Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 53 sur 308

NIGER : Fin de crise entre Niamey et Pékin, l’Hôtel SOLUXE retrouve ses lettres de noblesse

Après des mois d’une guerre froide pétrolière qui avait glacé les relations bilatérales, le Niger et la Chine scellent officiellement leur réconciliation. Symbole fort de cette décrispation : la signature d’un nouveau protocole d’accord avec le prestigieux Hôtel SOLUXE de Niamey, marquant le grand retour des investissements chinois dans l’hôtellerie nigérienne.

 

C’est le signal que tout le secteur économique attendait. Les tensions géopolitiques entre Niamey et Pékin appartiennent désormais au passé, balayées par la conclusion récente de nouveaux accords pétroliers hautement stratégiques. Pour acter de manière concrète ce retour à la normale, c’est sur le terrain du tourisme et de l’hôtellerie d’affaires que les deux puissances ont choisi de s’afficher ensemble.

La Ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mme Aghaichata Guichene Kari, a présidé à Niamey la cérémonie solennelle de signature d’un protocole d’accord avec la direction de l’Hôtel SOLUXE Niger. Un événement hautement symbolique qui tourne irrévocablement une page tumultueuse de l’histoire récente des deux nations.

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Un thermomètre hôtelier au cœur de la guerre du brut

Pour comprendre la portée de cette signature, il faut remonter un an en arrière. En mars 2025, alors que le bras de fer faisait rage entre le gouvernement nigérien et Pékin autour de la renégociation cruciale des contrats pétroliers, l’Hôtel SOLUXE International de Niamey s’était retrouvé en première ligne des dommages collatéraux.

Cet établissement 5 étoiles, fleuron hôtelier de la capitale exploité par des intérêts chinois, s’était vu brutalement retirer son agrément d’exploitation par les autorités de transition. Une mesure de rétorsion économique qui illustrait alors l’axe de fermeté choisi par le Niger face à son partenaire asiatique.

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Le tourisme comme vecteur du renouveau diplomatique

Aujourd’hui, l’heure est au pragmatisme et à la relance. Selon les explications officielles fournies par le ministère, la signature de ce protocole d’accord ne représente pas seulement une simple formalité administrative, mais elle marque :

« Une nouvelle étape dans le renforcement du dialogue et du partenariat entre les deux parties, au service du développement du secteur touristique et hôtelier au Niger. »

Avec la reprise en main du dossier pétrolier, Niamey sécurise ses arrières économiques tout en garantissant aux investisseurs chinois un retour au calme propice aux affaires. L’Hôtel SOLUXE, passage incontournable des délégations internationales et des opérateurs économiques dans la sous-région, s’apprête ainsi à fonctionner avec une intensité maximum.

Pour le Niger, ce dénouement démontre une capacité à tenir tête aux géants mondiaux lors des négociations de ses ressources naturelles, tout en sachant rétablir les ponts diplomatiques indispensables à son rayonnement touristique et hôtelier.

Niger–Global Atomic : 550 millions de dollars pour Dassa

Le Président de la République a accordé une audience stratégique à Stephen G. Roman, PDG de la compagnie minière canadienne. Au menu des discussions : l’état d’avancement du gisement de Dasa, un chantier colossal de 550 millions de dollars où la main-d’œuvre locale est mise à l’honneur.

 

Les lignes bougent sur l’échiquier minier nigérien. Dans les salons d’honneur du Palais de la Présidence, une rencontre de haut niveau est venue tracer les contours de l’avenir énergétique et industriel du pays. Le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a reçu en audience M. Stephen G. Roman, Président-Directeur général de Global Atomic Corporation.

Tout juste de retour d’une visite de terrain approfondie sur le site minier de Dasa, le patron de la compagnie canadienne est venu livrer un compte rendu direct des opérations au sommet de l’État. Ainsi, un débriefing technique et stratégique confirme la montée en puissance de ce projet d’uranium d’importance mondiale.

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Les feux sont au vert : l’usine sort de terre

Sur le terrain, les perspectives sont concrètes. M. Stephen G. Roman a fait savoir que le chantier avait franchi un palier technique crucial : tandis que les travaux de génie civil se poursuivent à un rythme soutenu, les équipes ont officiellement démarré le montage de l’usine de traitement.

« Dasa avance bien avec le développement de la mine », s’est réjoui le dirigeant à sa sortie d’audience.

Sur le plan financier, l’envergure du projet donne le vertige et confirme son statut de moteur économique majeur pour le Niger. En effet, sur une enveloppe globale colossale, environ 250 millions de dollars ont d’ores et déjà été injectés dans le sous-sol nigérien. Pour finaliser cette phase de développement et basculer vers l’exploitation, une tranche complémentaire de 300 millions de dollars est d’ores et déjà programmée.

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Plus de 95 % de Nigériens aux commandes et un impact social fort

Au-delà des investissements capitaux, Dasa s’affirme comme un laboratoire de l’intégration locale. En fait, le site emploie actuellement plus de 700 professionnels, un effectif composé à plus de 95 % de ressortissants nigériens. Un patriotisme économique et un engagement de la main-d’œuvre locale que le PDG de Global Atomic Corporation a tenu à saluer chaleureusement.

Par ailleurs, l’impact du projet dépasse les limites de la mine pour innerver l’économie locale à travers un volet social structuré autour de trois piliers fondamentaux :

  • Le renforcement des infrastructures de santé ;
  • L’amélioration de l’accès à l’eau potable pour les communautés environnantes ;
  • La création d’opportunités d’affaires directes et indirectes pour les entrepreneurs de la région.

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Une union sacrée pour maximiser les retombées

Face à ces avancées, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a réitéré l’appui indéfectible et ferme de l’État nigérien. Dès lors, l’objectif partagé est désormais d’accélérer la transition vers la phase de production effective, tout en veillant scrupuleusement à maximiser les bénéfices pour le peuple nigérien ainsi que pour les partenaires financiers.

Preuve de l’importance capitale de cette audience, le Chef de l’État était entouré pour l’occasion de ses plus proches collaborateurs stratégiques : le Commissaire-Colonel Ousmane Abarchi, ministre des Mines ; le Dr Soumana Boubacar, ministre, directeur de Cabinet du Président de la République et porte-parole du Gouvernement ; ainsi que M. Abdoulrazakou Abdou Moumouni, conseiller en Mines et Énergie du Chef de l’État.

Enfin, le Niger resserre les rangs avec ses partenaires afin de s’assurer une place de premier plan sur la scène internationale, au moment où le marché mondial de l’uranium connaît de profondes mutations.

Niger : Mort d’Abagana, le premier girafon de Gadabedji

Il s’appelait Abagana. Premier girafon né localement dans la réserve de Gadabedji, l’animal a succombé le 16 mai 2026 à une maladie foudroyante, faute de soins vétérinaires adaptés. Cette disparition tragique met en lumière une impuissance médicale chronique qui menace l’un des plus grands trésors fauniques et touristiques du pays.

C’est un symbole national qui s’est éteint, et avec lui, une part de l’attractivité touristique de la réserve de biosphère de Gadabedji. En effet, Abagana, le tout premier girafon né sur place, est mort le samedi 16 mai dernier. L’annonce de sa disparition a plongé les écogardes, les protecteurs de la nature et les acteurs du tourisme national dans une profonde affliction.

Abagana n’était pas une girafe comme les autres. En tant que premier spécimen né sur ce sol, il incarnait le succès d’un programme ambitieux de réintroduction et le grand espoir de voir renaître un écotourisme florissant dans la région. Ainsi, sa silhouette familière, qui faisait le bonheur des rares visiteurs et des passionnés de faune, appartient désormais au passé.

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Une agonie insoutenable sous les yeux des gardiens

Derrière l’émotion, le récit de ses derniers instants est particulièrement cruel. Le jeune animal a été terrassé par un prolapsus pénien, une pathologie sévère entraînant le relâchement permanent de l’organe génital hors de son fourreau. Incapable d’uriner et privé d’une assistance médicale appropriée, le girafon s’est éteint dans de terribles souffrances.

Sur le terrain, la détresse des agents des eaux et forêts est immense. En effet, c’est la deuxième fois en peu de temps que les équipes assistent, les mains liées, à la perte de l’un de ces géants de la savane. Récemment déjà, une femelle avait perdu la vie à la suite d’une mise bas tragique, elle aussi privée du recours médical qui aurait pu la sauver.

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Le cri d’alarme : former pour ne plus subir

Cette série noire sonne désormais comme un avertissement dramatique pour la gestion des parcs nationaux. Au-delà de la perte écologique, c’est également un véritable désastre pour l’économie touristique, un secteur où chaque girafe représente une richesse inestimable pour l’attrait du Niger à l’international.

Face aux dépouilles de ces animaux emblématiques, la colère commence toutefois à poindre sous la tristesse. Ainsi, les voix s’élèvent désormais pour interpeller directement les autorités ministérielles sur une faille béante : le manque criant de compétences techniques sur le terrain.

« Nous regardons nos animaux mourir les uns après les autres sans rien pouvoir faire », s’indigne un fin connaisseur du dossier.

Dès lors, il y a urgence absolue. Pour la survie du cheptel et la préservation de la vitrine touristique de Gadabedji, la formation des agents locaux aux premiers secours vétérinaires et aux techniques d’anesthésie pour la faune sauvage ne peut plus attendre. Sans une réaction immédiate de l’État, l’or du tourisme nigérien continuera de s’éteindre, un drame après l’autre.

« Une semaine, une école » : immersion à l’École Mission Canada de Niamey III

Ce lundi 18 mai 2026, l’effervescence des grands jours régnait dans la cour de l’École Mission Canada de Niamey. Entre chants patriotiques entonnés à pleins poumons, sourires radieux des tout-petits et fierté des aînés, la ministre de l’Éducation nationale, Dr Elisabeth Shérif, s’est immergée au cœur d’un établissement modèle.

Les rires des enfants du préscolaire résonnaient encore dans les couloirs. En effet, ce lundi matin, la traditionnelle cérémonie de levée du drapeau a pris une tournure festive et mémorable à l’École primaire Mission Canada. Dans le cadre de l’initiative ministérielle « Une semaine, une école », l’établissement a eu le privilège d’accueillir Dr Elisabeth Shérif, ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues.

Accueillie dans une ambiance particulièrement chaleureuse et bon enfant par l’Administrateur délégué de l’Arrondissement communal Niamey III et l’équipe d’encadrement, la ministre a immédiatement été enveloppée par l’énergie joyeuse des élèves, impatients de briller devant leur illustre invitée.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Un vibrant hommage à la Patrie et à l’AES

Il est pile 8 heures. Aussitôt, le silence se fait dans la cour, laissant place à la solennité. Sous le regard attentif de la ministre, de l’Archevêque de Niamey, Monseigneur Laurent Lompo, des cadres du ministère, ainsi que des partenaires sociaux (syndicats et Association des parents d’élèves), les voix des enfants s’élèvent à l’unisson. C’est avec une ferveur patriotique touchante que les élèves ont entonné L’Honneur de la Patrie, suivi de l’hymne de la Confédération de l’AES, faisant ainsi flotter les couleurs nationales dans le ciel de Niamey.

Après ce moment d’émotion, la directrice de l’établissement a pris la parole afin de retracer l’histoire inspirante de ce temple du savoir. Fondé en 1960, l’établissement a ouvert ses portes en 1961 avec un effectif pionnier de seulement 27 filles.

Aujourd’hui, l’école est devenue un géant de l’éducation locale, abritant pas moins de 1 834 élèves, répartis comme suit :

  • Section préscolaire : 507 bouts de chou pleins d’énergie ;
  • Section primaire garçons : 606 élèves ;
  • Section primaire filles : 721 élèves.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Le temple du 100 % de réussite au CFEPD

Si la joie se lisait sur les visages, c’est aussi parce que Mission Canada est synonyme d’excellence académique. Ainsi, la directrice n’a pas caché sa fierté en présentant des bilans d’examens exceptionnels qui font la renommée de l’école :

  • Année scolaire 2023-2024 : un score parfait de 100 % de réussite au CFEPD ;
  • Année scolaire 2024-2025 : les filles maintiennent le cap avec 100 % de réussite, talonnées de très près par les garçons qui affichent un impressionnant 98,11 %.

Des résultats chaleureusement salués par Dr Elisabeth Shérif, qui a souligné que de telles performances incarnent parfaitement l’ambition de refondation du système éducatif nigérien.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Des étoiles dans les yeux : la ministre au contact des élèves

Le moment fort de la matinée a sans conteste été la visite des salles de classe. Des sections du préscolaire aux bancs du primaire, la ministre est allée à la rencontre directe des enfants. Reçue à chaque porte par des salutations enthousiastes et des sourires espiègles, elle s’est muée en conseillère bienveillante.

Installée au milieu des élèves, elle a longuement échangé avec eux sur leurs conditions d’études, testé leur niveau d’apprentissage et écouté, avec un grand sourire, leurs ambitions pour l’avenir. Dr Elisabeth Shérif les a alors encouragés à cultiver l’assiduité, le mérite et le travail acharné :

« Restez concentrés sur l’excellence, redoublez d’efforts, c’est par votre travail que vous construirez le Niger de demain », leur a-t-elle glissé, déclenchant des salves d’applaudissements joyeux.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Avant de clore cette visite de proximité, la ministre a aussi tenu à exprimer sa profonde gratitude aux enseignants, véritables artisans de ces succès éclatants. C’est donc sur cette note de satisfaction collective, et sous les acclamations d’une jeunesse rayonnante, que s’est achevée cette halte inspirante de « Une semaine, une école ».

Drame à Keita : 50 millions de FCFA de récoltes d’oignons brûlés à Zabbi Allela

Un incendie dévastateur a réduit en cendres plus de 50 millions de FCFA de stocks d’oignons ce dimanche 17 mai dans la région de Tahoua. Derrière la catastrophe financière, c’est le désespoir de dizaines de familles de maraîchers qui voient une année de sacrifices s’évaporer dans la fumée.

Il ne reste plus que des cendres fumantes, une odeur âcre de brûlé et un silence de plomb. À Zabbi Allela, village d’ordinaire si vibrant de la commune rurale de Tamaské (département de Keita), le réveil de ce lundi est d’une tristesse infinie. En effet, la veille, le dimanche 17 mai, le feu a dicté sa loi, dévorant le fruit du labeur de toute une communauté. En l’espace de quelques heures, 51 cases de stockage d’oignons ont été littéralement rayées de la carte, emportant avec elles les espoirs de dizaines de producteurs.

Sur place, le paysage est désolant. Ainsi, des hommes et des femmes regardent fixement les débris, les yeux rougis par les larmes et la fumée. Pour ces paysans, l’oignon n’est pas qu’une simple culture : c’est l’assurance de nourrir les enfants, de payer l’école, de survivre jusqu’à la prochaine saison.

« C’est toute notre vie qui est partie en fumée. On ne sait même pas par où recommencer », souffle un producteur, accablé par le chagrin.

Préfecture de Keita
© Préfecture de Keita

Le deuil d’une économie locale

Les premières estimations des dégâts font état d’une perte abyssale : plus de 50 millions de francs CFA se sont envolés. Pourtant, derrière la froideur de ce chiffre, c’est un drame humanitaire qui se noue. Ce sont des mois de courbatures sous le soleil sahélien, d’arrosages minutieux et de sacrifices financiers pour acheter les intrants qui ont été réduits à néant en un clin d’œil.

Dès l’alerte, un élan de solidarité désespéré s’est organisé. En effet, l’Administrateur Délégué et les habitants ont bravé le danger pour arracher quelques sacs au brasier, évitant de justesse un anéantissement total. Par ailleurs, les forces de police de Tamaské et la direction départementale de la protection civile se sont rapidement déployées pour sécuriser la zone et mesurer l’ampleur du désastre.

Venue constater l’étendue des dégâts, la délégation officielle menée par le Capitaine Hamsatou Nomao a partagé la lourde douleur des sinistrés. Face au désarroi des familles, les autorités ont apporté leur soutien moral, tout en insistant sur un constat amer : la nécessité absolue de moderniser les infrastructures de stockage et de redoubler de vigilance pour que plus jamais un tel drame ne se reproduise.

Préfecture de Keita
© Préfecture de Keita

Trouver la force de se relever parmi les décombres

Cet incendie tragique repose cruellement la question de la vulnérabilité du monde agricole face aux risques de sinistres dans la région de Tahoua. Alors que l’enquête devra déterminer les causes exactes du feu, l’heure est aujourd’hui au deuil économique et à l’appel à la solidarité nationale.

Pour les exploitants de Zabbi Allela, le traumatisme est profond. Désormais, le regard vide tourné vers ce qui fut leur richesse, ils entament le chemin le plus difficile : celui de la reconstruction, avec pour seul bagage leur courage, au milieu des ruines.

Préfecture de Keita
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Une catastrophe économique pour les producteurs d’oignon de Tahoua

Dans la région de Tahoua, l’oignon n’est pas seulement une culture vivrière : il constitue l’une des principales sources de revenus agricoles, avec une part importante destinée à l’exportation vers les marchés nationaux et sous-régionaux. De ce fait, la perte de ces stocks ne touche pas uniquement les familles locales, mais fragilise toute une filière qui fait vivre des milliers de personnes.

Si les origines du sinistre restent à éclaircir, les premières observations rappellent toutefois la fragilité des infrastructures traditionnelles de stockage, souvent construites en matériaux inflammables. Dans un contexte de chaleur extrême et de sécheresse, le moindre incident peut rapidement se transformer en catastrophe. Ainsi, ce drame met en lumière l’urgence d’investir dans des solutions modernes et sécurisées.

Préfecture de Keita
© Préfecture de Keita

Mémoire des drames passés

Ce n’est pas la première fois que la région est frappée par un incendie agricole. En effet, de précédents sinistres avaient déjà révélé la vulnérabilité chronique des producteurs face aux aléas. Cependant, jamais les pertes n’avaient atteint une telle ampleur, faisant de cette tragédie un véritable signal d’alarme pour l’avenir.

Préfecture de Keita
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Une reconstruction qui s’annonce longue

Désormais, au-delà du choc et de la douleur, c’est toute une communauté qui attend des réponses concrètes et un accompagnement durable pour espérer se relever. Car à Zabbi Allela, les flammes n’ont pas seulement consumé des stocks d’oignons : elles ont aussi emporté des mois d’efforts, des économies familiales et les rêves de centaines de producteurs. Plus que jamais, cette tragédie rappelle l’urgence de protéger le monde agricole face à des risques capables, en quelques heures seulement, de détruire toute une année de travail.

Niger : un mouton vendu 345 000 FCFA au marché de Matamèye

 Ce vendredi 15 mai 2026, le marché hebdomadaire de Matamèye, véritable poumon économique de la région de Zinder, a vibré sous une effervescence des grands jours. Autour des enclos, la foule des acheteurs, vendeurs et simples curieux s’est bousculée, mais ce sont les étiquettes de prix qui ont véritablement enflammé toutes les conversations.

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Le « mouton à 345 000 FCFA » qui secoue le marché

Dans les allées, un événement a particulièrement captivé l’attention et suscité d’innombrables commentaires : la vente exceptionnelle d’un mouton adjugé à la somme astronomique de 345 000 FCFA. Une transaction record qui illustre la valeur presque sacrée accordée aux bêtes d’exception dans la région.

Pour le reste du foirail, la tendance générale reste orientée à la hausse, déclinée selon le tableau suivant :

Catégorie de Bétail Fourchette de Prix (FCFA)
Moutons moyens 50 000 à 70 000
Grands moutons 80 000 à plus de 100 000
Brebis 60 000 à 90 000 (plus pour les grandes tailles)
Chèvres 30 000 à 50 000
Cabris 20 000 à 35 000

Le gros bétail s’envole

Du côté des bovins, le constat est tout aussi impressionnant. Les prix des vaches s’envolent et font le grand écart. S’il faut débourser au minimum 200 000 FCFA pour les spécimens les plus modestes, les tarifs grimpent rapidement et dépassent la barre des 500 000 FCFA dès que l’animal s’avère imposant et bien nourri.

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Un hub commercial incontournable au Niger

Si certains acheteurs grimacent face à ces coûts jugés élevés, les éleveurs, eux, rappellent que ces tarifs ne font que refléter la qualité de l’élevage local, durement éprouvé par les réalités climatiques, ainsi que la valeur économique et symbolique de l’animal dans la société nigérienne.

Au-delà des chiffres, cette journée confirme le rôle central de Matamèye. Chaque vendredi, ce marché ne se contente pas de nourrir l’économie locale : il aimante des acteurs venus de toute la région et des zones frontalières, s’imposant comme le baromètre incontournable du commerce de bétail au Niger.

Niger : le Projet Villages Intelligents équipe le ministère de la Communication

Le vent de la transformation numérique souffle avec une intensité nouvelle sur l’administration nigérienne. En effet, ce vendredi 15 mai 2026, les couloirs du Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information ont été le théâtre d’un événement charnière : la réception d’un arsenal technologique de pointe offert par le Projet Villages Intelligents (PVI). Cet important lot de matériels informatiques servira à améliorer les conditions de travail des agents du ministère.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Un arsenal pour la performance

L’image est forte : des piles d’ordinateurs portables et de bureau, des tablettes tactiles, des imprimantes de dernière génération et des serveurs robustes occupent l’espace de cérémonie. Il ne s’agit pas d’une simple dotation matérielle, mais d’un véritable kit de modernisation pour une administration en pleine mutation numérique.

Le Coordonnateur du PVI, Abdou Kané, a personnellement remis les équipements au Secrétaire général du ministère, Mashoul Abdoul Nasser. Outre le matériel informatique, le lot comprend également des solutions antivirus et des onduleurs, un détail crucial pour garantir la sécurité des données et la continuité du service face aux aléas énergétiques.

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« Le bâtiment du futur se construit aujourd’hui »

Pour le Projet Villages Intelligents, l’enjeu est clair : l’inclusion numérique ne doit pas se limiter aux zones rurales ; elle doit aussi s’enraciner au cœur des institutions chargées de piloter la stratégie nationale.

Le Secrétaire général n’a pas caché son enthousiasme lors de la réception de ces équipements. Pour lui, cet appui constitue une réponse directe aux lourdeurs administratives et aux défis de la gestion moderne des données.

« Ce matériel va transformer le quotidien de nos agents. Nous allons optimiser le traitement de l’information, sécuriser nos archives et, surtout, accélérer cette transformation digitale que nous appelons de nos vœux », a martelé Mashoul Abdoul Nasser.

À travers cet appui, le Projet Villages Intelligents entend accompagner les efforts de digitalisation engagés par les autorités nigériennes, dans un contexte où la transformation numérique devient un levier stratégique pour améliorer l’efficacité des services publics.

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Le Niger, futur hub numérique ?

Au-delà du simple renouvellement du parc informatique, cette initiative répond à plusieurs défis auxquels les administrations publiques sont confrontées, notamment la rapidité du traitement des données, la sécurisation des informations administratives et l’adaptation aux nouveaux outils numériques.

Dans de nombreux services publics africains, la modernisation des équipements informatiques apparaît aujourd’hui comme une nécessité pour renforcer la performance administrative et améliorer la qualité des prestations offertes aux usagers. Le Niger, engagé depuis plusieurs années dans des projets de numérisation, multiplie ainsi les initiatives visant à moderniser ses infrastructures technologiques.

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Le défi de la durabilité

Le Secrétaire général du ministère a appelé les bénéficiaires à un usage responsable et professionnel des équipements afin d’en garantir la durabilité. À travers cette dotation, le PVI confirme son rôle dans l’accompagnement des politiques publiques liées à l’inclusion numérique et à la modernisation des services administratifs.

Finalement, en renforçant les capacités du Ministère de la Communication, le pays se dote d’une véritable colonne vertébrale technologique, capable de porter les ambitions de croissance et d’inclusion numérique. Plus qu’une remise de matériel, c’est une promesse d’efficacité faite aux usagers du service public nigérien.

Sahel : pourquoi les ONG taisent-elles les crimes terroristes ?

Dans les chancelleries occidentales et les bureaux climatisés des grandes organisations internationales telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch, le Sahel est devenu un laboratoire de sémantique. Depuis une décennie, une pluie de rapports s’abat sur la région. Leur cible est presque systématiquement les armées nationales et leurs alliés. Si la documentation des bavures militaires est une nécessité démocratique, le silence assourdissant — ou, au mieux, la pudeur statistique — concernant l’atrocité systématique des groupes terroristes pose une question fondamentale : à qui profite cette asymétrie de l’indignation ?

 

La comptabilité macabre de l’hémiplégie morale

Le constat est flagrant pour quiconque observe les chiffres avec froideur. Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les Groupes Armés Terroristes (GAT) sont responsables de la majorité écrasante des décès civils. Massacres de villages entiers, minages des routes, sièges de localités affamant des milliers d’âmes et exécutions sommaires de leaders communautaires : pourtant, dans le volume de publications des organismes de défense des droits de l’homme, le ratio est inversé.

Pour un rapport documentant une opération militaire qui aurait « dérapé », combien d’enquêtes approfondies sur le calvaire quotidien des populations sous le joug djihadiste ? La réponse est cruelle : presque aucune ne bénéficie du même écho médiatique mondial. Cette approche crée une illusion d’optique où l’État, censé protéger, devient le principal agresseur, tandis que le terroriste, par l’absence de documentation de ses crimes contre l’humanité, devient un simple « acteur non étatique » aux contours flous.

 

Le confort du « coupable identifiable »

Pourquoi ce déséquilibre ? La raison relève d’un cynisme bureaucratique déconcertant. Il est facile de documenter l’action d’une armée régulière, paraît-il. Il existe une chaîne de commandement, des garnisons fixes, un État signataire de traités internationaux et des responsables que l’on peut pointer du doigt dans les rapports annuels. L’armée devient ainsi une cible institutionnelle « facile » et « rentable » pour des ONG en quête de visibilité.

À l’inverse, documenter les crimes du terrorisme exige un courage physique et une logistique que peu d’organisations sont prêtes à déployer. Aller enquêter dans les zones grises où règnent l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) ou le JNIM, c’est risquer l’enlèvement ou la mort — telle est leur excuse. Pourtant, lorsqu’il y a des attaques, ces mêmes groupes terroristes disposent de porte-parole qui interviennent sur des chaînes françaises : paradoxe saisissant. Il arrive même que des bulletins spéciaux diffusent des images claires et nettes fournies par ces terroristes eux-mêmes.

S’ils sont si dangereux, pourquoi les médias français leur offrent-ils une tribune, alors que, lorsqu’il s’agit de documenter leurs exactions, les ONG préfèrent se réfugier dans les zones étatiques ? Ce choix revient à ne rapporter qu’une fraction de la réalité. On finit par filmer l’incendie à travers une serrure, en oubliant que, derrière la porte, c’est tout un pays qui brûle sous les ordres de chefs terroristes invisibles. À qui profite réellement ce silence ?

 

L’inversion de la responsabilité : un crime contre la vérité

En focalisant l’attention mondiale uniquement sur les manquements des armées nationales, ces organismes participent — consciemment ou non — à une entreprise de démoralisation des troupes. Dans une guerre asymétrique, l’image est un champ de bataille à part entière. En effet, quand chaque victoire militaire est aussitôt noyée sous un communiqué de suspicion, et chaque exaction terroriste recouverte d’un silence assourdissant, on installe un climat de défiance entre le peuple et ses défenseurs.

Plus grave encore, cette asymétrie confère une caution morale implicite aux terroristes. En refusant de nommer leurs actes pour ce qu’ils sont — des crimes contre l’humanité —, on les banalise. Le massacre de civils par un groupe djihadiste devient un simple « incident sécuritaire » dans le jargon humanitaire, tandis que la moindre bavure d’un drone national est immédiatement brandie comme un « crime de guerre potentiel ». Cette distorsion n’est pas seulement une erreur d’appréciation : c’est une insulte directe aux milliers de victimes civiles, qui ne tombent pas sous les balles des soldats, mais sous les couteaux de fanatiques dont la cruauté reste trop souvent passée sous silence.

 

La complicité par l’omission

Il faut avoir l’honnêteté de le dire : l’industrie de la documentation des droits de l’homme a besoin de coupables solvables. Montrer les armées du Sahel comme responsables des pires atrocités est plus « avantageux » sur le plan diplomatique. Critiquer un État souverain permet d’activer des leviers politiques, de couper des aides, de peser sur les chancelleries et d’exister sur l’échiquier international. C’est une guerre d’image autant qu’une guerre de terrain.

À l’inverse, pointer du doigt un chef de guerre terroriste caché dans le Gourma n’apporte aucun dividende diplomatique. Les alliés coloniaux absents, les armes circulant entre de nouveaux partenaires et les massacres volontaires commis par ces groupes ne génèrent ni sanctions, ni pressions, ni couverture médiatique durable. La logique est cynique : il est plus rentable de dénoncer un État que de documenter la barbarie des fanatiques.

C’est ici que le bât blesse. Si la mission de ces organismes est réellement la protection de l’humain, pourquoi le sang versé par un terroriste semble-t-il peser moins lourd que celui versé lors d’une bavure étatique ? En refusant de mettre la même intensité dans la traque des crimes djihadistes, ces organisations deviennent les comptables d’une tragédie tronquée. Elles privent aussi les populations sahéliennes de leur droit à une justice intégrale et offrent, par leur silence, une caution implicite aux bourreaux.

 

Pour une documentation intégrale

La souveraineté des États sahéliens ne doit pas servir de paravent à l’impunité, c’est une évidence. Mais l’indignation sélective des organismes internationaux ne peut plus être tolérée comme boussole morale. Il est temps d’exiger une documentation totale, sans filtre ni calcul diplomatique. Le crime contre l’humanité n’a pas de couleur d’uniforme, il a seulement des victimes.

Tant que les massacres de masse perpétrés par les groupes terroristes ne feront pas l’objet de la même rigueur d’enquête, de la même médiatisation et de la même condamnation internationale que les actions des armées régulières, le travail de ces organismes restera marqué du sceau de la partialité. Le Sahel ne réclame pas de complaisance, il exige de l’honnêteté. Les projecteurs doivent enfin se braquer sur les véritables bourreaux du peuple sahélien : ces fanatiques qui, dans l’ombre, tuent par milliers sans jamais rendre de comptes aux greffiers de la morale internationale.

Le silence sur les crimes terroristes n’est pas une simple omission : c’est une complicité qui ne dit pas son nom. Rompre ce pacte d’ombre est une urgence morale. La vérité, toute la vérité, doit être vulgarisée — ou alors, cessons de parler de droits de l’homme.

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Quels sont les super prix à empocher ?

 

La première phase de la campagne Game On a eu lieu le 6 mai, permettant à des participants chanceux de rafler des prix en cash et des points bonus 1xBet. Mais la promotion continue, avec des récompenses encore plus importantes à la clé !

 

Le deuxième tirage au sort se tiendra le 3 juin. Il concernera les détenteurs de tickets promotionnels obtenus entre le 1ᵉʳ et le 31 mai. Les prix à empocher sont :

 

  • Un smartphone iPhone 16 (1 gagnant) ;
  • 285 000 XOF (2 gagnants) ;
  • 114 000 XOF (3 gagnants) ;
  • 57 000 XOF (4 gagnants).

 

Comme pour le premier tirage au sort, 15 gagnants seront tirés au sort et recevront chacun 100 points bonus de la part de 1xBet.

 

Comment participer à l’offre Game On ?

 

Pour rejoindre cette course effrénée aux prix alléchants, il vous suffit de :

 

  1. Vous inscrire ou vous connecter sur le site ou dans l’application mobile 1xBet.
  2. Cliquer sur le bouton « Participer » sur la page de la promo.
  3. Miser à partir de 570 XOF sur n’importe quel événement sportif.

 

Vous êtes maintenant dans le jeu et toucherez un cashback garanti chaque semaine. De plus, chaque pari vous rapportera des tickets promotionnels vous donnant droit à une participation au tirage au sort du super prix.

 

Conditions d’attribution du cashback hebdomadaire

 

L’un des principaux atouts de la promo Game On était la garantie de prix. Peu importe l’exactitude de votre pronostic, vous aurez droit à un cashback allant jusqu’à 57 000 XOF sous forme de freebet. Le montant du bonus dépend du total de vos mises hebdomadaires :

 

  • à partir de 5700 XOF : 5 % du total des mises ;
  • à partir de 28 500 XOF : 10 % du total des mises ;
  • à partir de 57 000 XOF : 20 % du total des mises.

 

La valeur minimale d’un freebet est de 285 XOF.

 

Jouez avec passion et boostez votre bankroll pour récupérer le cashback maximal. C’est facile : en avril-mai, la saison de football est en plein essor, tandis que de nombreux tournois prestigieux ont lieu dans d’autres disciplines. Alors, pas de temps à perdre ! Analysez les cotes, repérez les marchés les plus intéressants et entrez dans le grand jeu.

 

Plus vous obtenez de tickets promotionnels, plus vous avez de chances d’emporter un super prix !

 

Dominez la concurrence dans la course au smartphone branché d’Apple et à de généreux gains en argent. Montrez votre passion pour le jeu et obtenez un maximum de tickets promotionnels pour augmenter vos chances de réussir.

 

Plus votre mise est élevée, plus vous recevrez de tickets promotionnels. Par exemple, pour une mise de 570 XOF, vous aurez 1 chance de gagner au tirage au sort, et pour une mise de 1140 XOF, 3 chances de gagner un super prix. Une mise de 171 000 XOF ou plus vous permettra de gagner jusqu’à 1 200 tickets promotionnels en une seule fois.

 

Révélez votre talent et devenez le héros de l’excitante promotion Game On de 1xBet !

Niamey : Journée nationale de la femme nigérienne placée sous le signe de l’engagement patriotique et du développement durable

À Niamey, la célébration de la Journée nationale de la femme nigérienne a pris cette année une résonance particulière. Entre hommages, distinctions et appels à l’engagement patriotique, les autorités nigériennes ont placé les femmes au cœur des enjeux de sécurité, de cohésion sociale et de développement durable.

Dans une ambiance mêlant solennité républicaine et ferveur populaire, le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a officiellement lancé ce mercredi 13 mai 2026 les activités de cette journée historique. Organisée autour du thème « Mobilisation des femmes nigériennes pour la défense nationale et le développement durable », la cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives, des représentants du système des Nations unies ainsi qu’une importante mobilisation féminine venue de divers horizons du pays.

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Une célébration placée sous le signe de l’engagement national

Sous les lustres de la salle officielle où se tenait la cérémonie, les tenues colorées des participantes tranchaient avec la gravité du contexte évoqué dans les discours. À travers cette édition 2026, les autorités nigériennes ont voulu rappeler que les femmes occupent une place stratégique dans la stabilité et l’avenir du pays.

Prenant la parole devant un parterre d’invités, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a souligné la portée historique de cette journée célébrée depuis 1991 pour « magnifier la femme nigérienne ».

« Dans tous les secteurs de notre économie, vous trouvez la femme », a rappelé le chef du gouvernement, évoquant leur présence essentielle dans l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, le commerce, l’industrie ainsi que dans les efforts de préservation de l’environnement. Mais cette année, le message des autorités allait bien au-delà de l’hommage symbolique.

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Sécurité nationale : les femmes au cœur de la mobilisation

Dans un contexte régional marqué par des menaces sécuritaires persistantes et des défis climatiques croissants, le thème retenu pour cette édition revêt une dimension hautement stratégique. Pour le Premier ministre, cette mobilisation répond directement aux orientations données par les plus hautes autorités du pays dans le cadre de l’effort national de défense.

« Il s’agit d’amener les Nigériennes et les Nigériens à redoubler de vigilance pour une meilleure sécurisation de notre territoire », a-t-il déclaré, appelant les populations à devenir « des remparts de protection et de préservation de la paix ».

Le chef du gouvernement a également encouragé les femmes nigériennes à renforcer les passerelles avec leurs homologues des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), afin de bâtir un mouvement féminin régional capable de promouvoir la paix, l’intégration et le développement économique dans l’espace sahélien.

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Hommage aux femmes rurales et aux femmes en uniforme

Au cours de son intervention, Ali Mahaman Lamine Zeine a tenu à saluer particulièrement les femmes vivant en milieu rural, qu’il a décrites comme des symboles de résilience face aux difficultés économiques et climatiques.

Le Premier ministre a également adressé un hommage apprécié aux femmes servant sous le drapeau national, notamment au sein des Forces armées nigériennes, de la Garde nationale, de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale. Un hommage accueilli par de longs applaudissements dans la salle, où plusieurs femmes en uniforme avaient pris place parmi les invitées officielles.

 

« Les femmes sont les piliers de notre société. »

De son côté, la ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, la professeure Sidikou Ramatou Seyni Djermakoye, a insisté sur la portée politique et sociale du thème choisi cette année. Selon elle, cette thématique constitue « une reconnaissance claire et sans ambiguïté du rôle fondamental que jouent les femmes nigériennes dans la construction, la protection et le rayonnement du pays ».

Face aux participantes, elle a décrit les femmes nigériennes comme « les gardiennes des valeurs, les architectes des familles et les piliers de l’économie ». Pour traduire cette formule en actes, la ministre a rappelé l’engagement ferme du gouvernement à travers des programmes nationaux axés sur l’autonomisation financière des femmes, notamment par un meilleur accès à la terre, aux crédits et aux marchés.

Elle a également rendu un vibrant hommage à toutes celles qui, « dans l’ombre ou dans la lumière », ont contribué à faire avancer la cause des femmes au Niger malgré les préjugés et les obstacles.

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Une cérémonie entre reconnaissance et engagement

Au-delà des discours officiels, cette célébration a aussi été marquée par des moments d’émotion et de reconnaissance. Plusieurs femmes leaders ont reçu des distinctions honorifiques sous les applaudissements de l’assistance, avant qu’une photo de famille ne vienne clôturer la cérémonie.

À travers cette journée, les autorités ont voulu envoyer un message fort : dans un Niger confronté à de multiples défis, les femmes apparaissent plus que jamais comme des actrices incontournables de la résilience nationale, de la paix et du développement durable.