Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 32 sur 294

Omar Artan, refoulé par Washington, accueilli à bras ouverts par Vancouver

À la veille du coup d’envoi de la Coupe du monde, le premier arbitre somalien jamais sélectionné pour un Mondial a été renvoyé chez lui depuis l’aéroport de Miami. Le premier ministre de la Colombie-Britannique propose de l’accueillir en territoire canadien, où Vancouver accueille sept rencontres du tournoi.

 

Il devait entrer dans l’histoire. Omar Abdulkadir Artan, 34 ans, était sur le point de devenir le premier arbitre somalien à officier lors d’une phase finale de Coupe du monde. Mais, le samedi 7 juin, à son arrivée à l’aéroport international de Miami, les agents de la douane américaine (CBP) lui ont signifié un refus d’entrée sur le territoire, mettant brutalement fin à un rêve de carrière.

 

La police aux frontières américaine a justifié sa décision par des « problèmes liés à la vérification des antécédents ». Une formulation elliptique qui n’a convaincu personne. En effet, selon le haut conseiller du ministère somalien de la Jeunesse et des Sports, Ciise Aden Abshir, Artan « disposait d’un visa en règle » et d’un passeport diplomatique. Malgré celà , l’entretien avec les services d’immigration aurait duré onze heures.

 

La FIFA capitule, la Somalie proteste

 

Dans les heures qui ont suivi, la Fédération internationale de football a confirmé l’exclusion d’Artan du tournoi dans un communiqué sobre, qui a lui-même suscité l’indignation. L’instance s’est bornée à rappeler qu’elle « n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas » et que « c’est le gouvernement du pays hôte qui détermine en dernier ressort qui reçoit un visa et qui est admis sur son territoire ». Aucun mot de soutien à l’arbitre. Aucune démarche déclarée auprès des autorités américaines.

 

Du côté de Mogadiscio, en revanche, la réaction a été plus tranchée. « Lui refuser l’entrée aux États-Unis et l’empêcher d’officier porte préjudice non seulement à sa personne, mais sape également l’engagement du football en faveur de l’équité, du mérite et de l’esprit du fair-play », a déclaré Ciise Aden Abshir. L’ambassade somalienne aux États-Unis a aussi indiqué travailler à une résolution de la situation avant le coup d’envoi du tournoi, prévu le jeudi 11 juin.

« J’avais tous les papiers en règle. J’avais le visa nécessaire. Je ne suis qu’un simple arbitre qui tente de réaliser son rêve. » — Omar Abdulkadir Artan

 

La Somalie dans le collimateur de Washington

 

Le refoulement d’Artan ne survient pas dans un vide politique. Depuis fin novembre 2025, Donald Trump a qualifié la Somalie de « pays pourri » et signifié son intention de mettre fin au statut de protection temporaire dont bénéficient les ressortissants somaliens aux États-Unis. De plus, la Somalie figure parmi les nations soumises à des restrictions de voyage renforcées dans le cadre de la politique migratoire de l’administration Trump.

 

Andrew Giuliani, responsable du dossier Coupe du monde à la Maison-Blanche, a lui-même évoqué la nécessité d’empêcher « des acteurs malveillants de venir dans le pays sous couvert de la Coupe du monde ». Des déclarations qui ont alimenté les soupçons d’une motivation politique derrière le refoulement d’Artan, hypothèse que les autorités américaines n’ont ni confirmée ni formellement démentie.

 

David Eby tend la main depuis Vancouver

 

C’est dans ce contexte que le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, a publié, mardi 9 juin, un message sur X (anciennement Twitter) qui a rapidement circulé au-delà des frontières canadiennes. Le message est direct et politique : Vancouver, ville hôte de sept matchs du Mondial, dont un huitième de finale, est prête à accueillir Omar Artan.

 

David Eby, premier ministre de la Colombie-Britannique :

« Omar Artan serait accueilli et célébré en Colombie-Britannique pour ce qu’il a accompli. Laissons-le arbitrer à Vancouver. » — Publié sur X, le 9 juin 2026.

 

La déclaration d’Eby est certes symbolique : la décision d’accréditer un arbitre reste du ressort de la FIFA, non d’une province canadienne. Mais elle constitue un signal politique fort. En effet, à la veille d’un tournoi coorganisé entre trois nations, le Canada affiche publiquement une posture d’ouverture en contraste direct avec la décision américaine.

 

Vancouver accueille sept rencontres au stade BC Place, dont un huitième de finale. Le magazine Sports Illustrated a désigné la ville comme la meilleure ville hôte du Mondial 2026, saluée pour la qualité de ses transports, son accessibilité piétonne et la douceur de son climat. David Eby, qui se prend régulièrement en photo sur fond de BC Place illuminé, avait déjà exprimé sa fierté d’accueillir le tournoi dans sa province.

 

Une blessure symbolique à la veille du coup d’envoi

 

L’affaire Artan cristallise, à quelques heures du début du tournoi, les tensions que la décision d’attribuer la coorganisation du Mondial à une Amérique sous mandat Trump avait suscitées bien avant le coup d’envoi. Après les difficultés d’accréditation de membres du staff iranien, c’est cette fois un officiel désigné par la FIFA elle-même qui se retrouve exclu.

 

Pour la communauté footballistique africaine, le symbole est particulièrement douloureux. Artan était non seulement le premier Somalien à atteindre une phase finale de Coupe du monde en tant qu’arbitre, mais aussi le meilleur arbitre africain de l’année 2025 selon la CAF. Dès lors, sa mise à l’écart laisse un sentiment d’injustice que ni le silence de la FIFA ni les formules administratives de la CBP n’ont suffi à dissiper.

 

À Vancouver, David Eby a au moins fourni une réponse politique, même si elle reste, pour l’heure, sans suite institutionnelle. La balle est désormais dans le camp de la FIFA, dont le mutisme face aux pressions migratoires américaines est, lui aussi, lourd de sens.

Niger : le procès de l’activiste Nassirou Bodo renvoyé au 30 juin

NIAMEY, 9 juin 2026 – Le dossier Nassirou Bodo joue les prolongations. Prévu pour s’ouvrir ce mardi 9 juin devant les juges, le procès de l’activiste politique nigérien a finalement été repoussé à la fin du mois. Incarcéré depuis début juin à la prison civile de Niamey, l’accusé reste dans les liens de la détention après le rejet de sa demande de remise en liberté.

Un renvoi consensuel et un maintien en détention

L’audience de ce mardi matin a tourné court. Dès l’ouverture des débats, les avocats de la défense ont introduit une demande formelle de renvoi afin de mieux préparer le dossier de leur client. Une requête à laquelle le ministère public ne s’est pas opposé. Le tribunal a donc logiquement prononcé le renvoi du jugement au 30 juin 2026.

Dans la foulée, le pôle d’avocats de Nassirou Bodo a tenté d’obtenir une mise en liberté provisoire pour l’activiste. Si le tribunal a déclaré cette demande recevable sur la forme, il l’a catégoriquement rejetée sur le fond. Par conséquent, l’activiste a regagné sa cellule de la prison civile de Niamey en attendant sa prochaine comparution.

La loi sur la cybercriminalité au cœur des poursuites

Pour rappel, les ennuis judiciaires de Nassirou Bodo ont débuté dans les premiers jours du mois de juin. Son interpellation, suivie de son placement sous mandat de dépôt, s’inscrit dans le cadre de l’application de la très stricte ordonnance sur la cybercriminalité en vigueur au Niger.

La justice reproche à l’accusé la publication sur les réseaux sociaux d’un texte critique à l’encontre de la « Refondation », le vaste programme politique et institutionnel porté par les autorités de transition. Les observateurs suivront de près ce procès, désormais programmé pour la fin du mois, tant il cristallise les débats autour de la liberté d’expression en ligne et de l’usage de la loi sur la cybercriminalité dans le pays.

Niger : La DGI et l’ONECCA consolident leur partenariat fiscal

NIAMEY, 9 juin 2026 – Le Directeur Général des Impôts, M. Ali Gazibo Moussa, a reçu en audience, ce mardi, une délégation du Conseil de l’Ordre National des Experts-Comptables et des Comptables Agréés du Niger (ONECCA), conduite par son président, M. Hama Hamadou Garba. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de consolidation du partenariat entre l’administration fiscale et la profession comptable.

DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS - DGI
© DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS - DGI

Un cadre d’échanges salué par les deux parties

D’entrée de jeu, le président de l’ONECCA a exprimé sa reconnaissance aux responsables de la Direction Générale des Impôts pour la qualité de la collaboration existante entre les deux institutions. Il a, par ailleurs, adressé ses félicitations au Directeur Général des Impôts et à son adjoint pour leur promotion à la tête de la DGI, tout en leur souhaitant plein succès dans l’exercice de leurs fonctions.

Dans la même dynamique, le président de l’ONECCA a salué l’accompagnement et l’encadrement dont bénéficient les membres de l’Ordre, notamment sur les dispositions du Code Général des Impôts (CGI). Il a réaffirmé, à cet effet, la disponibilité de son organisation à poursuivre et à renforcer cette coopération, en vue d’améliorer le système fiscal et le climat des affaires au Niger.

DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS - DGI
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Des préoccupations évoquées dans un climat constructif

Par ailleurs, les échanges ont permis à la délégation de l’ONECCA de soulever plusieurs préoccupations liées à l’exercice de la profession comptable. Ces discussions se sont déroulées dans un climat qualifié de constructif, marqué par une volonté commune de compréhension et de concertation.

En réponse, le Directeur Général des Impôts, M. Ali Gazibo Moussa, s’est félicité de la qualité des relations entre la DGI et l’ONECCA. Tout en prenant acte des préoccupations exprimées, il a assuré que celles-ci seront examinées avec attention, afin d’identifier des solutions adaptées dans le cadre du partenariat entre les deux institutions.

En définitive, cette audience illustre la volonté partagée de la DGI et de l’ONECCA de renforcer leur collaboration. Ainsi, les deux parties entendent œuvrer conjointement pour la promotion d’une fiscalité moderne, efficace et favorable au développement économique du Niger.

NIGELEC : 36 heures de délestages prévues à Agadez, Arlit et Tchirozérine

AGADEZ, 9 juin 2026 – Les habitants d’Agadez, d’Arlit et de Tchirozérine devront faire face à des perturbations dans la fourniture d’électricité au cours des prochaines heures. La Direction régionale d’Agadez de la NIGELEC a annoncé, ce mardi 9 juin, la mise en place de délestages tournants en raison de travaux de maintenance engagés sur les infrastructures de la centrale à charbon de la SONICHAR.

Selon la société d’électricité, ces interruptions ont débuté à partir de 11 heures et devraient s’étendre sur une durée estimée à 36 heures. Cette opération vise à permettre la réalisation des travaux nécessaires au bon fonctionnement des installations de production.

Les lignes prioritaires préservées

Face à cette situation, la NIGELEC assure avoir mobilisé l’ensemble des moyens de production locale disponibles afin de garantir l’alimentation des infrastructures jugées essentielles. Les hôpitaux, les stations de pompage d’eau ainsi que les casernes figurent notamment parmi les sites prioritaires qui continueront d’être desservis.

L’entreprise précise toutefois que le rétablissement de l’électricité pourrait intervenir avant l’expiration du délai annoncé, en fonction de l’évolution des travaux de maintenance.

Appel à la vigilance des abonnés

En attendant le retour à une situation normale, la Direction régionale d’Agadez invite ses abonnés à considérer leurs installations électriques comme étant constamment sous tension. Cette mesure de précaution vise à prévenir tout risque lié à une remise en service anticipée du réseau.

La NIGELEC a enfin remercié sa clientèle pour sa compréhension face aux désagréments occasionnés par ces perturbations temporaires, rendues nécessaires par les travaux effectués sur les installations de la SONICHAR.

Niamey : La police de Kalley Plateau multiplie les actions de proximité

Le commissariat de police de Kalley Plateau a intensifié, ces derniers jours, ses actions de sensibilisation dans plusieurs quartiers relevant de son ressort. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la police de proximité, de la stratégie nationale de sécurité de proximité et de la mobilisation générale.

Sous la conduite du commissaire de police Batouré Aminou, les fonctionnaires ont multiplié les échanges avec les habitants afin de renforcer la prévention, d’améliorer la circulation de l’information et de consolider la coopération entre la population et les forces de défense et de sécurité.

Police Nationale-Niger
© Police Nationale-Niger

Une série de rencontres ciblées

Après des séances tenues dans les quartiers Gourou Kayna Bantagneydo, Kalley Plateau II, Kalley Plateau Djamba Koira, Gorou Kayna Golay, Cité Députés et Gorou Kayna Alfa Koira, le commissariat a organisé trois nouvelles rencontres les 31 mai, 3 et 7 juin 2026.

Ces échanges ont réuni successivement le chef du quartier Banizoumbou 2 et sa délégation à son domicile, des conducteurs de Faba-Faba, de taxis-motos et de tricycles desservant l’axe Kalley Plateau-Gorou Kongou, puis les habitants de Dan Zama Koira. À chaque étape, les discussions ont commencé par une Fatiha, dans une ambiance jugée conviviale et marquée par l’accueil favorable réservé aux policiers.

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Sécurité, vigilance et information

Les séances ont porté sur plusieurs sujets jugés essentiels pour la sécurité locale. Les intervenants ont abordé le contexte sécuritaire actuel, la nécessité d’une vigilance accrue et l’importance d’une collaboration étroite entre les populations et les forces de sécurité.

La lutte contre la désinformation sur les réseaux sociaux a également occupé une place importante dans les échanges. Les policiers ont insisté sur les effets néfastes des fausses informations, susceptibles d’alimenter la peur, la confusion ou des comportements à risque dans les quartiers.

Les formateurs ont mis en avant d’autres points clés, notamment l’usage de la carte nationale d’identité biométrique, les conséquences de la consommation de stupéfiants, de drogues et de chicha, ainsi que l’obligation de signaler toute personne ou situation suspecte. Enfin, les agents ont rappelé aux participants les mécanismes de dénonciation existants et la garantie de confidentialité des informations transmises.

Police Nationale-Niger
© Police Nationale-Niger

Le transport urbain en première ligne

Les acteurs du transport urbain ont été particulièrement interpellés. Les autorités policières leur ont demandé de rester attentifs à leur environnement, d’éviter de transporter des colis au contenu douteux et de collaborer sans réserve lors des contrôles de sécurité.

Cette orientation traduit une lecture pragmatique de la sécurité urbaine : les conducteurs de taxis-motos, de Faba-Faba et de tricycles constituent souvent les premiers témoins de mouvements inhabituels dans les quartiers. Leur implication est donc considérée comme un maillon essentiel dans la prévention des actes de délinquance.

Vers une sécurité partagée

Les interventions des participants ont montré une volonté d’accompagner les forces de sécurité dans l’exercice de leurs missions. Plusieurs habitants ont exprimé leur disponibilité à contribuer davantage à la surveillance communautaire et au maintien de l’ordre public.

Le commissariat a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de restructurer et de réactiver les comités de vigilance au niveau des quartiers, un levier jugé utile pour améliorer la remontée rapide des informations et renforcer la prévention de proximité.

Au terme des rencontres, les participants ont salué l’initiative et ont dit espérer la poursuite de ce dialogue direct entre la police et les populations. La séance s’est achevée sur une Fatiha pour la paix, la stabilité et la prospérité du pays.

Zinder : Un important réseau de voleurs de motos démantelé par la PJ

Le Service interrégional de la police judiciaire de Zinder a mis fin aux activités d’un réseau de malfaiteurs spécialisé dans le vol et le recel de motos. L’opération fait suite à une plainte déposée le 3 juin 2026 pour la disparition d’une moto dans la commune I, au quartier Birni.

L’enquête a permis d’interpeller trois hommes âgés de 23 à 38 ans. Deux ont été arrêtés à Zinder et un troisième à Bakin Birgi. Selon les premiers éléments recueillis, le groupe se compose de deux auteurs présumés des vols et d’un receleur. Une autre personne, soupçonnée d’être impliquée dans la revente des engins, reste activement recherchée.

Police Nationale-Niger
© Police Nationale-Niger

Un mode opératoire bien rodé

Selon les enquêteurs, le principal suspect parcourait la ville — le plus souvent aux heures de prière — à la recherche de motos isolées ou laissées sans surveillance. Une fois les engins dérobés, il les remettait à des receleurs qui se chargeaient de les écouler, principalement sous forme de pièces détachées.

Par ailleurs, les mis en cause affirment avoir fourni près de onze motos à quatre receleurs principaux, dont trois sont actuellement en prison à la maison d’arrêt de Zinder. Selon les déclarations recueillies par la police, le réseau revendait les engins à des prix dérisoires, compris entre 60 000 et 80 000 francs CFA.

 

Cinq victimes identifiées

À ce stade de l’enquête, les policiers ont déjà identifié cinq victimes. Les investigations se poursuivent afin d’établir l’ampleur exacte du réseau et de retrouver les autres personnes susceptibles d’avoir bénéficié de la revente des motos volées.

En outre, les perquisitions menées par les services de police ont permis de saisir plusieurs éléments matériels liés aux activités du groupe. Les enquêteurs ont notamment retrouvé des carcasses de motos et diverses pièces détachées, dont un pneu, un réservoir, deux fourches, deux selles, des couvre-chaînes et d’autres accessoires.

Police Nationale-Niger
© Police Nationale-Niger

De la drogue saisie pendant l’opération

Au cours des fouilles, les policiers ont également découvert une quantité de produits stupéfiants et de substances psychotropes, qu’ils ont immédiatement remise à l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants. La saisie comprend 95 grammes de chanvre indien, 40 gélules de prégabaline, 25 comprimés de diazépam, 38 comprimés d’Exol et 5,5 comprimés de tramadol.

Ainsi, cette découverte élargit le dossier au-delà du seul vol de motos et met en évidence l’existence d’activités parallèles susceptibles d’alimenter un trafic plus vaste.

 

La police appelle à la vigilance

Le Service interrégional de la police judiciaire de Zinder invite la population à renforcer sa vigilance et à signaler tout comportement suspect. L’institution rappelle que la collaboration des citoyens demeure un élément clé dans la lutte contre la criminalité urbaine et les réseaux de recel.

Dans cette affaire, la police a porté un coup sérieux à un circuit qui profitait de la vulnérabilité des propriétaires de motos et de la facilité de revente des pièces détachées. Les investigations se poursuivent afin d’identifier l’ensemble des complices et de remonter toute la chaîne de distribution des engins volés.

Niger : à Zinder, la cocaïne voyage dissimulée dans les fripes

En démantelant un réseau transnational le vendredi 5 juin 2026, l’OCRTIS a mis la main sur 920 grammes de cocaïne astucieusement cachés dans des balles de vêtements d’occasion à Zinder . Elle a procédé à l’arrestation de deux suspects – un Nigérien et un Béninois – dans le quartier Djaguindi. Une saisie qui révèle l’ingéniosité croissante des trafiquants, lesquels exploitent le corridor Lomé-Niamey-Lagos.

C’est une saisie qui en dit long sur la sophistication des réseaux narcotrafiquants à l’œuvre en Afrique de l’Ouest. En effet, le vendredi 5 juin 2026, l’antenne régionale de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) de Zinder a mené avec succès une opération coup-de-poing dans le quartier Djaguindi, en plein cœur de la capitale régionale. Agissant sur la foi d’une information fiable transmise par la population, les enquêteurs ont démantelé un réseau de trafic de cocaïne et procédé à l’interpellation de deux suspects.

Les deux individus arrêtés présentent des profils révélateurs de la dimension transnationale du trafic : le premier est de nationalité nigérienne et réside à Zinder, tandis que le second est ressortissant béninois, simplement de passage dans la ville. Ainsi, ce binôme illustre la fluidité des réseaux qui mobilisent des acteurs locaux et des intermédiaires étrangers le long des axes commerciaux d’Afrique de l’Ouest.

Police Nationale
© Police Nationale

Le circuit du trafic : l’astuce des « Bocho »

La drogue était dissimulée à l’intérieur de balles de vêtements de seconde main — les fameux « Bocho » — en provenance de Lomé (Togo). Ces marchandises, dont le flux commercial intense constitue un parfait camouflage, transitaient par Niamey avant d’atteindre leur destination finale au Nigeria.

Par ailleurs, le modus operandi dévoilé par l’enquête illustre une tendance bien documentée par les agences régionales de lutte antidrogue : le recours à des flux commerciaux légaux et de grande ampleur pour dissimuler les stupéfiants. Les balles de fripes, communément désignées sous le terme « Bocho » dans la région, constituent en effet un vecteur d’importation et d’exportation massif entre le Togo, le Niger et le Nigeria, ce qui en fait un support de camouflage redoutablement efficace pour les trafiquants.

« La Police Nationale, c’est votre sécurité et celle de vos biens. » — Message officiel de l’OCRTIS Niger, Police Nationale.

Au-delà de la saisie elle-même, cette opération met également en lumière le rôle déterminant joué par la population dans la lutte antidrogue. L’OCRTIS a tenu à saluer publiquement la collaboration des habitants de Zinder, dont le signalement a permis l’intervention des services. En effet, dans un contexte sécuritaire sahélien particulièrement tendu, le maintien du lien de confiance entre les forces de l’ordre et les communautés représente un enjeu stratégique majeur pour enrayer les trafics qui fragilisent les économies locales et alimentent d’autres formes de criminalité organisée.

Appel à la vigilance citoyenne

Enfin, l’OCRTIS invite l’ensemble de la population à redoubler de vigilance face aux agissements des réseaux de trafic. Pour transmettre tout renseignement confidentiel, la Police Nationale met à disposition ses numéros verts gratuits : le 8383 et le 17.

Mondial : L’arbitre FIFA Omar Artan interdit d’entrée aux États-Unis

Nairobi (Kenya), 8 juin 2026 – Incident diplomatique et sportif majeur en marge des préparatifs de la Coupe du monde de football. L’arbitre international somalien Omar Artan, pourtant officiellement désigné par la FIFA pour officier durant la compétition, s’est vu refuser l’accès au territoire des États-Unis, l’un des pays hôtes de l’événement.

Les autorités douanières américaines ont immédiatement rejeté la demande d’entrée de l’officiel, en dépit de son accréditation officielle délivrée par l’instance faîtière du football mondial.

Le passeport diplomatique n’a pas suffi.

Cette décision intervient à l’issue d’un long et complexe parcours administratif pour le corps arbitral somalien. Face aux difficultés initiales pour obtenir un visa standard, l’ambassade de Somalie à Nairobi avait pourtant appuyé sa démarche en lui délivrant un passeport diplomatique. Cette garantie de l’État somalien n’a cependant pas fléchi la position des services d’immigration américains, qui maintiennent des critères d’admission extrêmement stricts pour les ressortissants de la Corne de l’Afrique.

Pour l’heure, ni la fédération somalienne ni les autorités consulaires américaines n’ont fourni de justification officielle concernant ce refoulement.

Un coup dur pour le meilleur arbitre africain 2025

Ce blocage administratif frappe l’une des figures majeures de l’arbitrage continental. Omar Artan sort d’une saison exceptionnelle, marquée notamment par l’arbitrage de la finale retour de la Ligue des champions de la CAF entre le Pyramids FC et les Mamelodi Sundowns. Ses performances lui ont valu d’être sacré meilleur arbitre africain de l’année 2025 par la Confédération africaine de football (CAF).

Cette mise à l’écart forcée d’un officiel accrédité par la FIFA relance le débat sur les garanties de libre circulation des athlètes et des officiels lors des grands événements sportifs organisés sur le sol américain, alors que la Coupe du monde doit précisément y réunir les nations du globe.

Afrique du Sud : un homme arrêté à Mpumalanga après l’agression filmée de sa grand-mère

Mbombela (Afrique du Sud), 8 juin 2026 – Les autorités policières de la province de Mpumalanga, dans le nord-est de l’Afrique du Sud, ont annoncé l’arrestation d’un homme suspecté d’avoir violemment agressé sa grand-mère dans la municipalité de Nkomazi. Cette interpellation, survenue le dimanche 7 juin 2026, fait suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo documentant l’intégralité de la scène.

Les faits se sont déroulés dans un établissement de boissons (taverne) situé à eMagogeni. Les images montrent le suspect porter de nombreux coups de poing et de pied à la victime avant de la frapper à l’aide d’une caisse de bière. Par ailleurs, sur l’enregistrement, l’agression se déroule en présence d’un tiers dont on entend les rires, tandis que la victime, grièvement blessée, se retrouve au sol sans possibilité de se défendre.

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Un différend lié à une pension de retraite à Mpumalanga

Selon les premiers éléments de l’enquête communiqués par les forces de l’ordre, l’origine de l’altercation serait liée à un différend financier. En effet, constatant la disparition de l’argent de sa pension de retraite — des fonds destinés à l’achat de denrées alimentaires et au paiement de l’électricité —, la vieille dame s’est rendue dans l’établissement afin d’obtenir des explications de la part de son petit-fils. C’est alors que ce dernier s’en serait pris à elle.

Par la suite, la viralité de la vidéo, combinée à la mobilisation des services de police locaux, a permis d’identifier et de localiser rapidement le suspect. Les forces de l’ordre ont ainsi placé ce dernier en détention provisoire. Il comparaîtra prochainement devant un tribunal de la province pour répondre des accusations de violences volontaires et de voies de fait graves.

NIGELEC : Coupures d’électricité à Niamey, Dosso et Tillabéri

Niamey, 8 juin 2026 – La Société nigérienne d’électricité (NIGELEC) a indiqué ce lundi que les perturbations enregistrées dans la fourniture d’électricité à Dosso, Niamey et Tillabéri résultent d’un incident technique survenu sur le système électrique de la Zone Fleuve.

Selon l’entreprise, ses services ont constaté la panne à partir de 1 h 50 du matin. Elle a immédiatement mobilisé les équipes techniques pour rétablir progressivement le service dans les meilleurs délais.

En attendant le retour à la normale, la NIGELEC précise avoir mis en service des moyens de production locale afin de réduire l’impact des coupures sur les usagers. La société a présenté ses excuses à sa clientèle pour les désagréments occasionnés, tout en assurant que les opérations de prise en charge de l’incident se poursuivent.

NIGELEC
© NIGELEC

Une communication de crise prudente

Face à l’urgence, la direction de la NIGELEC s’efforce de rassurer une clientèle prise au dépourvu, tout en restant prudente. Si la société confirme que l’anomalie s’est cristallisée autour du réseau névralgique de la « Zone Fleuve », elle n’a pas encore divulgué la nature exacte ni l’origine technique de cette défaillance majeure.

En coulisses, les ingénieurs ont déjà engagé une véritable course contre la montre pour diagnostiquer le problème. Consciente de l’impact de ces coupures sur le quotidien et l’économie, l’entreprise exhorte les usagers à la patience, le temps que les équipes techniques sécurisent et remettent totalement en service le dispositif principal.

 

Un axe géographique stratégique paralysé

L’impact de cet incident est loin d’être anecdotique puisqu’il frappe le cœur économique et administratif du pays, englobant la capitale Niamey ainsi que les régions clés de Dosso et de Tillabéri. Pour éviter un « black-out » total et maintenir les infrastructures vitales (hôpitaux, commerces, administrations), la NIGELEC a dû activer en urgence ses unités de production locale.

Ce basculement sur les générateurs d’appoint, bien qu’insuffisant pour couvrir l’ensemble de la demande habituelle, sert de bouclier temporaire pour atténuer les désagréments majeurs en attendant la reconnexion au réseau national.