cette sélection une compétition à l’échelle continentale.
S’adressant directement aux candidats, le gouverneur a voulu insuffler confiance et motivation.
« Nous avons tenu à être ici parce que nous croyons en vous, et nous sommes convaincus que vous êtes capables de défendre valablement la région de Maradi et d’obtenir les meilleurs résultats », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur l’importance du mérite et de l’excellence dans le nouveau contexte nigérien.
« Depuis le 23 juillet 2023, les concours au Niger sont devenus “clean”, sans aucune suspicion. Les meilleurs réussiront », a affirmé Issoufou Mamane, appelant les candidats à traiter les sujets avec méthode, rigueur et sang-froid.
Au-delà de la réussite individuelle, l’enjeu reste collectif. Former des architectes, urbanistes et spécialistes de l’aménagement revient aujourd’hui à préparer les fondations des villes africaines de demain.
À Maradi comme dans plusieurs capitales africaines, les copies rédigées ce mardi pourraient façonner bien plus que des parcours étudiants. Elles dessinent peut-être déjà les contours des futures villes du Niger : plus modernes, mieux organisées et capables de répondre aux défis d’une urbanisation galopante.
C’est une étape cruciale, un véritable rite de passage où l’effort physique vient compléter l’exigence intellectuelle. Ce mardi 12 mai 2026, une atmosphère mêlant stress, concentration et détermination régnait sur le mythique terrain musulman de Niamey. Des milliers de lycéens nigériens y ont entamé la première phase du Baccalauréat 2026 : les épreuves physiques et sportives.
Sur la ligne de départ, les visages sont fermés, les regards concentrés. Le sifflet s’apprête à retentir. Pour les dizaines de milliers de candidats, ces quelques mètres de piste ou ces exercices physiques représentent bien plus qu’une simple évaluation : ils marquent le lancement officiel du marathon du baccalauréat.
Témoignant de l’importance accordée à cet examen national, plusieurs membres du gouvernement ont effectué le déplacement pour soutenir les candidats. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique a dirigé la cérémonie officielle aux côtés de plusieurs personnalités gouvernementales, parmi lesquelles figuraient le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, le ministre de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels, le gouverneur de la région de Niamey ainsi que la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Dr Élisabeth Shérif.
Une mobilisation nationale marquée par une forte présence féminine
Derrière la poussière soulevée par les foulées des candidats, les chiffres traduisent l’ampleur de cette session 2026 et l’évolution progressive de la scolarisation des jeunes filles au Niger.Au total, le ministère a enregistré 89 328 inscriptions au baccalauréat cette année sur l’ensemble du territoire national, dont 41 465 filles, soit près de la moitié des effectifs.
Pour les épreuves physiques et sportives lancées ce mardi, les autorités ont déclaré 73 341 candidats médicalement aptes, dont 29 640 jeunes filles. La région de Niamey concentre à elle seule une grande partie des effectifs avec 30 005 candidats engagés dans cette première phase des examens.
« Discipline, persévérance et détermination » : le message des autorités
Par ailleurs, les membres du gouvernement ont tenu à adresser un message direct aux candidats. Les autorités ont appelé les élèves à faire preuve de discipline, de persévérance et de détermination afin d’aborder les différentes étapes du baccalauréat avec confiance et sérénité.
Ainsi, l’objectif, ont rappelé les responsables éducatifs, est de permettre aux candidats de donner le meilleur d’eux-mêmes dès les épreuves sportives pour renforcer leur moral avant les examens écrits.
Les autorités ont également rendu hommage aux enseignants, encadreurs sportifs et responsables éducatifs mobilisés depuis plusieurs mois pour préparer les élèves et assurer le bon déroulement des évaluations dans des conditions sécurisées.
Sous la chaleur de Niamey, les organisateurs ont déclenché les chronomètres et enregistré les premières performances. Pour des milliers de jeunes Nigériens, le chemin vers le précieux diplôme du baccalauréat commence désormais officiellement.